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Des questions demeurent après le départ de Roy

L'Avalanche a semblé prise au dépourvu par la décision de l'entraîneur de démissionner

par Nicholas J. Cotsonika @cotsonika / Journaliste NHL.com

Quand Patrick Roy a étonné le monde de hockey jeudi en quittant l'Avalanche du Colorado, il a laissé plus de questions que de réponses.

La principale question: Pourquoi a-t-il démissionné de son poste d'entraîneur et vice-président des opérations hockey peu plus d'un mois avant l'ouverture du camp d'entraînement, mettant ainsi l'Avalanche dans une terrible situation?

Joe Sakic, vice-président exécutif et directeur général de l'Avalanche, a annoncé dans un communiqué que l'équipe allait amorcer sa recherche d'un nouvel entraîneur tout de suite, mais les candidats les plus attirants au début de l'été avaient déjà trouvé des postes ailleurs.

Pourquoi Roy a-t-il émis une déclaration de sa propre initiative? Pourquoi le Colorado semblait-il être non préparé pour l'annonce, gardant le nom Roy inscrit comme entraîneur-chef et vice-président des opérations hockey sur son site Web même après l'annonce de Roy, émettant sa propre déclaration plus d'une heure plus tard? Quels facteurs sont à l'origine de cette situation?

Dans sa déclaration, Roy a mentionné que sa vision devait « être alignée parfaitement avec celle de l'organisation » et qu'il devait « avoir un mot à dire dans les décisions qui ont une influence sur le rendement de l'équipe ». À son avis, ces conditions n'ont pas été respectées par le club.

De quelles façons la vision de Roy a-t-elle différé de celle de l'organisation? Ni Roy ni Sakic n'ont fourni de détails. L'histoire entière n'est sûrement pas connue.

L'Avalanche fera-t-il mieux sans lui en fin de compte?

Peu importe les raisons pour lesquelles Roy a quitté l'équipe de cette façon, peu importe les circonstances qui ont précédé son départ, il y avait évidemment des problèmes en coulisses qui ont ultimement atteint leur apogée cet été. Sinon, cela ne se serait pas passé maintenant.

Bref, Roy était un excellent gardien, un des meilleurs de tous les temps, peut-être le meilleur, point final. Il était également un excellent entraîneur chez les Remparts de Québec dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Mais il n'était pas un excellent entraîneur dans la LNH.

Roy a remporté le trophée Jack Adams, remis au meilleur entraîneur dans la LNH, en 2013-14, sa première saison derrière le banc, quand l'Avalanche a réussi une fiche de 52-22-8 pour 112 points avant de s'incliner en sept matchs contre le Wild du Minnesota en première ronde des séries éliminatoires de la Coupe Stanley dans l'Association de l'Ouest.

Mais à cette époque-là, des analystes ont averti que sa fiche était trompeuse parce que l'Avalanche a affiché de mauvais pourcentages en ce qui concerne la possession de la rondelle, ainsi que des pourcentages élevés de buts et d'arrêts. L'on n'avait toutefois pas besoin d'être fanatique des analyses avancées pour savoir que l'Avalanche misait trop sur le brio de son gardien.

Le Colorado a donné à l'adversaire 32,7 tirs au filet par match. Il a récolté 112 points parce que Semyon Varlamov a brillé à un tel point qu'il a été nommé finaliste pour l'obtention du trophée Vézina.

S'il y a une personne qui sait à quel point un bon gardien peut faire bien paraître son entraîneur, c'est Patrick Roy. Mais Roy et Sakic ont rejeté les critiques du style de jeu de l'Avalanche. Ils croyaient que l'équipe prenait des tirs de haute qualité en cédant des tirs de qualité inférieure, et que la preuve s'est manifestée dans le classement.

« En fin de compte », a déclaré Sakic au Denver Post dans une chronique publiée le 14 septembre 2014, « ce n'est qu'une question du gagnant. »

Bon, l'Avalanche a puis effectué des manœuvres inexplicables chez son personnel, il n'a pas suffisamment modifié son style de jeu et il n'a pas suffisamment signé des victoires au cours des deux saisons suivantes.

L'équipe a eu une fiche de 39-31-12 pour 90 points, ratant les séries éliminatoires en 2014-15. Elle les a ratées de nouveau la saison dernière à la suite d'un rendement de 82 points (39-39-4) en saison régulière.

Consultez à nouveau ces tendances:

Victoires: 52, 39, 39.

Défaites en temps réglementaire: 22, 31, 39.

Points: 112, 90, 82.

Vu ces baisses, quelque chose a dû changer, mais l'équipe a effectué très peu de changements pendant la saison morte. L'Avalanche a mis sous contrat le centre Joe Colborne et les défenseurs Fedor Tyutin et Patrick Wiercioch sur le marché des joueurs autonomes, et il s'est séparé des attaquants Mikkel Boedker et Shawn Matthias. Il a embauché l'ancien défenseur de la LNH Nolan Pratt en tant qu'entraîneur adjoint.

C'est pas mal tout.

C'est possible que Roy ait voulu plus de changements.

« J'ai longtemps réfléchi au cours de l'été à la manière dont je pourrais améliorer cette équipe et lui donner la profondeur dont elle a besoin afin de l'amener à un niveau supérieur », a déclaré Roy dans son communiqué, avant de mentionner que sa vision devait être alignée parfaitement avec celle de l'équipe, qu'il devait avoir un mot à dire dans les décisions, et qu'il allait quitter l'équipe.

L'Avalanche a maintenant besoin d'un nouvel entraîneur et de plus encore. Il a besoin d'une nouvelle approche et d'une brigade défensive améliorée. Il doit garder la rondelle loin de son filet et la remettre aux attaquants avec rapidité, et il doit passer plus de temps avec la rondelle en territoire offensif. Étant donné ses joueurs dynamiques comme Matt Duchene, Nathan MacKinnon et Gabriel Landeskog, cela doit être sa force.

S'il peut y réussir, l'Avalanche pourra tirer le meilleur parti possible d'une mauvaise situation.

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