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Le rêve des frères Latendresse de jouer ensemble est toujours bien en vie

LNH.com @NHL

MONTREAL - Le rêve des frères Latendresse d'évoluer un jour ensemble dans un match régulier de la LNH est toujours bien en vie.

Car Guillaume n'est pas le seul Latendresse à bien faire par les temps qui courent. Son frère Olivier, qui a été rappelé dans la Ligue américaine, au début du mois de décembre, va bien lui aussi. Guillaume semble avoir débloqué ces derniers temps, soit depuis qu'il évolue avec Maxim Lapierre et Tom Kostopoulos.

"Ils ont de la vitesse et j'essaie de les suivre, a dit Guillaume de ses compagnons de trio, jeudi. Les choses vont bien jusqu'ici."

Des récents succès de Guillaume, Olivier dit que son frère cadet le mérite bien.

"Il travaille très fort, affirme Olivier. Il joue présentement avec deux joueurs très intenses et ça déteint sur lui. C'est peut-être ce qu'il lui fallait pour le remettre dans la bonne voie."

Olivier, lui, semble s'être fait une niche à Hamilton, avec les Bulldogs, après avoir amorcé la saison à Cincinnati dans la Ligue de la côte Est.

"Les gens ont tendance à le mésestimer, dit Guillaume de son frère. Mais comme je l'avais dit à Julien Brisebois (dg des Bulldogs) quand le Canadien a voulu aller le chercher, l'an passé, je le vois capable d'accéder à la Ligue nationale d'ici trois à cinq ans."

Première étape à Ottawa

Après avoir participé à un match préparatoire lors du camp d'entraînement du Canadien, contre les Sénateurs à Ottawa - Guillaume et Olivier avait alors foulé la patinoire en même temps - Olivier a été relégué au camp des Bulldogs. Il n'y a pas fait long feu, toutefois, étant retourné aux Cyclones de Cincinnati, là où il a remporté le championnat du circuit, en compagnie de David Desharnais et Cédrick Desjardins, la saison dernière.

"Je pense que leurs plans étaient déjà pas mal faits, a dit Olivier Latendresse en parlant des joueurs que les dirigeants des Bulldogs ont choisi de retenir à Hamilton. Il y avait beaucoup de jeunes joueurs qu'ils voulaient garder, qui étaient plus jeunes que moi et qui avaient été repêchés à un rang plus élevé."

Donc, mieux cotés dans la hiérarchie des espoirs du club. Mais Latendresse ne s'est pas laissé abattre. Il a si bien fait à Cincinnati qu'il était le premier marqueur de la ligue avec 18 buts et 15 aides en 23 matchs, début décembre, quand les Bulldogs ont perdu les services de Matt D'Agostini, rappelé à Montréal. Il a été rappelé à Hamilton.

"Il a dominé, je pense qu'il n'avait plus d'affaire dans la East Coast", dit Guillaume de son frère.

Olivier Latendresse a pris part à tous les matchs des Bulldogs depuis son rappel. Il a d'abord été utilisé au sein du quatrième trio, puis le rappel de Max Pacioretty à Montréal lui a valu une promotion au sein du premier trio et des unités spéciales. Il a alors connu une séquence de quatre matchs avec une mention d'aide, totalisant cinq aides à ses sept premières rencontres. Quand Pacioretty est revenu pour un match, il s'est retrouvé au sein du deuxième trio, avec Yanick Lehoux et Brock Trotter.

"Je n'ai pas eu besoin de période d'adaptation parce que j'avais quand même joué, sur une période de deux ans, 24 matchs avec le Rampage à San Antonio dans la Ligue américaine. Alors, je connaissais déjà le calibre, a noté Olivier. Je n'étais donc pas nerveux quand j'ai fait mes débuts à Hamilton, et ça m'a sans doute aidé."

Quant à la suite des choses, Olivier ne dit pas avoir d'attentes.

"Je n'ai aucune idée, a affirmé le hockeyeur de 22 ans. Je fais ce que j'ai à faire, et je me concentre là-dessus, à continuer de travailler fort, c'est tout."

Signe que l'organisation du CH tient quand même à lui à titre de joueur de la Ligue américaine, on a demandé à Latendresse de laisser tomber le match des étoiles de la Ligue de la côte Est du 21 janvier, lui qui été choisi pour y participer par les entraîneurs et directeurs généraux de cette ligue.

"J'ai parlé avec la direction et je ne pense pas y aller", a indiqué Latendresse.

C'est donc dire que deux mois après avoir été écarté rapidement, voilà qu'on préfère le voir avec les Bulldogs. Les deux frères se sont donc rapprochés un peu plus de leur rêve.

"On se parle souvent et il est très content pour moi, dit Olivier de son frère Guillaume. Il me pose toujours toutes sortes de question sur comment ça se passe pour moi, sur quel trio je joue..."

"On n'en est pas encore rendu là, dit Guillaume du moment rêvé encore à venir. Mais je rappelle souvent à Olivier ce qu'il doit améliorer pour réussir à ce niveau. Comme exceller en désavantage numérique, profiter de ses chances en avantage numérique lorsqu'on en lui donne l'occasion et, à cinq contre cinq, s'assurer d'avoir un différentiel positif."

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