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Bergevin et Therrien bien en selle

Le propriétaire des Canadiens Geoff Molson réitère sa confiance à l'endroit des deux dirigeants

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

BROSSARD - Pour le propriétaire des Canadiens de Montréal Geoff Molson, Marc Bergevin demeure un des directeurs généraux les plus compétents de la LNH. Et pour Bergevin, Michel Therrien reste l'homme de la situation derrière le banc. L'exclusion de l'équipe des séries éliminatoires n'y change rien.

Il s'est dégagé du bilan de fin de saison que les dirigeants ont dressé lundi que l'absence du gardien vedette Carey Price est l'explication par excellence de la descente aux enfers du Tricolore cette saison.

 

« Nous ne serions pas ici à faire le bilan si Carey n'avait pas été blessé », a relevé Bergevin en conférence de presse.

« Nous avons récolté 110 points au classement la saison dernière et 82 cette saison, a rappelé le directeur général. Peut-être que la valeur réelle de notre équipe se situe entre les deux. Ça nous permettrait de nous qualifier pour les séries éliminatoires. Avec un groupe en santé, nous pourrions faire des dommages en séries. »

Pour cette raison, on garde le cap sur la stabilité. Avant même la conférence de presse, Molson avait réitéré sa confiance à l'endroit de Bergevin et de Therrien dans une lettre adressée aux partisans.

« Pour moi, Marc est la meilleure personne pour diriger les Canadiens », a déclaré Molson qui a exceptionnellement pris part à l'exercice du bilan dans un geste de solidarité. « Il est un excellent directeur général. Il fait partie des meilleurs de la LNH. Il continue d'améliorer l'équipe même si nous venons de connaître une période difficile. Il avait connu beaucoup de succès auparavant. »

Disant comprendre la frustration des amateurs, le propriétaire a rappelé qu'il prône la stabilité, « un principe qui distingue les bonnes organisations sportives des autres », a-t-il écrit dans son message.

Bergevin a par la suite confirmé le retour de Therrien ainsi que de tous les membres du personnel hockey au sein de l'organisation, à l'exception du consultant Craig Ramsay qui avait été engagé avant la saison.

« Je suis derrière Michel et je crois en lui. Les joueurs croient en lui », a avancé Bergevin après avoir fait l'éloge des qualités de Therrien et soulevé que les joueurs ont fourni l'effort jusqu'à la fin.

Le cas Subban

S'il a accordé un vote de confiance sans équivoque à tout le monde, Bergevin n'a pas voulu garantir que le défenseur P.K. Subban ne serait pas échangé.

Les rumeurs impliquant Subban quant à son avenir ont commencé à circuler vers la fin de la saison. La clause de non-échange incluse dans le faramineux contrat du défenseur sera valide à compter du 1er juillet.

« Je suis un peu surpris, a réagi Bergevin qui a eu à répondre à plusieurs questions au sujet de Subban. Je me demande d'où ça sort. Ce n'est pas dans mes intentions d'échanger P.K. Subban. »

Bergevin n'a pas voulu aller jusqu'à dire que Subban est un intouchable, notant que même Wayne Gretzky a déjà été échangé.

« Je ne chercherai pas à m'en départir, comme c'est le cas pour les Carey Price, Max Pacioretty, Brendan Gallagher et Alex Galchenyuk. Mon travail consiste à améliorer l'équipe. Il faudrait qu'on me fasse une proposition très particulière. La réalité est que je ne recevrai sans doute jamais une offre semblable. »

Therrien a dû apporter des précisions quant à ses relations avec le défenseur vedette, affirmant qu'il a progressé sous ses ordres et qu'il a du plaisir à travailler avec lui, et Bergevin a minimisé l'importance des frictions que la personnalité flamboyante de Subban créerait dans l'équipe.

« Une équipe est composée de 23 joueurs complètement différents. Comme dans une famille, la discipline ne se fait pas de la même façon pour tous. Est-ce que P.K. est différent? Oui. Est-il apprécié de ses coéquipiers? Je le crois. Est-ce que Max et lui ont une bonne relation? On ne sait pas. Peut-être que Gallagher et Galchenyuk se sont déjà chicanés. Est-ce un problème? Je ne vois pas ça comme un problème. Ce sont des joueurs qui veulent gagner et qui sont passionnés. Quand ça va moins bien, les relations sont plus difficiles. Je compare ça à une famille qui part en vacances dans la grande chaleur et que l'air conditionné à l'hôtel ne fonctionne pas. Ça se peut qu'il y ait des frictions. »

En matinée, Subban a poussé la note jusqu'à faire un câlin à Pacioretty afin d'illustrer que l'harmonie règne entre eux. Les deux joueurs avaient fait leur entrée dans le vestiaire du Complexe sportif Bell ensemble, échangeant des blagues.

Le mot d'ordre dans l'entourage de l'équipe était qu'il fallait projeter une image forte d'unité et de sérénité. C'était presque trop beau pour une équipe exclue des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

Subban a tourné en dérision tout ce qu'on peut raconter à son endroit.

« Il n'y a jamais de moments ennuyeux à Montréal. C'est pour ça que c'est le "fun" de jouer ici. Il y a une histoire tous les jours, vraie ou fausse. Ça fait partie d'évoluer dans le marché, c'est correct », a-t-il commencé par dire.

« Ça me fait beaucoup rire, a-t-il poursuivi. Je souhaiterais qu'on porte davantage attention à l'équipe qu'à moi. Mais je n'y peux rien. La plupart du temps, je ne sais même pas que je fais parler de moi. »

Subban a évidemment dit souhaiter demeurer un membre des Canadiens.

« Je n'ai jamais caché les sentiments qui m'animent à l'endroit de l'organisation et de Montréal. Ça ne changera pas. Peu importe la situation de l'équipe, j'aurai toujours un attachement particulier pour la ville et je voudrai jouer ici. Il n'y a pas une journée qui passe que j'ai regretté d'avoir revêtu le chandail des Canadiens. J'adore tout de la ville. Je me croise les doigts pour que je puisse rester tant qu'on voudra de moi. Tout ce que je peux faire, c'est de faire de mon mieux, d'avoir le sourire aux lèvres et de m'amuser. »

 

 

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