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Les Penguins redoutent l'attaque massive des Sharks

L'entraîneur-adjoint des Penguins Jacques Martin voit les unités spéciales jouer un grand rôle en Finale

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

CRANBERRY, Pennsylvanie - On estime chez les Penguins de Pittsburgh que le défi que représente l'attaque des Sharks de San Jose pour la défense n'est pas différent qu'il l'a été contre le Lightning de Tampa Bay en finale de l'Association de l'Est.

L'entraîneur des défenseurs des Penguins, Jacques Martin, estime que l'aspect le plus important pour son groupe, ainsi que pour les attaquants, sera de maîtriser la redoutable attaque massive des Sharks, qui affiche un taux d'efficacité de 27 pour cent - comparativement à 23,4 pour les Penguins.

« Les unités spéciales seront la clé de la série, a avancé Martin. Les Sharks ont un gros jeu de puissance. Nous devrons être très alertes en infériorité numérique, en espérant être nous-mêmes productifs en supériorité numérique. »

Les Penguins vont passer beaucoup de temps avant le début de la finale à peaufiner leurs stratégies en infériorité.

Évidemment, comme l'a relevé le gardien recrue Matt Murray, la meilleure stratégie consiste à éviter les pénalités en autant que faire se peut.

Pour le reste, Martin ne s'attend pas de devoir apporter des ajustements majeurs en défense par rapport au style que déploie l'équipe.

« On met l'accent sur les défenseurs quand on parle de jeu en défense. Mais pour qu'une équipe soit vraiment efficace en défense, elle doit bien travailler en unité de cinq, a avancé Martin. C'est un de nos principaux atouts. Les attaquants apportent un bon soutien aux défenseurs. Nous avons un défenseur élite en Kristopher Letang, mais la base de notre jeu en défense repose sur le support des attaquants en repli. »

L'adjoint à l'entraîneur Mike Sullivan a ajouté que la capacité que les Penguins ont de passer beaucoup de temps en zone adverse facilite la tâche des défenseurs.

Les Penguins ont eu l'avantage territorial face au Lightning, ainsi qu'au chapitre des tirs aux buts.

Martin et Letang estiment que la rapidité de l'équipe lui permettra de conserver cet avantage contre les Sharks.

« Je ne sais pas, mais je pense que nous pourrons passer autant de temps en zone adverse, a soutenu Martin. Le Lightning et les Sharks sont des équipes semblables. Nous avons très bien joué contre le Lightning. Nos quatre trios peuvent exercer un échec-avant soutenu. Ça va aller si nous sommes capables de bien gérer la rondelle. »

Pour ce qui est des duos de défenseurs, Martin a dit avoir confiance à ceux de Letang-Brian Dumoulin et de Ben-Lovejoy-Olli Maatta afin de maîtriser les éléments vedettes des Sharks, tout en notant que le troisième duo formé d'Ian Cole et de Justin Schultz s'acquitte bien de sa tâche.

Maatta et Schultz ont contribué à combler la perte de Trevor Dailey depuis le cinquième match de la finale de l'Est. Daley a vu ses séries prendre fin en raison d'une fracture de la cheville gauche subie dans la quatrième rencontre.

Letang face à Marleau?

Comme Martin, Letang ne voit pas de grandes différences entre le Lightning et les Sharks, même si le redoutable duo à l'attaque composé de Joe Pavelski et de Joe Thornton offre un défi différent de celui du Lightning formé de Nikita Kucherov et de Tyler Johnson.

« Kucherov et Johnson c'était de la vitesse brute tandis que Pavelski et Thornton sont plus imposants physiquement et ils foncent vers le filet, a-t-il comparé. Pavelski est habile avec son bâton et il possède un bon tir. Il ne craint pas d'aller dans les espaces restreints. Thornton ralentit le jeu et il est un excellent passeur. »

Letang ne serait pas surpris qu'on l'oppose au trio de Patrick Marleau, qu'il considère comme le patineur le plus rapide des Sharks.

« Nous n'avons pas encore discuté de ça. Je suis prêt à toute éventualité. »

Aux observateurs qui favorisent les Sharks pour l'emporter, le défenseur âgé de 29 ans répliquent que ce ne sont pas ce que les preneurs aux livres de Las Vegas croient.

Il a soulevé que les Sharks n'ont pas affronté d'équipes rapides comme les Penguins ce printemps.

« Les Kings de Los Angeles sont une grosse équipe, les Predators de Nashville et les Blues de St.Louis sont également des équipes misant sur un style plus robuste que rapide.

« Quant à nous, nous avons affronté trois équipes rapides - les Rangers de New York, les Capitals de Washington et le Lightning », a-t-il résumé.

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