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Sous le microscope

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Quand le camp d’entraînement débutera le 17 septembre, les joueurs seront mis à l’épreuve de plusieurs façons, pour la bonne raison.

En franchissant un véritable barrage de tests physiques et médicaux au Complexe sportif Bell, les vétérans, tout comme les recrues, apprendront rapidement où se situe leur forme physique, trois semaines avant le début de la campagne. C’est également l’occasion pour l’entraîneur en conditionnement physique Pierre Allard et son personnel d’amasser une tonne d’informations à propos des joueurs qui leur sera utile tout au long de la saison.

«Dès le départ, lorsqu’il est question de tests, je dis à tous les gars que ce ne sont pas des rats de laboratoire. On ne leur fait pas seulement passer des tests pour le plaisir de la chose. On le fait pour avoir une idée de la condition physique des joueurs, pas en ce qui a trait au cardio, mais en termes d’explosion, de puissance du haut corps et de bas du corps », offre Allard qui débute sa sixième saison avec le Tricolore. «On crée un profil du joueur. Si tous les voyants sont au vert [lors des tests], on sait qu’on peut pousser le joueur un peu plus loin. Mais s’il y a des voyants jaunes et rouges qui s’allument dans certains tests, on peut avoir un plan d’intervention pour corriger certains aspects lors du camp d’entraînement. C’est pour cette raison qu’on couvre autant de terrain lorsque les joueurs arrivent à Montréal. »

C’est pour cette raison que les joueurs doivent y aller de diverses épreuves, comme le plus long saut arrêté, le sprint sur le HiTrainer et des exercices de soulevés de charge avant de sauter sur la glace et d’y aller avec plus de sprints et de mouvements rapides latéraux. Le tout sous le regard averti du personnel d’entraîneur. Les informations amassées lors de ces tests peuvent s’avérer utiles à un moment ou un autre au cours de la saison.

«Si pour une raison un joueur est blessé ou qu’il est laissé de côté pendant un moment, on peut regarder les résultats du camp d’entraînement et comparer pour voir leur progrès. Je peux montrer à un joueur où il se situait à la mi-septembre et établir des barèmes. C’est surtout vrai pour un joueur qui se prépare à revenir au jeu. En utilisant les résultats du camp, je peux dire à Michel Therrien qu’un joueur est à 85% de sa puissance dans un domaine en particulier », mentionne Allard qui croit fermement que les tests les plus simples sont souvent les plus révélateurs. «Cette information provient de tests qui sont faciles à faire et qui peuvent être faits de nouveau dans n’importe quelle circonstance. Les tests sur glace sont encore plus révélateurs par rapport à ce qu’ils font chaque jour. Ils sont donc très utiles lorsqu’il est question de retour au jeu après une blessure ou pour travailler avec un joueur qui a manqué bien des matchs. »

Pour les joueurs qui n’ont pas eu de blessure au cours de l’été, les attentes de Pierre Allard sont élevées. Ces attentes diffèrent toutefois selon l’expérience dans la LNH.

«Si je travaille avec un gars qui a été au camp de développement deux ou trois fois et qui est considéré comme un jeune dans l’organisation, nous nous attendons à voir ses performances s’améliorer. On cherche une progression. Généralement, ils seront au sommet de leur forme puisqu’ils tentent de se tailler une place au sein de l’équipe. Ils veulent rester jusqu’à la semaine suivante [advenant qu’ils aient débuté au camp des recrues]. Je veux aussi les préparer à ce qui s’en vient, lorsque les professionnels arrivent. C’est bien différent quand ils arrivent », offre Allard qui a travaillé l’été durant avec des petits groupes de joueurs sur la glace et hors de la glace.

«Du côté des vétérans, ils sont généralement en bonne forme quand ils arrivent, mais il y a toujours de la place à l’amélioration parce qu’on veut qu’ils atteignent leur sommet seulement au début de la saison. Ils seront presque prêts pour jouer, mais nous allons utiliser le camp pour les préparer au début de la saison. La vitesse d’un match de la LNH est ce qui va les pousser à l’autre niveau. On ne peut pas imiter ça pendant l’été, peu importe contre qui tu joues ou avec qui tu joues. Si les vétérans sont à leur sommet au camp d’entraînement, on sait qu’il va y avoir une baisse de régime pendant la saison. Ce n’est pas notre objectif », ajoute le diplômé de l’Université de Montréal qui a représenté la France au hockey lors des Jeux olympiques de Nagano, en 1998.

D’atteindre ces attentes dépend souvent de l’effort déployé par les joueurs au cours de la période estivale, mais aussi de l’assiduité avec laquelle ils ont observé les conseils du spécialiste en conditionnement physique.

«J’aime décrire les joueurs de hockey comme des sprinters sur glace. Ce qui fait la différence entre un joueur moyen et un bon joueur est sa capacité à faire des sprints à répétition. Si un joueur peut répéter des sprints présence après présence, match après match, c’est là que tu as un athlète de qualité », conclue Allard qui a gardé contact avec les joueurs des Canadiens tout au long de l’été, peu importe où ils se trouvaient sur le globe. «Notre objectif premier est de nous assurer que le corps des joueurs demeure intact, malgré des contacts répétés à haute vélocité. On prend ça en considération, tout comme le voyagement et la fatigue. C’est comme ça qu’on prépare nos joueurs à Montréal. On les prépare pour l’année en entier. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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