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Aperçu de la série Blues-Sharks

La capacité de St. Louis à maîtriser le gros trio de San Jose et son jeu de puissance pourrait faire la différence

par Louie Korac et Eric Gilmore / Correspondants NHL.com

Les Blues de St. Louis ont de nouveau eu besoin de sept matchs pour remporter une série de la Coupe Stanley, bafouant les Stars de Dallas 6-1 dans la septième rencontre de la série de deuxième tour de l'Association de l'Ouest. Ils ont du coup accédé à la finale d'association pour la première fois depuis 2001.

 

Les Blues avaient également dû gagner le dernier match de la série de première ronde face aux champions en titre de la Coupe Stanley, les Blackhawks de Chicago.

 

Les Sharks de San Jose ont aussi eu besoin de sept matchs afin d'accéder à la finale d'association - une première pour eux depuis 2011. Ils ont malmené les Predators de Nashville 5-0 dans le match no 7. 

Aucune équipe n'a remporté la Coupe Stanley, mais une d'entre elles se retrouvera à quatre victoires seulement de l'objectif ultime à l'issue de la série.

Est-ce que ce seront les Sharks et Joe Pavelski, qui amorce la série avec neuf buts au compteur - un sommet à égalité dans la LNH? Ou est-ce que ce seront les Blues et Vladimir Tarasenko, qui est à égalité au troisième rang avec sept filets?

ATTAQUANTS

Blues : Le trio de Paul Stastny, avec l'ailier droit Troy Brouwer et l'ailier gauche recrue Robby Fabbri, a apporté une contribution de 23 points contre les Stars de Dallas au deuxième tour.

 

L'entraîneur des Blues Ken Hitchcock apprécie l'ardeur que ces trois-là mettent à la tâche.

 

« Ils excellent des deux côtés de la patinoire, a-t-il soulevé. Ils sont prêts à créer des occasions à l'attaque en mettant l'effort, pas en se fiant uniquement à leur talent. Ça vaut de l'or des joueurs semblables parce qu'à mesure que vous progressez en séries éliminatoires, c'est difficile de provoquer des chances sur des relances ou autres poussées. »

 

Hitchcock a jumelé celui qu'il qualifie de « notre meilleur joueur sur 200 pieds » Alexander Steen en compagnie de Jaden Schwartz et de Vladimir Tarasenko tandis que Jori Lehtera fait bien avec Patrik Berglund et David Backes.

 

L'ailier gauche Scottie Upshall et le joueur de centre Kyle Brodziak sont les principals composantes du quatrième trio. Les Blues ont fait appel tantôt au vétéran Steve Ott, qui a pris part au match no 7 contre les Stars, à Ryan Reaves ou à Dmitrij Jaskin afin de compléter l'unité.

Video: NSH@SJS, #7: Couture bat Rinne d'un tir vif

Sharks : Le joueur de centre de deuxième trio Logan Couture a connu toute une série contre les Predators de Nashville, avec 11 points, améliorant d'un point la marque d'équipe pour une série d'Igor Larionov établie en 1994.

 

Couture domine la LNH avec 17 points après les deux premiers tours des séries éliminatoires. Il a mentionné qu'il se sent frais et dispos après avoir manqué 30 matchs en saison régulière en raison d'une fracture à une cheville et d'une blessure à une cuisse.

 

Patrick Marleau a été réuni à Couture pour les trois derniers matchs de la série, passant de la position de joueur de centre de troisième trio à celle d'ailier gauche au sein de la deuxième unité.

 

Marleau, Couture et le talentueux joueur recrue Joonas Donskoi procurent aux Sharks un deuxième trio fort menaçant, après l'unité de confiance que pivote Joe Thornton aux côtés de Joe Pavelski et de Tomas Hertl.

 

Le gros trio a réussi sept des 16 buts des Sharks au cours de la série de premier tour face aux Kings de Los Angeles. Pavelski a obtenu cinq buts contre les Kings et quatre autres face aux Predators. Il est le meneur de la LNH avec neuf filets, à égalité avec Nikita Kucherov du Lightning de Tampa Bay.

 

L'entraîneur des Sharks Peter DeBoer misent énormément sur les quatre trios à l'attaque. Joel Ward et Chris Tierney ont fourni deux buts chacun au deuxième tour, tandis que Tommy Wingels et Melker Karlsson en ont compté un chacun. DeBoer a fait appel au même groupe d'attaquants au cours des neuf premiers matchs en séries, avant de remplacer Wingels par Dainius Zubrus dans le cinquième match de la série face aux Predators. Wingels a été réintégré dans l'alignement pour le match no 7, à la place de Matt Nieto, blessé.

