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Victoire douce-amère

par Staff Writer / Montréal Canadiens
MONTRÉAL – Un bête incident peut rapidement venir ternir une soirée mémorable.


Avant la rencontre avec les Sabres, P.K. Subban a reçu officiellement des mains de Mme. Élise Béliveau le trophée Jean-Béliveau pour son implication au sein de la communauté.

Puis le match. Une avance de 3 à 2 avec quelques minutes à faire contre les Sabres.

P.K. Subban, escorté hors de la patinoire sur une civière après être entré en collision accidentellement avec Alexei Emelin.
C’est exactement avec 2:26 à faire dans la rencontre que l’incident est arrivé. Tout allait bien pour les Canadiens qui menaient après deux buts d’Alex Galchenyuk et un autre de Torrey Mitchell. Puis P.K. Subban est entré en collision avec Alexei Emelin avant de rester étendu par terre dans le coin de la patinoire, à la gauche de Mike Condon.

Quelques instants plus tard, les thérapeutes des deux équipes, suivis par les médecins, ont accouru pour s’enquérir de l’état du défenseur de 26 ans. La civière a finalement été utilisée pour transporter Subban hors de la glace, sous les applaudissements respectueux de la foule et des joueurs des deux formations.

«Chaque fois que les médecins ont à embarquer sur la patinoire, on est inquiets. Quand ça prend du temps et que le joueur sort finalement sur une civière, c’est certain qu’il y a beaucoup d’inquiétude, c’est tout à fait normal », explique Michel Therrien qui a utilisé Subban pendant 29:55, avant de le voir quitter la rencontre. «Quand j’ai voulu aller le voir, il était en compagnie des médecins. Nous avons eu une bonne conversation avec eux et ils nous ont assuré qu’il était capable de bouger tous ses membres, ce qui est une bonne chose dans les circonstances. »

Avant le point de presse de l’entraîneur-chef, les médias ont été avisés que Subban souffrait d’une blessure au cou et qu’il avait été transporté à l’hôpital par mesure préventive.

Le silence des 21 286 partisans présents au Centre Bell a rappelé de mauvais moments à certains coéquipiers de Subban, notamment au capitaine, Max Pacioretty.

L'incident a rappelé de mauvais souvenirs à Max Pacioretty.
«C’était impossible de me concentrer après ça. Peut-être encore plus pour moi que pour les autres gars. Maintenant je sais comment les autres se sentaient quand ça m’est arrivé », explique Pacioretty faisant référence à l’incident du 8 mars 2011, alors qu’il avait heurté violemment une portion de la baie vitrée entre les bancs des joueurs. «C’est difficile pour moi de commenter parce que j’ai été dans cette situation. Tout ce qu’on peut faire, c’est de lui apporter notre appui et espérer que tout aille pour le mieux. »

Loin de minimiser l’impact d’un tel incident, Pacioretty a toutefois rappelé un autre incident qui lui était arrivé avec Johnny Boychuk des Bruins de Boston.

«Je me souviens d’une fois où nous sommes entrés en collision et ils avaient sorti la civière. Au final, ce n’était que des spasmes au dos et il a fait le voyage de retour avec l’équipe », se souvient celui qui a atteint la barre des 50 points pour une troisième saison de suite grâce à une mention d’aide sur le premier but d’Alex Galchenyuk. «Ce qui est le plus difficile c’est de voir l’amphithéâtre aussi silencieux et de voir tous ces docteurs sur la glace. La plupart du temps ils doivent seulement prendre des précautions. On espère que tout aille pour le mieux. »

Comme bien des coéquipiers, Pacioretty a dû jeter un coup d’œil à l’écran géant pour bien comprendre ce qui était exactement arrivé au défenseur qui disputait tout un match jusque-là, ayant obtenu sa 45e passe de la saison en deuxième période, un sommet en carrière.

«Je n’ai pas vraiment vu ce qui est arrivé sur le coup. Les gars sur les deux bancs se narguaient un peu jusqu’à ce qu’on voit tout le monde foncer vers lui. On ne savait pas s’il avait reçu un coup de bâton ou un coup de patin. Personne ne savait vraiment ce qui s’était passé », explique le capitaine du Tricolore qui s’est rapidement rendu aux côtés de Subban. «C’était ça qui était le plus effrayant. Personne ne savait ce qui était arrivé. Quand tu te blesses dans cette partie de la glace, c’est effrayant et tu espères juste que tout aille pour le mieux. »

En effet, tout le monde espère que tout aille pour le mieux pour P.K.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com


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