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Site officiel des Canadiens de Montréal

Tom au boulot

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – Pour survivre dans la LNH, il faut savoir évoluer. Ça, Tom Gilbert l’a compris rapidement.

Lorsqu’il est débarqué à Montréal, le défenseur de 32 ans est arrivé avec un bagage à ne pas négliger en offensive. Il présentait cinq saisons de 25 points ou plus et une de 45 points. En avantage numérique également, les chiffres parlaient d’eux-mêmes, alors que l’arrière avait obtenu 30% de ses 204 points avec l’avantage d’un homme.

Avec le temps et le nombre de défenseurs à caractère offensif disponibles dans le giron des Canadiens, Gilbert a rapidement compris qu’il allait devoir mettre de l’avant la défensive s’il voulait conserver sa place dans l’alignement des Canadiens. Et cette conversion, il la fait avec brio depuis quelque temps.

«C’est sûr que j’ai un rôle différent. Nous avons d’excellents défenseurs offensifs, surtout lorsqu’il est question d’avantage numérique et ce genre de chose. C’est certain que j’essaie toujours de générer de l’offensive lorsque c’est possible. Nous gagnons des matchs et nous les gagnons parce que nous jouons en équipe et que nous demeurons dans le système de l’équipe», a confié Gilbert qui n’hésite pas à attribuer une grosse partie de sa transformation au jeu des cerbères du Tricolore. «Mon jeu défensif a beaucoup évolué cette saison. C’est en partie en raison du travail du gars qui est derrière nous. Que ce soit Pricer ou Ticker devant le filet, ils nous donnent confiance et nous permettent d’être plus agressifs. On sait qu’ils seront toujours là. »

Si Gilbert remercie Carey Price et Dustin Tokarski pour leur travail, les deux gardiens du Tricolore peuvent en dire autant du défenseur qui bloque sa part de tirs au but, n’hésitant pas à se jeter devant des rondelles qui filent à vive allure.

«Ça fait longtemps que je travaille sur l’aspect des tirs bloqués. L’objectif, ce n’est pas de te sortir du jeu, mais bien de couper les lignes de passes et de couper le jeu le plus possible. Souvent, tu veux que les gardiens voient la rondelle alors tu ne veux pas être hors position et leur cacher la vue », explique Gilbert qui mène le Tricolore au chapitre des tirs bloqués avec 84. «Mais c’est quelque chose de laquelle je retire de la fierté. Ça montre que je suis dans leurs lignes de passes et de tirs. »

Les tirs bloqués revêtent une importance capitale dans la LNH de nos jours, spécialement à Montréal. Les Canadiens se sont retrouvés parmi les trois meilleures équipes du circuit Bettman à six reprises au cours des dix dernières années, y compris cette saison où ils occupent le quatrième rang.

«Quand tu bloques un tir et que tu sais que les gars sur le banc en sont conscients et apprécient ça, c’est génial. Ça vaut pour tout le monde dans ce vestiaire. Ça fait toute une différence. Ça pousse les gars à se sacrifier pour l’équipe sur la glace», explique Gilbert, qui a passé la très grande majorité de la saison à patrouiller la ligne bleue en compagnie d’Alexei Emelin.

Les prouesses défensives de Gilbert ne se traduisent pas seulement au chapitre du nombre de tirs bloqués. Même s’il s’agit d’une statistique souvent critiquée, il est tout de même important de savoir que Tom Gilbert présente un différentiel de plus-3. Il s’agit seulement de la deuxième fois en carrière qu’il présente un différentiel au-dessus de 0.

«Je déteste être sur la glace quand l’autre équipe marque, que ce soit en désavantage numérique ou à égalité numérique. Je retire de la fierté de ce rôle plus défensif », avoue le choix de quatrième ronde du Colorado en 2002. «Tu travailles fort, pas seulement pour l’équipe, mais aussi pour le gardien qui se trouve derrière toi. Il fait tout pour bien te faire bien paraître et tu veux faire la même chose pour lui. »

Ancien coéquipier de Gilbert en Floride et aujourd’hui avec les Canadiens, Mike Weaver a pu voir la différence entre les caractères offensifs et défensifs du numéro 77.

«Il s’est très bien adapté au style de hockey que jouent les Canadiens de Montréal et je crois qu’il l’apprécie vraiment également. C’est le genre de gars sur qui on peut compter match après match», lance Mike Weaver, qui a disputé une bonne partie de la saison 2013-2014 en compagnie de Gilbert avec les Panthers.

Formant un duo avec Gilbert à quelques reprises cette saison, Weaver est très heureux de pouvoir compter sur lui lorsqu’il est question de générer de l’offensive, mais aussi lorsqu’il est question de protéger son propre filet.

«C’est bien d’avoir un gars en arrière qui est très responsable en possession de rondelle, mais qui peut à la fois être créatif », lance celui qui se retrouve au second rang des Canadiens en termes de tirs bloqués en moyenne par rencontre. «Ça fait quelqu’un à la ligne bleue qui peut prendre des tirs rapidement vers le filet adverse. Son style est équilibré. Il s’est beaucoup adapté au style de jeu d’ici. »

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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