 

« Nous ne serions pas rendus ici sans notre profondeur, a souligné DeBoer. Si vous regardez les deux équipes restantes dans l'Ouest, ils doivent une fière chandelle à leur profondeur. »

DÉFENSEURS

Blues: Alex Pietrangelo est le meneur de jeu en disputant en moyenne 29:41 de temps de jeu par match. Jumelé à Jay Bouwmeester (25:07) du côté gauche, ils ont eu comme mission de surveiller étroitement Jonathan Toews et Patrick Kane des Blackhawks au premier tour, ainsi que Jamie Benn et Patrick Sharp des Stars au deuxième tour. Pietrangelo et Bouwmeester vont indéniablement avoir à en découdre souvent avec les as marqueurs des Sharks, les Joe Thornton, Joe Pavelski et Logan Couture.

 

Kevin Shattenkirk est au troisième rang des marqueurs de la ligue chez les défenseurs, avec 10 points. Il évolue principalement avec la recrue Joel Edmundson, mais il a aussi joué avec le robuste Robert Bortuzzo. La recrue Colton Parayko et Carl Gunnarsson se complètent bien au sein du troisième duo.

Sharks : Après avoir obtenu six points face aux Kings, Brent Burns a continué dans la même voie avec sept points contre les Predators. Ses 15 points représentent un sommet cette année en séries pour un défenseur. Un des finalistes pour l'obtention du trophée Norris, Burns connaît la meilleure saison de sa carrière. Une partie du mérite doit être accordé à son partenaire de jeu Paul Martin, que les Sharks ont engagé à titre de joueur autonome l'an dernier. Martin est un bon passeur qui veille doublement au grain quand Burns fait des incursions à l'attaque.

 

DeBoer a pu utiliser les six mêmes défenseurs dans les 12 premiers matchs des séries. Le duo formé de Marc-Edouard Vlasic et de Justin Braun se voit confier la tâche de museler les meilleurs trios de l'adversaire. Vlasic s'est davantage impliqué dans l'attaque dans la série de deuxième tour. Après n'avoir amassé qu'une passe face aux Kings, il en a récolté sept contre les Predators.

 

L'ancien défenseur des Blues Roman Polak et Brenden Dillon sont le duo qui déploie de la robustesse.

 

Polak mène l'équipe avec 38 mises en échec tandis que Dillon occupe le deuxième rang à égalité avec 36. Polak a bloqué 25 lancers et Dillon 24.

GARDIENS

Video: STL@DAL, #7: Arrêt du bout de la jambière d'Elliott 

Blues : Brian Elliott connaît ses meilleurs moments en carrière en séries éliminatoires. Il a déjà huit victoires à son palmarès, soit deux de plus qu'à ses quatre saisons précédentes.

 

Elliott, qui a été retiré de l'action dans le match no 6 contre les Stars après cédé trois fois en sept tirs, s'est bien ressaisi en réalisant 31 arrêts dans l'ultime septième rencontre.

 

Les 419 arrêts réalisés d'Elliott représentent un sommet en séries dans l'histoire de la concession. En 1993, Curtis Joseph avait repoussé 411 lancers.

Sharks : Martin Jones a couronné la deuxième ronde en signant un blanchissage à son 12e départ en séries de la Coupe Stanley.

 

Il montre une fiche de 8-4 avec une moyenne de buts accordés par match de 2,16 et un taux d'efficacité tirs-arrêts de ,918. La décision des Sharks de rompre les liens avec Antti Niemi après la saison dernière et d'opter par la suite de faire l'acquisition de Jones des Bruins de Boston n'a jamais mieux paru.

 

Jones a eu le meilleur face à Jonathan Quick au premier tour et à Pekka Rinne au deuxième. Il affiche beaucoup de sang-froid.

ENTRAÎNEURS

Blues : Hitchcock, qui a mené les Stars vers la conquête de la Coupe Stanley en 1999 et qui a pris part à la finale la saison suivante, se retrouve en finale d'association pour la première fois depuis qu'il était à la barre des Flyers de Philadelphie en 2004. Il montre un dossier de 2-2 en carrière en finale d'association.

 

Les 84 gains en séries à son dossier le placent au neuvième rang de l'histoire.

