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Une carte de moins en moins cachée

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Si l’univers de DC Comics a le Flash, que l’univers de Sega a Sonic, celui des Canadiens a… Paul Byron.



Ceux qui ne connaissaient pas le rapide attaquant à son arrivée à Montréal ont rapidement appris à le reconnaître sur la glace. Ce n’est pas très compliqué, c’est généralement celui qui a une, voire même deux enjambées, de plus que l’adversaire en entrant dans la zone adverse.

Ils ont d’ailleurs pu le voir à l’œuvre jeudi soir, malgré la défaite de 3 à 2 aux mains des Capitals, alors qu’il a obtenu au moins à deux occasions des chances en échappée. S’il avait trouvé le moyen de s’inscrire au pointage en marquant contre les Blue Jackets mardi, il a réitéré jeudi avec une mention d’aide sur le superbe but de Brian Flynn en désavantage numérique. Il faut dire que la passe était tout aussi belle que la feinte servie à Braden Holtby par l’attaquant du Tricolore.

«En grandissant, mon père m’a toujours rappelé qu’une belle passe est tout aussi importante qu’un but. Je retire beaucoup de fierté de mes talents de passeur », a expliqué Byron après la rencontre, lui qui compte en carrière 33 mentions d’aide sur ses 53 points. «C’est vraiment satisfaisant de voir un gars partir en échappée après une belle passe et aller marquer. Dans ce cas, c’était un gros but pour nous en début de période. »

Si le poids et la taille de Byron ont souvent été au cœur des discussions à son sujet depuis son arrivée à Montréal, l’attaquant assure qu’il utilise son gabarit à bon escient, peu importe la situation.

«Quand les gens regardent les statistiques, ils ne voient que ma taille. Mais ce qu’ils ne comprennent pas c’est que j’utilise ça à mon avantage », soutient le petit attaquant originaire d’Ottawa qui a fait ses débuts avec les Canadiens le 29 octobre dernier. «Les gars ne peuvent pas me frapper, ils ne peuvent m’attraper. Je suis imprévisible et rapide, ce qui m’ouvre des occasions de marquer. »

Beaucoup de joueurs dans la LNH peuvent se targuer d’être rapides, mais peu ont autant de chances que Byron en échappée. D’ailleurs un partisan des Flames de Calgary s’était même permis l’an dernier de produire une compilation des échappées de Paul Byron sur son compte YouTube. Pendant presque quatre minutes on peut y voir l’attaquant, aujourd’hui âgé de 26 ans, y aller de multiples tentatives pour marquer en échappée. Puis à son arrivée à Montréal il a marqué lors de ses deux premières occasions lorsqu’il a été seul contre le gardien. Pas mal pour un gars dont très peu de gens à Montréal connaissait le nom en septembre.

«Quand tu arrives avec une nouvelle équipe, surtout après une blessure, sans camp d’entraînement réel, il y a toujours un stress. C’était juste une question de temps avant que je retrouve mes repères avec la rondelle », explique Byron qui a patiné en compagnie de Tomas Fleischmann et Tomas Plekanec jeudi soir. «Ça aura pris un peu plus de temps, mais une fois que tu as cette confiance en toi, c’est énorme. C’est un outil de premier ordre. »

Non seulement Byron a retrouvé cette confiance en soi, mais Michel Therrien lui a également accordé sa  confiance. Le pilote des Canadiens l’utilise à profusion en désavantage numérique, Byron étant l’attaquant le plus utilisé en moyenne en pareille circonstance avec 2:02 par rencontre. Des missions en désavantage numérique, un temps de jeu augmenté, autant de signes qui démontrent que l’apport du numéro 41 est apprécié, d’autant plus que le style du joueur cadre parfaitement avec le style de l’équipe.

«C’est une équipe rapide, qui attaque. On crée des revirements et le jeu de transition est rapide. C’est plaisant à regarder. Cette équipe a beaucoup de plaisir à jouer », fait savoir l’ancien des Olympiques de Gatineau qui a disputé jusqu’ici 15 rencontres dans l’uniforme des Canadiens cette saison. «Ce sont des éléments qui marchent avec mon style. Je ne pourrais pas être plus heureux qu’ici, dans cette ville, avec cette équipe. »

Jeudi soir, il a disputé son plus haut temps de jeu de la saison, passant 17:55 sur la glace, obtenant trois tirs au but au passage. Il a également entendu des «Oh» et des « Ah» de la part des 21 287 partisans réunis au Centre Bell. Si les téléviseurs fonctionnaient dans les deux sens, il en aurait probablement entendu encore plus, à chaque occasion lorsqu’il filait vers le filet de Holtby avec la rondelle sur la palette.

«Chaque année il y a des gens qui vont te dire que tu ne devrais pas être dans la LNH. Tu es ceci, tu es cela. Mais il faut bloquer cette négativité », souligne Byron qui a été repêché en 2007 par les Sabres, au 179e rang total. «Il faut croire en soi. Il faut avoir foi en les entraîneurs et en l’équipe qui veut te donner cette occasion de montrer ce dont tu es fait. C’est énorme pour moi et je veux continuer de m’améliorer chaque jour. »

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com

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