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La poignée de mains entre Carbo et Brière n'était pas qu'un geste symbolique

LNH.com @NHL

PITTSBURGH - La franche poignée de mains qu'ont échangée Guy Carbonneau et Daniel Brière sur la glace du Centre Bell, samedi dernier, n'était pas qu'un geste purement symbolique.

Au vu et au su de tout le monde, l'entraîneur du Canadien et le joueur vedette des Flyers de Philadelphie ont passé le message, inconsciemment, que le moment était arrivé de boucler la boucle d'une controverse qui avait trop perduré.

"Est-ce la fin du chapitre? Je ne sais pas. En ce qui me concerne, j'avais tourné la page depuis longtemps, soit depuis le premier match des Flyers en saison régulière à Montréal", a déclaré Brière, vendredi, à quelques heures du premier acte de la finale de l'Association Est contre les Penguins de Pittsburgh.

Au cours d'une entrevue à La Presse Canadienne, Brière a dit avoir "adoré l'expérience" de s'être mesuré au Canadien en séries éliminatoires, d'autant qu'il s'est retrouvé du côté des gagnants.

"C'est sûr que c'est facile à dire après, mais je tiendrais le même discours même si on avait perdu", a-t-il affirmé.

"Jouer contre le Canadien en séries, je tenais à vivre ça au moins une fois dans ma carrière. L'an dernier, je souhaitais que le Canadien accède aux séries même s'il aurait été pour nous (les Sabres de Buffalo) nos plus coriaces adversaires, au premier tour."

Compte tenu du statut de mal-aimé des partisans montréalais qu'il campe depuis qu'il a tourné le dos au CH l'été dernier, Brière n'aurait pas préféré patienter au moins une saison avant d'exaucer son voeu.

"Non, au contraire, je me disais que ça ne pouvait pas mieux tomber en raison de l'engouement que ça suscitait au Québec, a-t-il souligné. J'étais la cible, je devais composer avec ça, mais la situation a peut-être incité des gens à s'intéresser au hockey." Disant ne pas avoir été victime de gestes répréhensibles ou de remarques désobligeantes des amateurs dans ses déplacements en ville, le Gatinois a admis qu'il n'a pas connu ses meilleurs moments sur la patinoire.

"Notre trio a été moins flamboyant qu'il l'avait été au cours de la série contre les Capitals de Washington. Je m'attendais à ce qu'on ne puisse conserver le rythme, a-t-il commenté. Ce qui m'a rendu le plus fier, toutefois, c'est qu'on a réussi à aller chercher de gros buts pour l'équipe."

Brière en a obtenu deux, victorieux de surcroît, et Scott Hartnell un fort important dans le cinquième match, qui a propulsé les Flyers en avant 4-3 vers la fin de la deuxième période.

De la classe

Brière a salué l'initiative qu'a prise Carbonneau d'aller sur la glace serrer la main des joueurs des Flyers, à la suite de l'élimination du Tricolore.

"Guy a démontré beaucoup de classe. Personnellement, je lui ai exprimé tout le respect que j'ai à son endroit. Je lui ai dit que j'ai apprécié ce qu'il a accompli au cours de sa carrière de joueur et tout ce qu'il fait maintenant comme entraîneur.

"A son tour, il m'a félicité et m'a souhaité bonne chance pour la suite des choses", a-t-il confié.

Le bref échange entre les deux hommes est-il une forme de réconciliation? Carbo, comme il l'a dit après coup, et Brière n'ont pas le sentiment qu'il existe de l'animosité entre les parties.

Brière, qui a dit croire que la plupart des partisans du Canadien respectent le choix qu'il a fait, a tenu à faire une dernière mise au point ayant trait au dossier qui a fait couler beaucoup de salive et d'encre.

"Il y a eu quelques débordements dans les médias, a-t-il évoqué, succinctement. Une des choses qu'on a véhiculées et qui m'a fait le plus mal, c'est que je n'ai pas voulu jouer à Montréal parce que je ne croyais pas que le Canadien pouvait être compétitif. C'est complètement faux. Croyez-vous que j'aurais sérieusement considéré l'offre du Canadien si j'avais réellement pensé ça?"

Quant aux intentions qu'on lui a prêtées d'avoir exigé de connaître l'identité de ses compagnons de trio, Brière a jugé impertinent de revenir là-dessus.

"Ça ne vaut même pas la peine d'en parler", a-t-il conclu.

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