Skip to main content

Boudreau vise d'amener la Coupe dans l'État du hockey

Le nouvel entraîneur du Wild a dit aimer le mélange de vétérans et de jeunes au sein de sa formation

par Dan Myers / Correspondant NHL.com

ST. PAUL, Minnesota - Le cheminement de Bruce Boudreau dans le hockey professionnel lui a maintenant permis de faire un retour aux sources.

Le Wild du Minnesota a officiellement présenté le quatrième entraîneur-chef à temps plein de son histoire, mardi, au même endroit où Boudreau a disputé 30 matchs avec les Fighting Saints du Minnesota dans l'Association mondiale de hockey. C'était durant la saison 1975-76 et Boudreau avait alors 21 ans.

Plus de 40 années se sont écoulées depuis que Boudreau s'y était établi. Le Civic Center de St. Paul, le domicile des Fighting Saints, a été démoli il y a près de deux décennies afin de faire place au Xcel Energy Center.

Reste que l'opportunité de ce retour au bercail a été un des facteurs que Boudreau a pris en considération après qu'il eut été congédié par les Ducks d'Anaheim, le 29 avril.

« C'est un honneur absolu pour moi de pouvoir revenir ici et d'agir comme entraîneur dans l'État du hockey, a déclaré Boudreau. C'est quelque chose que j'envisageais de façon positive, de me retrouver dans un marché de hockey comme celui-ci, avec une équipe qui a été toujours difficile à affronter, peu importe quelle équipe je dirigeais. Et à partir de maintenant, je pense que nous allons être encore meilleurs. »

Boudreau a dit avoir un objectif clair.

« J'espère amener la Coupe Stanley au Minnesota », a-t-il affirmé.

Un tel exploit pourrait l'aider à atteindre un autre objectif, soit de faire du poste d'entraîneur du Wild son dernier emploi dans la LNH.

« J'ai dit à mon épouse, 'C'est le dernier endroit où je vais aller', a-t-il raconté. Je lui ai dit que j'allais rester ici tant et aussi longtemps qu'ils voudront de moi, et j'espère que ce sera pour une longue période. »

Le processus qui a mené à son embauche par le Wild s'est déroulé rapidement.

Il a été remercié par les Ducks un vendredi, il a discuté pour la première fois au téléphone avec le directeur général du Wild Chuck Fletcher le lendemain matin et l'entrevue avec le club du Minnesota a suivi trois jours plus tard, le 3 mai. Il a accepté un contrat de quatre ans le samedi suivant.

Depuis qu'il a obtenu le poste d'entraîneur par intérim des Capitals de Washington au mois de novembre 2007, Boudreau n'a vécu qu'un total de 10 jours de chômage.

« Quand je me fais congédier, mon épouse dit, 'Vaudrait mieux que tu trouves un emploi vite'. Elle ne veut pas me voir paresser à la maison, a lancé Boudreau. Quand tu aimes le hockey et que tu veux te retrouver au bureau en tout temps, tu veux te trouver du boulot le plus rapidement possible. Je suis reconnaissant et je me sens choyé d'avoir pu trouver un poste rapidement. Ça me rendrait fou de nager dans l'inconnu. »

Boudreau était un des trois candidats que Fletcher a rencontrés en entrevue. Ce dernier a discuté avec l'ancien entraîneur par intérim du Wild John Torchetti, le 2 mai, ainsi qu'avec l'ancien entraîneur des Ducks et des Maple Leafs de Toronto Randy Carlyle, jeudi dernier. Boudreau s'est vu offrir le poste la fin de semaine dernière.

« Lorsque Bruce est devenu disponible et quand nous avons eu l'occasion de nous rencontrer, la question c'était surtout, 'Réussirons-nous à conclure une entente avec lui ?', a indiqué Fletcher. C'est très rare qu'une équipe ait l'opportunité d'embaucher un entraîneur qui a des antécédents comme les siens. »

Torchetti a remplacé Mike Yeo à titre d'entraîneur par intérim le 13 février et il a mené le Wild à une fiche de 15-11-1, ce qui a permis à l'équipe de décrocher la deuxième place de quatrième as donnant accès aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley dans l'Association de l'Ouest. Le Minnesota a été éliminé en six matchs par les Stars de Dallas au premier tour éliminatoire.

Fletcher a fait savoir que Torchetti était « déçu » qu'on ne lui donne pas l'opportunité de diriger le Wild la saison prochaine.

« La conversation avec [Torchetti] a été difficile émotivement, a dit Fletcher. Il était déçu ; il voulait devenir l'entraîneur-chef [du Wild] et c'est ce qui le motivait. Mais il évalue différents scénarios. S'il veut rester avec l'organisation, j'adorerais le garder avec nous.

« Il a fait de l'excellent travail et il nous a dépanné dans un contexte difficile [en 2015-16]. Il a très bien fait pour amener les joueurs en séries, pour leur faire accepter son approche et les faire travailler fort. Mais quand quelqu'un comme [Boudreau] devient disponible, c'est difficile d'en faire abstraction. »

Chez les entraîneurs qui ont dirigé au moins 500 matchs en carrière dans la LNH, Boudreau est celui qui affiche le meilleur pourcentage de victoires, soit ,659. Plus tôt cette saison, il est devenu celui qui a atteint le cap des 400 victoires dans la LNH le plus rapidement, c'est-à-dire en 663 rencontres.

Là où Boudreau n'a pas encore connu des succès répétés, c'est dans les séries. Il a une fiche de 41-39 en matchs éliminatoires. Il a mené une équipe jusqu'en finale d'association une fois, soit les Ducks l'an dernier.

Il a par ailleurs un dossier de 1-7 dans les matchs no 7 d'une série.

« Malheureusement, un septième match, c'est parfois un coup de dés, et je savais ce qui allait arriver si nous ne remportions pas le septième match, a dit Boudreau. Mais je crois que de bonnes choses arrivent aux gens qui travaillent fort. Même si une porte s'est fermée, une autre s'est ouverte et je vais maintenant vivre une formidable nouvelle aventure. J'ai hâte de l'entreprendre. »

Boudreau se retrouve maintenant à la barre d'une équipe qui fait partie d'un groupe de sept formations qui ont accédé aux séries à chacune des quatre dernières campagnes. Le Wild n'est toutefois pas allé au-delà du deuxième tour éliminatoire depuis 2003.

Le Minnesota mise sur un bon nombre de vétérans établis. Sauf que l'ailier gauche Zach Parisé et le défenseur Ryan Suter auront tous deux 32 ans d'ici le milieu de la prochaine saison, tandis que les attaquants Mikko Koivu et Jason Pominville ont tous deux 33 ans. Par contre, la saison prochaine, le Wild devrait aligner une douzaine de joueurs de 26 ans ou moins.

Il reviendra à Boudreau de trouver le bon dosage de vétérans et de jeunes joueurs afin de créer un milieu de travail qui amènera l'équipe à afficher plus de constance au niveau des résultats en saison régulière.

« [Les jeunes joueurs] vont s'améliorer de plus en plus, a souligné Boudreau. Et les joueurs établis que nous avons sont tous des gagnants. Mikko, Zach et Ryan sont non seulement des joueurs qui ont gagné par le passé, ce sont aussi des joueurs qui ont le feu sacré. Ils vont faire tout ce qu'il faut pour gagner et ce sont là des gars que j'ai hâte de… Je vais m'appuyer sur eux, je vais leur parler beaucoup. »

En voir plus