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Le réveil à l'attaque de Plekanec arrive à point

Le Tchèque a amassé six points en l'absence d'Alex Galchenyuk

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

MONTRÉAL - Pour Tomas Plekanec, la perte des joueurs de centre Alex Galchenyuk et David Desharnais n'a rien changé. 

« Je devais être plus productif à l'attaque de toute façon, même s'ils étaient encore avec nous », a relevé le vétéran joueur de centre, samedi, à l'issue de la dégelée de 10-1 que les Canadiens ont infligée à l'Avalanche du Colorado.

Coïncidence ou pas, le déblocage attendu de Plekanec à titre de centre no 1 de l'équipe paraît être en voie de se produire.

Il a connu un match d'un but et d'une passe au cours du premier match de l'équipe privée des services de Galchenyuk, blessé à un genou - une défaite de 3-2 subie en prolongation contre les Blues de St. Louis.

Après avoir été blanchi dans le gain de 5-2 face aux Devils du New Jersey, jeudi, au premier match d'absence de Desharnais, également touché à un genou, Plekanec a amassé un sommet personnel de quatre passes, samedi.

Il a donc obtenu six points (1-5) dans ses trois plus récentes rencontres, après en avoir amassé seulement sept dans ses 24 premières sorties.

« J'ai pris les moyens tant sur la glace qu'à l'extérieur pour que les choses se replacent sur le plan personnel, a-t-il fait remarquer. Ç'a été plus long que j'aurais pensé. J'ai continué de faire ce qu'il fallait et la chance a fini par tourner. »

Plekanec a évidemment souligné que d'évoluer en compagnie des deux meilleurs ailiers de l'équipe, Max Pacioretty et Alexander Radulov, peut faire le plus grand bien au moral de n'importe quel joueur de centre.

« J'essaie de jouer toujours de la même manière, mais c'est agréable de jouer avec ces deux-là dans un rôle plus offensif. Je vais accepter volontiers des matchs productifs comme celui-là. »

Ça ne peut que faire augmenter son niveau de confiance ainsi que celui de l'équipe, qui a martelé ses rivaux de 17 buts depuis la perte de son centre no 1 Galchenyuk.

« Des gars ont élevé leur niveau de jeu. Ils profitent du fait qu'on les utilise dans des rôles plus offensifs et qu'ils obtiennent plus de temps de jeu, a continué Plekanec. C'est un bon début, mais il ne faut pas trop s'emballer après deux matchs. »

L'entraîneur Michel Therrien a insisté sur le grand sens de professionnalisme de ses troupiers après chacune des deux victoires. Les quatre trios à l'attaque roulent à un train d'enfer, comme c'était le cas au début de la saison. Les six défenseurs font de bonnes relances dans leur zone et ils facilitent grandement la tâche du gardien Carey Price.

« Plusieurs personnes pensaient que notre attaque tomberait à plat. Ce soir, c'est une anomalie, mais les gars se sont levés et nous marquons des buts », a affirmé Brian Flynn, qui a touché la cible pour la première fois en 41 matchs, soit depuis le 12 décembre 2015, samedi, et deux fois plutôt qu'une.

« Torrey Mitchell a réussi deux buts jeudi en campant un rôle plus offensif. Ça montre la force de caractère qu'il y a au sein de l'équipe et je pense que ça va se poursuivre. »

Plekanec trouve que les comparaisons qu'on peut faire entre Radulov et un autre Russe qui a fait sa marque chez les Canadiens, Alex Kovalev, tiennent la route.

« Il (Radulov) est très fort en possession de la rondelle. Il est formidable », a répondu le hockeyeur natif de Kladno, en République tchèque.

« Le meilleur au monde »

Pacioretty a qualifié Radulov de « meilleur joueur au monde » au chapitre de la protection de rondelle. Rien de moins.

« Je n'ai jamais vu un joueur maîtriser l'art de conserver la rondelle et de la protéger comme il le fait, a élaboré le capitaine. Il y a également P.K. Subban qui est dans une classe à part à ce chapitre. Ils sont les deux meilleurs. Je me demande comment ils font. Je n'ai jamais vu un attaquant habile comme lui (Radulov). Ça complique grandement la tâche des défenseurs qui doivent freiner leur course parce qu'ils n'arrivent pas à l'arrêter. Ça nous permet d'utiliser davantage notre vitesse. Ça fait de nous des adversaires encore plus difficiles à contrer. »

Auteur de sept buts dans ses quatre dernières rencontres, Pacioretty a minimisé l'importance de la fêlure à un pied qui l'a incommodé au cours du mois de novembre.

« Je ne veux pas m'attarder sur le sujet parce que tous mes coéquipiers jouent en dépit de légères blessures. Quelques-uns jouent avec des blessures pires que celle qui m'a affecté », a-t-il avancé.

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