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Salut, moi c’est Shea

par Staff Writer / Montréal Canadiens

TERREBONNE – Le tournoi de golf de Michel Therrien, qui en est à sa quatrième édition, est souvent l’occasion de rencontrer les nouveaux visages de l’organisation et d’amorcer officiellement le compte à rebours avant le début des choses sérieuses.

Le cliquetis des appareils photo s’est particulièrement fait entendre lorsque le défenseur étoile Shea Weber est arrivé au Club de golf Le Mirage – en compagnie du capitaine du Tricolore, Max Pacioretty – où se tenait l’événement. En voyant la horde de journalistes présents pour l’accueillir, le vétéran de 30 ans n’a pas sourcillé, lui qui apprend tranquillement à connaître ses coéquipiers, ses nouveaux partisans, mais aussi le monde médiatique entourant les Canadiens.

« Je suis touché par cette passion. C’est excitant d’être de retour en Canada, surtout dans la Mecque du hockey, un endroit où les gens ont le hockey qui coule dans leurs veines. Ça va être quelque chose de nouveau pour moi, mais j’ai très hâte que ça commence », a lancé d’entrée de jeu Weber, qui a visité le Complexe sportif Bell lundi et s’est familiarisé avec quelques coéquipiers et membres du personnel du Tricolore.

Il a d’ailleurs également commencé à rencontrer certains de ses nouveaux coéquipiers, que ce soit en Colombie-Britannique ou ici.

« Carey et sa femme sont venus manger chez moi jeudi. J’en ai appris un peu plus sur Montréal. Et plus je passerai du temps ici, plus je m’imprégnerai de ce qu’est vraiment Montréal », a lancé Weber qui est également allé souper avec quelques coéquipiers de ce côté-ci du pays, lundi soir. « Je suis allé manger avec Max et quelques autres gars [lundi]. Nous avons pu discuter. Max a l’air d’un bon gars. C’est un excellent joueur, ça je le sais pour l’avoir vu jouer. J’ai vraiment hâte d’être à ses côtés avec tous nos autres coéquipiers. »

Le capitaine

En voyant Shea Weber arriver à Montréal, Max Pacioretty sait qu’il pourra compter sur les conseils d’un jeune vétéran qui compte déjà plus de 750 matchs d’expérience dans la LNH et qui a été capitaine des Predators au cours des six dernières saisons. Autant d’éléments qui peuvent valoir leur pesant d’or lorsqu’on est un jeune capitaine tentant de s’établir dans son rôle, surtout dans un marché comme Montréal.

« Avec toutes les acquisitions de l’été, j’ai certainement un peu moins de pression sur les épaules et je vais avoir plus d’aide. Il est reconnu comme un des meilleurs capitaines dans la ligue depuis déjà quelques années. En lui parlant un peu, j’ai déjà appris tellement de choses », a laissé savoir Pacioretty, qui salue également la venue d’Andrew Shaw dans le giron des leaders du Tricolore. « On n’a pas souvent l’occasion de faire un échange pour aller chercher un gars qui a deux coupes Stanley. Shaw sait ce que ça prend pour gagner. Il a joué avec les meilleurs joueurs au monde et avec le meilleur capitaine qui soit pendant un bon moment. Ce genre d’expérience représente bien plus pour une équipe que tout ce que les gens peuvent imaginer. »

Non seulement Pacioretty pourra compter sur Weber dans le vestiaire, mais il pourra également le voir en action, arborant les bonnes couleurs cette fois-ci.

« Pour tout le monde dans la ligue, le duo Weber-Josi était le plus difficile à battre. L’an dernier à Nashville, nous jouions un très bon match, mais Shea a marqué un but rapidement. Quand tu tires de l’arrière à Nashville et que tu dois affronter ces gars-là, c’est très dur de revenir », confesse Pacioretty. « Shea sait comment jouer de la bonne façon. Je suis vraiment content de pouvoir jouer avec lui et non contre lui cette année. »

Le mentor

Si Pacioretty peut apprendre bien des choses avec Weber sur ce que ça prend pour être un bon capitaine, certains autres éléments des Canadiens pourront apprendre de ses exploits sur la glace. C’est notamment le cas de Nathan Beaulieu, le jeune défenseur de 23 ans venant à peine de franchir le cap des 150 matchs en carrière.

« J’ai eu la chance d’aller souper avec lui et je peux dire que c’est un joueur spécial. C’est un défenseur étoile. Il a marqué 20 buts l’an dernier. Je patine avec pas mal de gars qui ont joué dans l’Ouest l’an dernier et il a bien des ennemis là-bas », souligne Nathan Beaulieu. « Bien des gars n’aiment pas jouer contre lui. C’est un bel ajout pour nous. Quand on regarde dans l’ensemble, nous serons une bien meilleure équipe cette saison. »

Ayant déjà eu un vétéran comme Sergei Gonchar comme mentor, Beaulieu aimerait bien pouvoir compter sur la présence de Weber à ses côtés.

« Nous en parlions hier et je lui disais comment j’aimerais avoir la chance de jouer avec lui. Nous nous compléterions bien. Il a tellement de talent et il peut te faire mal de différentes façons », poursuit Beaulieu. « Il peut te faire mal avec et sans la rondelle. D’avoir l’occasion de jouer avec lui à la ligne bleue serait spécial et ce serait certainement bénéfique pour moi. »

Le patron

Même s’il avait voulu parler d’autres choses que des acquisitions et des transactions de l’été, Michel Therrien n’aurait pas vraiment pu. Il s’agissait de la première fois qu’il avait la chance de commenter la méga-transaction impliquant P.K. Subban et Shea Weber. D’entrée de jeu l’entraîneur-chef a tenu à remettre les choses au clair concernant la relation qu’il entretenait avec Subban, mentionnant qu’elle était excellente. Il a utilisé l’analogie du bon père de famille pour expliquer les relations qui pouvaient parfois être mal interprétées par les partisans.

« J’adore mes joueurs. Est-ce que je peux faire plaisir à tout le monde chaque jour? Non. C’est impossible. Si je le faisais, je ne ferais pas mon travail », explique Michel Therrien. « Je dis toujours qu’être un entraîneur c’est comme être un père de famille. Une fois de temps en temps un père de famille dit à ses enfants que c’est assez. Ça ne veut pas dire qu’on ne les aime pas, on les adore. Être entraîneur, c’est la même chose. L’important c’est la performance d’un athlète. »

Lorsque Marc Bergevin a fait l’acquisition de Shea Weber, il est allé chercher un bagage d’expérience exceptionnel, un bagage qui s’ajoutera à celui déjà accumulé du côté de Max Pacioretty.

« Shea Weber va faire de Max Pacioretty un meilleur capitaine. Un gars comme Max a appris beaucoup l’an passé. Tu apprends de situations plus difficiles », rappelle l’entraîneur-chef. « Le fait d’avoir un gars comme Weber qui apporte tout ce bagage d’expérience va aider non seulement Max, mais va aider aussi nos jeunes défenseurs et nos jeunes vétérans. Par sa présence et sa façon de jouer, il impose le respect. »

La bonne cause

Il faut rappeler que l’Invitation Michel Therrien en est à sa quatrième édition. Cette fois-ci, l’entraîneur des Canadiens a réuni 41 artistes, joueurs de hockey et entraîneurs, pour la bonne cause. Au total, ce sont 280 golfeurs qui ont pris le départ en cette journée radieuse. L’an dernier, l’événement avait permis de récolter 225 000 $ pour la Fondation des Canadiens pour l’enfance.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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