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Travail de groupe

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – La majorité des hommes de Michel Therrien ne reviendront en ville qu’en septembre, mais le gymnase du Complexe sportif Bell n’est pas vide pour autant.

Cinq jours par semaine, un groupe sélect de vétérans et de jeunes espoirs qui ont choisi de demeurer en ville au cours de l’été se rejoignent sur la Rive-Sud pour un entraînement de groupe destiné à préparer tranquillement leurs corps pour une rigoureuse saison de 82 matchs.

Le groupe, mené par l’entraîneur en préparation physique des Canadiens, Pierre Allard, est constitué des vétérans Torrey Mitchell, Paul Byron et Alexei Emelin, de même que les espoirs Simon Bourque et Nikita Scherbak. Pour sa part, Tomas Plekanec était un régulier avant de récemment prendre le chemin de la République tchèque où il continuera son entraînement en vue de la Coupe du monde de hockey qui débutera à la mi-septembre.

« Nous avons un très bon groupe de gars. D’avoir des vétérans comme Pleky, Mitchell, Byron et Emmy est vraiment très bon pour des jeunes comme Bourque et Scherbak. Ils peuvent voir à quel point les vétérans travaillent fort. Prenez Plekanec par exemple. À 33 ans, il est un des gars les plus travaillants et il veut encore s’améliorer. Le but est de mélanger des jeunes avec des gars plus expérimentés. C’est de l’expérience importante pour des espoirs », mentionne Allard qui pousse ses ouailles dans un entraînement impliquant des soulevés de charge, des exercices pliométriques et d’autres exercices améliorant l’explosion.

Dans le cas de Scherbak et Bourque, c’est le deuxième été où la paire décide de demeurer sur la Rive-Sud, en compagnie de leurs homologues plus expérimentés. Ils s’entraident, travaillant sur des éléments appris lors du camp de perfectionnement.

« Pour moi, l’entraînement est important. Pour un jeune comme moi, d’arriver ici et de m’entraîner avec un gars comme Pleky est un privilège. C’est un modèle pour n’importe qui. J’apprends toujours de nouvelles choses », mentionne Bourque, qui a fait ses débuts dans l’AHL cette saison avec les IceCaps, au terme d’une excellente campagne avec Rimouski dans la LHJMQ. « En tant que jeune, tu veux pouvoir mettre en pratique tes apprentissages. Ce que je fais, c’est de venir ici chaque jour, d’apprendre de petites choses et de poursuivre ma progression. C’est toujours amusant de venir au gymnase le matin. »

Contrairement à Bourque – qui est né à Longueuil et que demeure à St-Lambert – Scherbak est à des milliers de kilomètres de sa Russie natale. Sa décision de demeurer à Montréal pour au moins les quelques mois à venir a tout eu à voir avec le fait qu’il se donnait la chance de s’entraîner, tout comme Bourque, avec des joueurs de la LNH.

« Je n’ai pas eu une bonne année l’an dernier, alors je dois me pousser et avoir un bon été. Je dois être prêt pour septembre, dans le but de me montrer sous mon meilleur jour. Je serai dans la meilleure forme possible. C’est pour ça que j’ai dit à mes parents que j’allais demeurer à Montréal pour poursuivre mon entraînement », mentionne Scherbak, qui est bien heureux d’avoir un compatriote comme Emelin à ses côtés dans le gymnase.

« C’est un exemple exceptionnel pour moi dans le gymnase et c’est un des gars les plus travaillants dans la LNH. C’est épeurant de voir à quel point il est fort. Quand tu le regardes et que tu te compares, tu te rends compte que tu peux en faire plus. Il me pousse et je vais être bien meilleur », ajoute Scherbak au sujet de la venue du défenseur russe qui s’est joint au groupe après un séjour de quatre semaines dans le sud de la Floride où il s’est entraîné avec Alex Galchenyuk.

Si les deux espoirs du Tricolore sont chaque jour inspirés par le travail des vétérans, Byron avoue que l’inverse est aussi vrai. Le nouveau résident permanent de Montréal insiste pour dire que le dévouement et l’intensité de Bourque et Scherbak dans le gymnase donnent à des joueurs comme lui une petite motivation supplémentaire.

« En voyant Simon et Nikita aller, ça te pousse encore plus. Ça te garde en alerte et tu dois t’assurer de travailler encore plus fort dans le gymnase. Les jeunes de nos jours sont plus matures que jamais. Pour un gars comme moi qui doit toujours faire ses preuves, il faut être prêt quand le camp d’entraînement commence », mentionne Byron, qui a paraphé une extension de contrat de trois saisons avec les Canadiens en février. « Les jeunes travaillent avec acharnement et se mélangent bien au groupe. Tout le monde passe du bon temps. »

Avant de quitter Montréal samedi dernier, Plekanec a passé d’excellents moments à Brossard avec ses coéquipiers. C’était la deuxième année de suite où le vétéran de 11 saisons dans la LNH choisissait de rester à Brossard.

« Je crois que c’est ce que je ferai toujours à l’avenir. Je n’ai pas eu la chance d’avoir un préparateur physique comme Pierre dans ma jeunesse, quelqu’un qui peut vraiment te montrer ce que tu dois faire et prendre soin de toi. C’est un énorme avantage pour moi. Pierre me connaît tellement bien. J’utilise ses programmes depuis toujours », dit Plekanec, le deuxième plus vieux joueur des Canadiens après le défenseur Andrei Markov, lui-même un bourreau de travail. « C’est amusant de pouvoir se comparer aux jeunes d’aujourd’hui, de voir comment ils s’entraînent et de comparer avec mon entraînement de jeunesse. »

Il ne fait aucun doute que la chimie établie par Pierre Allard et son groupe a un effet bénéfique sur ses membres. Ils apprécient le fait d’être ensemble, même si la socialisation est relativement limitée aux quelques instants entre deux répétitions.

« C’est toujours bon de travailler avec le même groupe de gars. Tu apprends à te connaître. Tu viens à l’aréna et tu revois les mêmes visages. Nous sommes une famille en ce moment », de conclure Scherbak.

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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