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Les Canadiens de 1976-77 élus 3e meilleure équipe de l'histoire de la LNH

Ils ont défendu leur titre de la Coupe Stanley et ont établi un record de la ligue avec 132 points

par Dave Stubbs @Dave_Stubbs / Chroniqueur LNH.com

Note de la rédaction : La liste des meilleures équipes de la LNH est réduite à 10 à la suite de trois rondes de scrutin auprès des partisans. Au cours de la Finale de la Coupe Stanley, les 10 meilleures équipes championnes de la Coupe Stanley de tous les temps seront dévoilées. Au troisième rang, on retrouve les Canadiens de Montréal de 1976-77.

Yvan Cournoyer raconte, le sourire en coin, que lorsque les Canadiens de Montréal de 1976-77, dont il était le capitaine, connaissaient une léthargie de, disons, deux défaites consécutives, il convoquait une réunion d'équipe pour régler le problème. 

En fait, Cournoyer n'a jamais eu à convoquer une telle réunion puisqu'en 80 matchs de saison régulière, les Canadiens n'en ont jamais perdu deux de suite. 

Soixante victoires, huit défaites, douze matchs nuls.

Puis, ils ont conservé un dossier de 12-2 lors des séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Les deux défaites, subies aux mains des Islanders de New York, dont une en prolongation, ont été les seules anicroches dans le parcours des Canadiens vers un autre championnat. 

En prenant connaissance de ces statistiques, vous devriez secouer la tête parce que plusieurs membres de cette équipe le font encore quatre décennies plus tard. Cette saison extraordinaire continue d'en étonner plus d'un. 

Voici quelques chiffres :

Neuf futurs membres du Temple de la renommée faisaient partie de cette formation montréalaise, 11 si l'on inclut le directeur général Sam Pollock et l'entraîneur Scotty Bowman. 

Le pourcentage de points des Canadiens après 80 parties s'est établi à ,825. 

Les Canadiens n'ont subi qu'un revers en 40 matchs à domicile cette année-là (33-1-6), une défaite de 4-3 contre les Bruins de Boston au Forum de Montréal le 30 octobre. « C'était la veille de l'Halloween », a lancé Bowman en riant. 

Ils ont dominé la LNH avec 387 buts marqués et seulement 171 buts accordés, pour un incroyable différentiel de plus 216. 

Les 132 points des Canadiens demeurent un record de la LNH 40 ans plus tard. 

Après une défaite de 7-3 à Boston contre les Bruins le 17 janvier, Montréal n'a perdu qu'un seul match lors du reste de la saison régulière, soit un revers de 4-1 contre les Sabres à Buffalo le 6 mars. C'est une seule défaite en 34 parties.

Video: Le CH de 1976-77 bat les Bruins et défend son titre 

Les Canadiens ont entrepris les séries éliminatoires en balayant les Blues de St. Louis en quatre matchs et en les surclassant 19-4. Montréal a poursuivi en éliminant les Islanders de New York en six parties, sans jamais tirer de l'arrière, puis ils ont balayé les Bruins de Boston en quatre matchs en Finale de la Coupe Stanley, les dominant 16-6. 

« Tous les records sont faits pour être battus, mais perdre huit parties en une saison avec neuf futurs membres du Temple de la renommée?, a lancé Bowman. Quand on parle de la meilleure équipe de l'histoire de la LNH, c'est une des sérieuses candidates. » 

Cournoyer a disputé sa première campagne complète dans la LNH en 1964-65 sous les ordres de l'entraîneur Toe Blake. L'équipe était alors si puissante que même avec tout son talent offensif, il était presque uniquement utilisé en avantage numérique à ses premières saisons. C'est sous la gouverne de Bowman, qui est arrivé derrière le banc des Canadiens en 1971-72, que Cournoyer a remporté cinq de ses dix titres de la Coupe Stanley. 

« Comme Toe le disait toujours : "Si on gagne le trophée Vézina, on a une chance de finir premiers et de gagner la Coupe Stanley" », a récemment mentionné Cournoyer. 

Effectivement, les gardiens des Canadiens Ken Dryden et Michel Larocque ont remporté le trophée Vézina, alors remis à l'équipe qui accordait le moins de buts. 

Dryden ne faisait que se mettre en appétit : il a disputé les 14 matchs des séries éliminatoires et il a conservé une moyenne de buts alloués de 1,55. 

Le championnat de 1977 des Canadiens était le deuxième de quatre consécutifs. L'année précédente, Montréal avait interrompu la séquence de deux conquêtes d'affilée des Flyers de Philadelphie en balayant les « Broad Street Bullies » et en mettant fin au règne d'une équipe qui s'imposait autant par les poings que par son talent. 

« Je vous garantis que notre victoire contre les Flyers, qui était un prélude à notre saison 1976-77, a été très populaire », a indiqué l'attaquant des Canadiens Steve Shutt. « Si les Flyers avaient encore gagné, la LNH serait retombée dans du hockey digne du film Lancer frappé [Slap Shot]. Je pense que les autorités de la ligue étaient très heureuses qu'on ait gagné. » 

Shutt se souvient que le défenseur Guy Lapointe surnommait Bowman « L'ordinateur » en raison de son esprit analytique qui pouvait mémoriser plus de statistiques qu'un disque dur. 

Quarante ans plus tard, seulement en plongeant dans ses souvenirs et après une carrière de 2494 parties en saison régulière et en séries éliminatoires, Bowman a affirmé qu'en « 1976-77, nos défenseurs ont marqué 63 buts. » En vérifiant les statistiques, on réalise qu'il a tapé dans le mille : Lapointe a compté 25 buts, Robinson, 19 et Serge Savard 9, tandis que Pierre Bouchard, Bill Nyrop et Rick Chartraw ont complété avec un total de 10 buts. 

« Notre différentiel offensif et défensif était de plus 216. Imaginez. On a gagné beaucoup de parties (22) par plus de quatre buts », a ajouté Bowman, encore une fois avec justesse. « Et on avait Dryden devant le filet. On n'avait aucune lacune. » 

En effet, les Canadiens de 1976-77 avaient tout pour eux, même la Coupe Stanley.

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