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Guy Boucher met davantage l'accent sur l'aspect psychologique

L'entraîneur s'assure que ses troupiers restent concentrés sur ce qu'ils doivent faire sur la glace

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

NEW YORK - Guy Boucher assure qu'il n'est pas superstitieux pour cinq sous. Cela n'a pas empêché les Sénateurs d'Ottawa de chambarder leur routine à New York dans l'espoir de faire meilleure figure au Madison Square Garden en vue du match no 6 de la série de deuxième tour de l'Association de l'Est contre les Rangers, mardi (19 h 30 (HE); TVA Sports, CBC, NBCSN).

Les Sénateurs mènent l'affaire au meilleur de sept matchs 3-2 grâce à trois victoires acquises dans le confort douillet de leur domicile, le Centre Canadian Tire. Ils ont fort mal paru dans les deux défaites encaissées au MSG, la semaine dernière.

À un gain d'en finir avec les Rangers, ils font le pari que modifier l'environnement et l'horaire puisse les aider à être plus affairés sur la tâche.

Lundi matin, les Sénateurs ont tenu une séance d'entraînement facultative au MSG. Par la suite, on a pu observer que les joueurs avaient tous changé de casier dans le vestiaire des visiteurs. Mardi, l'équipe ne tiendra pas de séance d'entraînement matinale sur la glace. Tout ça est différent de ce qu'ils ont fait lors de leur premier passage.

« Je n'ai rien à voir avec les changements dans le vestiaire, ça doit être les joueurs », a affirmé l'entraîneur Boucher quand on lui a posé la question, lundi.

« Je ne suis pas superstitieux. En fait, je me fais un devoir de ne pas l'être, a-t-il continué. J'ai en horreur d'être l'esclave de superstitions. Si nous faisons les choses différemment, ce n'est pas parce que je l'ai exigé. »

Les initiatives prises doivent donc venir des joueurs qui, pour la plupart, sont superstitieux.  

Cela dit, Boucher a admis qu'il a un travail plus important à faire sur le plan psychologique.

« En séries éliminatoires, ça (le volet psychologique) prend une plus grande ampleur, a-t-il reconnu. Ça n'a rien à voir avec ce qui se passe sur la patinoire. Il y a toujours deux lignes bleues, une ligne rouge, deux filets et des bandes autour de la patinoire. Il y a juste ça qui compte. Tout le reste, c'est du fla-fla. Les partisans sont plus enthousiastes, les médias sont plus présents. C'est bon pour la LNH et c'est emballant. Mais nous ne devons pas embarquer dans cette spirale de la démesure. Quand on le fait, on s'éloigne de la tâche à accomplir et du sang-froid requis afin de bien faire. 

« La seule chose qui compte, c'est ce qui se passe sur la glace. Je n'ai pas encore vu un partisan marquer un but. Et je suis pas mal certain que ça n'arrivera pas mardi. On jouera encore à six contre six. »

L'attaquant Derick Brassard a relevé que ses coéquipiers et lui ont été « ébranlés » à l'occasion de leur premier passage à New York.

« Il faut juste que nous ayons du "fun". Nous sommes ici pour jouer un match de hockey et nous allons tenter de faire du mieux que nous pouvons.

« Nous pouvons utiliser l'expérience des matchs no 3 et 4, a continué Brassard. Nous savons à quoi nous attendre des Rangers. Nous nous sommes parlé ce matin et le message était clair : nous devons nous préoccuper que de nous et de notre façon de jouer. Nous avons bien apprécié notre dernier match à domicile. C'est ce que nous devons nous rappeler. Ça va nous donner de la confiance pour mardi. »

Brassard sait mieux que quiconque que les Rangers sont capables de remporter une série alors qu'ils tirent de l'arrière 3-2. Il les a aidés à surmonter ce recul à trois reprises en quatre occasions en l'espace de quatre ans, avant d'être échangé aux Sénateurs l'an dernier.

« C'est faisable pour toutes les équipes, a-t-il réagi. Les Rangers ont de nouveaux joueurs. On ne vit pas dans le passé, on va de l'avant. Nous savons que les Rangers connaissaient des difficultés à domicile en séries avant leurs deux victoires contre nous. Nous savons qu'ils sont battables chez eux. C'est à souhaiter qu'ils connaissent une moins bonne soirée, mardi. »

L'attaquant québécois Alexandre Burrows a dit s'attendre à ce que les Rangers soient animés d'un plus fort sentiment d'urgence que lors de leur première rencontre de la série à domicile, en retard 2-0 dans les matchs.

« Je peux vous assurer que nous sortirons pas mal plus fort également », a-t-il fait la promesse.

« Je ne sais pas trop comment expliquer notre écart de performance dans cette série, a-t-il ajouté. À la maison, je ne sais pas si c'est l'appui des partisans qui nous procurent un deuxième souffle. Il y a toujours beaucoup d'énergie. 
 
« Nous comprenons que peu importe l'endroit où nous jouons, que ce soit au Madison Square Garden ou à la maison, il faut conserver la même approche. C'est de cette façon que nous nous préparons », a résumé Burrows. 

Les Sénateurs sont à un gain d'accéder à la finale de l'Association de l'Est pour la troisième fois de leur existence depuis leur renaissance en 1992.

Boucher n'a pas voulu dire s'il apportera des changements à la formation, ou si Chris Neil sera de nouveau de la partie. Il a toutefois confirmé que le défenseur Mark Borowiecki, blessé, sera de nouveau indisponible.

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