Skip to main content

Gabriel Gagné cogne à la porte des Sénateurs

L'attaquant québécois s'approche d'un premier rappel dans la LNH, mais sait qu'il doit encore travailler sur certaines facettes de son jeu

par Anthony Marcotte @anthonymarcotte / Chroniqueur LNH.com

LAVAL - Le Québécois Gabriel Gagné dispute sa deuxième saison complète avec le club-école des Sénateurs d'Ottawa. Après avoir partagé son temps entre la ECHL et la AHL la saison dernière, le natif de Sainte-Adèle s'est établi à Belleville dans le rôle de franc marqueur, au premier rang de son équipe avec 16 réussites cette saison. Tranquillement, le grand ailier droit de 6 pieds 5 pouces cogne à la porte d'un premier rappel dans la LNH.

« Je suis content de ma saison jusqu'à maintenant. L'an dernier en fut une d'ajustement. Je ne jouais pas beaucoup et ce ne fut pas facile de m'adapter au calibre de jeu de la Ligue américaine. C'est une ligue qui n'est pas facile, on a tendance à l'oublier. Les marqueurs de 100 points, ça n'existe pas. J'ai encore beaucoup de choses à apprendre, mais si on fait appel à moi, je serai prêt à 100 pour cent pour montrer aux Sénateurs ce que je peux faire », a exprimé Gagné lors d'un récent passage de Belleville à la Place Bell.

Pour l'habile marqueur, tout est une question de constance. De réussir à se faire remarquer même dans les périodes les plus difficiles. Avant la visite des Sénateurs à Laval le 19 janvier, Gagné traversait une période aride de 12 matchs sans marquer. 

Pourtant, du 14 octobre au 17 novembre, il avait réussi à faire scintiller la lumière rouge à huit reprises en 14 rencontres. L'ancien des Tigres de Victoriaville et des Cataractes de Shawinigan est donc le prototype parfait du marqueur de but; un joueur de séquences.

« On a vu tout son potentiel en début de saison. Il a vraiment connu un excellent départ, a révélé son entraîneur à Belleville, Kurt Kleinendorst. Ce n'est pas inédit chez les marqueurs naturels de son style de tomber dans une longue disette. Il peut arriver que ce genre de joueur se mette à trop penser; ça vient un petit peu moins naturellement. Il possède les habiletés pour s'en sortir. Il a un bon tir et il a une touche indéniable autour du filet. »

Une saison difficile à Ottawa ouvre la porte aux plus jeunes

La saison difficile que traversent actuellement les Sénateurs à Ottawa pourrait donner la chance à certains jeunes joueurs de se mettre en évidence. Lors d'un point de presse en janvier, le directeur général Pierre Dorion avait glissé le nom de Gagné parmi les meilleures options de rappel d'ici la fin de la saison. 

« C'est plaisant à entendre. Je ne me fais cependant pas d'attentes envers ça. Je serai prêt si on fait appel à mes services. Pierre Dorion a son plan et il le suit. Il y aura sûrement du mouvement de personnel (d'ici le 26 février, date limite des transactions dans la LNH). Je fais mes petites affaires et je ne pense pas à ces choses-là », estime Gagné.

« Il a tout un lancer et il patine, en plus d'avoir un très bon gabarit. On aime bien sa progression, il a beaucoup de potentiel, a confié le responsable du club-école des Sénateurs, Randy Lee au quotidien le Droit d'Ottawa en janvier. Il a bénéficié de jouer chez les pros l'an dernier au lieu de retourner chez les juniors à 20 ans. Il s'est promené entre la ECHL et la Ligue américaine et il a réalisé ce qu'il fallait faire pour avoir du succès à ce niveau-là. »

De son côté, Gagné estime qu'il a encore quelques lacunes à peaufiner. Conscient de sa tendance à s'effacer pendant de longues périodes, il tente de garder le même niveau d'effort pour afficher davantage de constance.

« Je constate que le jeu est beaucoup plus fermé dans cette ligue que dans le junior. Il n'y a rien de facile et il faut travailler fort pour marquer des buts. Certains joueurs me disent qu'il est quasiment plus facile de jouer dans la Ligue nationale que dans la Ligue américaine. On me demande d'améliorer mon jeu sans la rondelle et d'afficher plus de constance dans mon jeu physique. »

Le mot de la fin appartient à l'entraîneur Kleinendorst qui dresse la marche à suivre pour que le grand gaillard de 21 ans puisse s'établir à temps plein dans la Ligue nationale.

« Gabriel est un jeune joueur qui a encore des choses à peaufiner. Notre responsabilité ici à Belleville est de l'aider à devenir meilleur sans la rondelle. Dans le hockey d'aujourd'hui, tu ne peux pas te permettre de t'éclipser dans cette phase du jeu. Il n'est pas rendu là, encore. Toutefois, c'est clair que nous avons quelque chose d'intéressant entre les mains. » 

En voir plus

La LNH utilise des témoins, des pixels invisibles et d'autres outils technologiques similaires. En naviguant sur les sites web de la LNH et ses autres services en ligne, vous acceptez les pratiques décrites dans notre Politique de confidentialité et dans nos Conditions générales d'utilisation, incluant notre Politique sur les témoins.