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Desharnais peut jouer librement à New York sans stresser avec le reste

L'attaquant québécois se consacre pleinement à son nouveau rôle de père

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

MONTRÉAL - David Desharnais a effectué son retour au Centre Bell dans un uniforme autre que celui des Canadiens de Montréal dans l'indifférence quasi totale, samedi. Et c'est parfait pour lui. 

« C'était spécial, mais je suis vite passé à autre chose », a tranché le joueur le joueur de centre québécois qui attendait les journalistes québécois dans le vestiaire des Rangers, à l'issue de la défaite de 5-4 des siens.

C'était son premier rendez-vous contre le Tricolore à Montréal, mais son troisième au total. Il a affronté son ancienne équipe à Edmonton, peu de temps après avoir été échangé aux Oilers vers la fin de la saison dernière, et à New York au début de cette saison. 

Il n'a pas caché qu'il adore sa nouvelle vie à New York, surtout de ne plus être constamment sous les feux de la rampe comme ç'a été le cas au cours des sept saisons et plus (435 matchs) qu'il a passées dans l'uniforme du CH. 

« Ça fait du bien c'est sûr. Je vais aux matchs en métro. Je ne me fais pas trop reconnaître, a-t-il élaboré. J'ai également retrouvé le plaisir de jouer. Je peux jouer librement et ne plus avoir à stresser avec tout le reste. » 

Établi dans le quartier Tribeca, proche du World Trade Center, Desharnais, âgé de 31 ans, peut se consacrer entièrement à son nouveau rôle de père. Le petit Victor est à peine âgé de quatre mois. 

« Être papa, ça replace les choses en perspective. Je ne suis pas le premier à le dire. Le changement de vie me permet de bien me concentrer sur la famille. C'est ça la vraie vie. Les autres problèmes sont secondaires. » 

Le hockeyeur natif de Laurier-Station, près de Québec, peut miser sur la confiance de l'entraîneur Alain Vigneault. 

« Totalement, a-t-il lancé. Je sais qu'il m'offre une nouvelle chance, j'essaie de faire de mon mieux. Je suis bien content de ça. » 

Jusqu'à maintenant, il saisit l'occasion avec une récolte de six points en 12 matchs. L'unique aspect négatif, c'est que les Rangers connaissent un début de saison tout aussi éprouvant que le Tricolore. 

Samedi, il a amassé une aide sur le but de Brady Skjei qui a fait 4-4 au troisième tiers, lui qui a passé 17:03 sur la glace en pivotant la deuxième unité à l'attaque, entre les ailiers Mats Zuccarello, tout le temps, et Chris Kreider, la plupart du temps. Il a conservé un taux de réussite de 58 pour cent sur les mises en jeu. 

Les Rangers ont tôt fait d'accuser un retard de trois buts en première période. 

« Nous avons mal commencé et eux ils sont partis forts, a-t-il commenté. C'est notre problème depuis le début de la saison. Nous commençons les matchs dans le trou. Nous nous faisons marquer un, deux ou trois buts. Nous devons tout le temps jouer du hockey de rattrapage. Nous avons lutté pour revenir au cours des deux dernières périodes, mais ç'a été insuffisant. » 

Vigneault rognonne 

La contre-performance des Rangers fait d'autant mal qu'elle l'a été contre une équipe qui se cherche dans le moment. L'entraîneur Alain Vigneault l'a avalée de travers. 

« Nous n'avons pas été compétitifs, nous n'avons pas fourni l'effort en première période, a déploré Vigneault. Les Canadiens ont été dominants. Ils ont remporté les batailles pour l'obtention de la rondelle. Quant à nous, nous n'avions pas un duo de défenseurs qui était capable de faire des passes. Nous avons mieux travaillé en deuxième et en troisième périodes, mais le mal était déjà fait. Nous avons créé l'égalité en troisième période, mais au final ça n'a rien donné. » 

Vigneault a dit qu'il n'avait pas songé à retirer de l'action le gardien Ondrej Pavelec, même s'il faisait preuve d'une grande générosité en rebonds de lancers. 

« Les Canadiens tirent souvent vers le filet et ils créent plusieurs retours. Notre gardien nous a donné une chance », a-t-il répondu. 

L'expérimenté pilote a toutefois reconnu qu'il s'était dit « un mot ou deux » dans le vestiaire au terme de la première période. 

Le meilleur rendement de l'équipe dans les 40 dernières minutes de jeu n'était même pas une consolation pour lui. 

« Ça ne veut rien dire. Nous tirions de l'arrière 3-0, non, non », a-t-il coupé court à la partie française de son point de presse.

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