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Site officiel des Canadiens de Montréal

Une expérience enrichissante

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Il n’a peut-être pas remporté la plus récente édition de Battle of the Blades, mais Mathieu Dandenault sent qu’il est sorti gagnant de cette aventure.

Fort occupé depuis qu’il a pris sa retraite du hockey professionnel en 2010, autant par son rôle dans les médias que par ses nombreuses apparitions avec les Anciens Canadiens, Dandenault avait récemment décidé de relever un autre défi. Troquant ses patins de hockeyeur au profit d’une paire qu’utilisent les patineurs artistiques, l’ancien défenseur du Tricolore, qui s’est associé à la Fondation des Canadiens pour l’enfance pour l’occasion, admet qu’il a hésité un peu avant d’accepter de prendre part à la quatrième saison de la populaire émission du réseau CBC. Il était peut-être un habitué des patinoires, mais la tâche qui l’attendait était complètement différente de ce qu’il avait déjà vécu sur la glace.

Mathieu Dandenault et Marie-France Dubreuil ont terminé en troisième position lors de la plus récente édition de Battle of the Blades. (CBC-Battle of the Blades)

« J’ai vraiment aimé mon expérience. Quand j’ai accepté l’invitation cet été, je n’avais pas vraiment d’attentes. J’en avais parlé à Stéphane Richer et à Patrice Brisebois et les deux m’ont dit qu’ils avaient vraiment aimé leur expérience et ils m’ont fortement recommandé d’accepter », admet Dandenault, qui était l’un des quatre anciens porte-couleurs des Canadiens à être de la récente saison de BOTB, avec Brian Savage, Vladimir Malakhov et l’éventuel gagnant, Scott Thornton. « Aussi, quand tu vois que des gars comme Tie Domi et Bob Probert qui avaient participé à la première saison de l’émission, deux des gars les plus ‘tough’ de l’histoire de la LNH, tu hésites un peu moins. »

Si le patineur de 37 ans était une recrue au patinage artistique, il pouvait compter cependant sur les conseils et l’expérience d’une experte dans le domaine, Marie France Dubreuil. Double médaillée d’argent en danse sur glace au Championnat du monde en plus d’avoir participé aux Jeux olympiques à deux reprises, Dubreuil comptait tout de même sur un élève qui a longtemps été reconnu pour son excellent coup de patin durant ses 13 saisons dans la LNH. Toutefois, Dandenault admet que l’assimilation des nouvelles techniques ne s’est pas faite sans obstacle.

« La préparation a été difficile. Je m’y attendais un peu, surtout avec les « toe pick ». Je pense être tombé qu’à quelques reprises. La chose que j’ai vraiment adorée est le fait que tu peux faire un spectacle à travers le patinage artistique, l’aspect spectacle de la chose. Marie-France a été super bonne pour m’aider dans ce sens-là, c’est certain », atteste Dandenault. « Veux, veux pas, on avait seulement quatre semaines pour faire un show. Elle a vu que mon coup de patin était pas mal avancé, c’est pour ça qu’elle était à l’aise à me montrer des mouvements assez difficiles au début et j’étais confortable dans tout ça. »

Dandenault admet avoir eu quelques petites difficultés durant son entraînement de patineur artistique. (CBC-Battle of the Blades)

Alors que des préjugés sont constamment lancés à l’endroit du patinage artistique, souvent qualifié de sport de « filles », Dandenault s’est porté à la défense de son sport d’adoption lors de la grande finale de BOTB. Appréciant au plus haut point que le côté gars et le côté viril des joueurs de hockey aient été préservés tout au long de la série, il croit que tous les parents d’enfants qui souhaitent faire carrière au hockey devraient les inscrire à des cours de patinage artistique, qui seraient plus que bénéfiques pour leur développement.

« C’est cool d’être un patineur artistique. En fait, je pense que sur une patinoire, les patineurs artistiques sont de loin meilleurs que les joueurs de hockey », confie le choix de deuxième ronde des Red Wings au repêchage de 1994. « Au hockey, il faut se rendre du point A au point B le plus vite possible. Tandis qu’au patinage artistique, tous les pas sont comptés dans n’importe quelle routine. Je viens de recommencer ma carrière avec les Anciens Canadiens, je sais que je vais être un bien meilleur patineur que je ne l’étais avant. »

Bien que Dandenault et sa partenaire aient terminé en troisième position suite au vote populaire, le simple fait d’atteindre la finale et de représenter la Fondation des Canadiens pour l’enfance tout au long de son parcours était de véritables victoires. Longtemps impliqué dans les différents événements organisés par la Fondation depuis qu’il s’est joint au Tricolore en 2005, Dandenault est le premier à reconnaître qu’il sera toujours disponible pour redonner à l’organisation qui lui a tant donné, même après l’avoir quitté il y a quelques saisons.

« L’important pour moi était d’aider la famille des Canadiens », conclut-il. « J’ai joué quatre ans avec les Canadiens, j’ai aimé mon expérience à Montréal et je me considère très chanceux de pouvoir continuer de faire partie de la famille. Avec tout ce que la Fondation fait pour amasser des fonds, les Canadiens ont beaucoup aidé ma famille et moi, je veux faire la même chose. »

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com.

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