 

« C'est l'occasion d'une vie. Vous ne pouvez pas la laisser passer, a-t-il dit. À l'époque où je dirigeais les Stars, je tenais ça pour acquis et c'était une erreur monumentale. Depuis 2004 que je n'ai pas été impliqué dans une finale d'association. Ça fait 12 ans. Il arrive parfois que vous n'ayez pas la chance de prendre part à une finale d'association. C'est très impressionnant. »

Sharks : DeBoer a conduit les Devils du New Jersey jusqu'en finale de la Coupe Stanley en 2012, à sa première saison à la barre de l'équipe. Il tente de faire la même chose, même mieux, à sa première saison comme entraîneur des Sharks.

 

DeBoer affiche un flegme derrière le banc et il dégage une attitude confiante. Il ne s'enflamme pas quand ça va bien ou il ne se laisse pas abattre quand ça va mal. Son attitude transcende sur les joueurs. Les Sharks ont livré leur meilleure performance des séries dans le match no 7 contre les Predators.

UNITÉS SPÉCIALES

Video: STL@DAL, #2: Brouwer double l'avance en 1re période

Blues : Un atout en saison régulière, l'infériorité numérique des Blues devra être à son mieux face aux Sharks, qui possèdent la plus redoutable attaque massive des quatre équipes en lice (taux de réussite de 30,9 pour cent).

 

Les Blues n'ont pas été piqués des vers en supériorité numérique, avec un taux de 27,5 pour cent.

 

La première unité de l'attaque massive est composée de Steen et de Shattenkirk en défense, avec Tarasenko, Schwartz et Backes, à l'attaque.

 

La seconde unite est formée de Pietrangelo et de Parayko en défense, avec Stastny, Fabbri et Brouwer comme attaquants.

 

Pietrangelo et Bouwmeester sont les meneurs de jeu en infériorité numérique. Ils reçoivent le soutien des Backes, Schwartz, Stastny, Steen, Berglund, Upshall, Brodziak, Gunnarsson et Parayko.

Video: NSH@SJS, #7: Pavelski a raison de Rinne en A.N.

Sharks: Le jeu de puissance des Sharks, troisième meilleur de la LNH en saison régulière, a été sans pitié au deuxième tour. Il a fourni huit buts en 21 occasions face aux Predators, après avoir contribué cinq filets en 21 chances contre les Kings.

 

La principale unité, composée des Thornton, Couture, Pavelski, Marleau et Burns, évolue ensemble depuis plusieurs saisons, et ça paraît.

 

Les Sharks n'ont cédé que trois buts en 20 occasions au deuxième tour. Ils ont annulé les 10 dernières chances des Predators en supériorité, soit dans les quatre derniers matchs de la série.

 

Au total en séries, les Sharks ont inscrit 13 filets en avantage numérique et ils n'en ont permis que six en infériorité.

 

JOUEURS D'IMPACT

Video: STL@DAL, #2: Le capitaine donne la victoire aux Blues 

Blues

 

David Backes - Le capitaine des Blues connaît ses plus fructueuses séries éliminatoires et sa contribution sera requise afin d'annuler celle des gros canons des Sharks. Les six buts inscrits en 14 matchs ce printemps sont pour lui un but de plus que les cinq qu'il avait comptés dans ses 29 rencontres précédentes en séries. Trois des filets ont donné la victoire aux siens. Backes est tout autant utile pour des tâches en défense, plus précisément en infériorité numérique.

Video: SJS@NSH, #4: Burns réplique pour les Sharks 

Sharks

Brent Burns - Burns est un des rares joueurs qui peuvent être dominants physiquement, tant à égalité numérique qu'en supériorité numérique. Il n'hésite jamais à s'élancer à l'attaque et il décoche de bons tirs en provenance de la ligne bleue. Peu sont en meilleure condition physique que lui et, plus longtemps les Sharks survivront en séries, meilleur il devrait être.

Les Blues l'emporteront si… Elliott continue de briller en séries et que les Blues remportent la bataille des unités spéciales. Elliott a blanchi les Sharks une fois en saison régulière et il a signé un jeu blanc en séries éliminatoires. Son brio sera un facteur important afin d'aider les Blues à atteindre la finale de la Coupe Stanley pour la première fois depuis 1970.

Les Sharks l'emporteront si…ils continuent d'afficher la même détermination et résistance qu'au cours des deux premiers tours. Les Sharks ont exorcisé quelques démons en éliminant les Kings au premier tour. Ils sont revenus plus fort dans le deuxième tour après avoir perdu le match no 6 contre les Predators, en remportant le match ultime de façon convaincante.

« Quand on nous a acculés au mur, ç'a été intéressant de voir la réaction des gars, a commenté DeBoer. Vous ne savez jamais jusqu'à ce que vous vous retrouviez dans cette position. Nous avons obtenu une formidable réponse de leur part. »

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