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Vers la LNH: Nathan Beaulieu

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – On dit souvent que les parents jouent un rôle important dans le développement des jeunes joueurs. Dans le cas de Nathan Beaulieu, c’est encore plus vrai.

Unique garçon d’une famille de trois enfants, Nathan était le seul à être intéressé par le hockey, intérêt et passion que partageait également son père, Jacques. C’est ainsi que comme bien des parents de jeunes hockeyeurs, Jacques Beaulieu s’est impliqué dans les activités parascolaires de son fils.

«J’ai été son entraîneur jusqu’au niveau bantam, avant de l’être de nouveau au niveau junior, avec les Sea Dogs de Saint-John», explique le paternel. «Quand il était très jeune, il était un peu au même niveau que tout le monde. Quand il est arrivé au niveau pee-wee, on a vu qu’il avait un talent particulier qui le plaçait au-dessus de la mêlée. »

Comme plusieurs parents de jeunes joueurs qui portent également le chapeau d’entraîneur, Jacques Beaulieu a rapidement appris à tracer une ligne entre ce qui se passe à l’aréna et ce qui se passe à la maison.

«Ce n’était pas difficile de mettre la limite entre entraîneur et père. Quand il mettait le pied à l’aréna, il était traité comme n’importe quel autre joueur. À la maison il était mon fils. Nous n’avons jamais eu de discussions si je n’aimais pas sa façon de jouer ou autre chose à la maison. Ça se passait à l’aréna », explique celui qui a reçu le titre d’entraîneur de l’année dans la LHJMQ, en 2007-2008.

Le jeune défenseur, qui a paraphé une entente de deux ans avec les Canadiens à la mi-juin, abonde dans le même sens que son père.

«Dès que je quittais l’aréna, il devenait mon père, même dans les rangs juniors. À l’aréna, il était mon entraîneur. Il était bon pour faire ça. Il avait de l’expérience avec ça », explique celui qui a remporté la coupe Memorial en 2011 avec les Sea Dogs. «Dale Hunter avait son fils et quelques neveux dans l’équipe [avec les Knights de London, où Jacques a été assistant-entraîneur de 2002 à 2006]. Il a appris de ça. Il était excellent pour séparer les deux. Mais si je voulais lui parler de hockey à la maison, ce n’était pas un sujet duquel nous avions peur de parler.»

Si la relation entre les deux hommes a toujours été bonne, Jacques ne s’est toutefois jamais fait prier pour mettre en lumière les lacunes dans le jeu de son fils, toujours dans le but de l’aider à atteindre son but ultime, jouer dans la LNH.

«Il a toujours été très honnête avec moi. Il n’a jamais tourné autour du pot en me disant que tout allait bien aller, que j’allais mieux jouer le match suivant, ce genre de chose. Il m’a toujours dit les choses comme elles devaient être dites, sans faire de détour », explique Nathan au sujet de son père. «S’il devait me faire un commentaire, il le faisait, mais il était aussi capable de me donner une tape dans le dos quand les choses allaient bien. Il avait trouvé le juste milieu entre les deux.»

Maintenant que son fils est entre les mains de Michel Therrien et de ses adjoints, Jacques Beaulieu sait qu’il est dans une bonne situation, mais il sait aussi que son fils le trouvera toujours au bout du fil, peu importe les conseils qu’il désire.

«Notre famille l’a toujours appuyé. C’est certain qu’il y a eu des hauts et des bas, mais les hauts supplantent grandement les bas. Nous sommes fiers et nous espérons qu’il continuera de s’épanouir en tant que joueur de hockey, mais aussi en tant que personne», souligne Beaulieu sénior, qui a beaucoup apprécié l’évolution de son fils au cours des dernières campagnes. «Il devient un vrai joueur de la LNH. L’an dernier il était encore un adolescent. Je trouve qu’il commence à prendre vraiment sa place. Il doit continuer à travailler en ce sens et prouver aux gens de l’organisation qu’il a sa place de façon permanente dans l’alignement. »

C’est avec son nouveau contrat en poche et une saison presque entière d’expérience dans la LNH que Beaulieu s’amènera au camp d’entraînement des Canadiens cette année. Et lorsqu’il y arrivera, il aura une pensée pour son père… comme chaque fois qu’il enfile les patins.

«Je dois vraiment lui donner du crédit par rapport à mon cheminement», conclut Nathan, aujourd’hui âgé de 22 ans et qui amorce déjà une quatrième saison dans les rangs professionnels.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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