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Réaction en chaîne

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Le noyau est le même, les électrons changent, mais la chimie est toujours bonne.

Comme toutes les formations de la LNH, les Canadiens profitent de la saison morte pour changer quelques morceaux du casse-tête. Reste à voir comment ceux-ci se grefferont au noyau déjà en place. Dans le cas du Tricolore, la greffe se passe plutôt bien et tout le monde participe aux succès de la formation, qu’ils y évoluent depuis des années ou qu’ils soient fraîchement débarqués.

«C’est certain que ça paye [d’avoir le même noyau]. On a du plaisir à venir à l’aréna. Le noyau est le même, on sait de quoi on est capable, on sait quoi faire. Il ne faut pas répéter à chaque année et on retrouve rapidement la chimie avec les gars. Tout le monde s’entend bien, tout le monde a du plaisir quand on gagne », explique David Desharnais qui a amassé cinq points jusqu’ici en évoluant en compagnie de Dale Weise et du nouveau-venu Tomas Fleischmann. «Tout roule pour nous. On joue bien, on a quatre bonnes lignes. Les défenseurs et le gardien font bien leur travail. C’est sûr que c’est encourageant. Plus on avance, plus on a confiance et plus on amasse des victoires. »

L’importance d’avoir quatre trios capables de produire et de tenir tête à n’importe quel trio adverse s’est fait sentir depuis le début de la saison, notamment en fin de match, les hommes de Michel Therrien ayant marqué la moitié de leurs buts en troisième période, au premier rang de la LNH à ce chapitre.

«Nous voulons toujours mettre de la pression en troisième. Ce n’est pas nouveau cette saison, mais on fait certainement un meilleur travail. Ce qui rend ça possible, c’est qu’en troisième, nos jambes sont encore fraîches », explique Brendan Gallagher qui a amassé deux de ses cinq points jusqu’ici en troisième période. «C’est le résultat du fait qu’on a quatre trios qui travaillent autant et qui sont capables de faire le travail. Il y a un peu plus de gaz dans le réservoir quand on arrive en troisième période. »

La répartition du temps de glace alléguée par Michel Therrien se reflète dans les temps de jeu réels des attaquants des Canadiens. La différence de temps de jeu moyenne entre Tomas Plekanec et Torrey Mitchell à égalité numérique est de seulement 4 :05, la plus petite différence parmi toutes les équipes de la Ligue chez les joueurs qui ont joué au moins trois matchs cette saison. De l’autre côté du spectre, on retrouve les Oilers avec Taylor Hall (17 :36) et Luke Gazdic (5 :45) pour une différence majeure de 11 :51.

«On est capable d’avoir la stabilité recherchée. La raison est notamment dans les succès qu’on connaît », mentionne Michel Therrien qui n’a apporté absolument aucun changement à sa formation depuis le match numéro un, à Toronto et qui a déjà annoncé que son alignement serait le même contre les Blues de St-Louis, mardi soir. «Je sens une chimie au sein de nos attaquants et de nos défenseurs. On va connaître des moments plus difficiles, mais quand tu vois qu’il y a une chimie au sein de chaque groupe, ça facilite la tâche grandement.»

Même si les Canadiens représentent la 12e équipe la plus jeune de la LNH, il demeure néanmoins que le jeune noyau de la formation a atteint une cohésion et une maturité ne laissant pas transparaître cette jeunesse.

«Cinquante pourcent du jeu, c’est des « X » et des « O ». L’autre 50%, c’est la capacité qu’ont les gars à exécuter comme il le faut sur la glace et c’est ce qu’on fait en ce moment. Quand on fait des erreurs, il y a des gars qui sont là pour récupérer. Personne ne pointe personne du doigt. Nous sommes tous là-dedans ensemble», insiste P.K. Subban qui est avec l’organisation des Canadiens depuis qu’il a été repêché en 2007 et qui vient d’amorcer sa septième campagne dans l’uniforme bleu-blanc-rouge. «Nous avons un alignement très équilibré. Quand on regarde les temps de jeu, à l’exception des défenseurs, on voit que tout le monde joue et contribue. C’est très important. Les entraîneurs doivent être heureux de pouvoir envoyer n’importe qui dans la mêlée, sans avoir crainte de faire une mauvaise confrontation. Il y a certains soirs où ne fait que passer les trios un après l’autre. C’est une façon de garder les jambes fraîches. Ça va aider tout le monde à long terme. »

Avec encore 76 matchs à disputer à la saison, garder les jambes fraîches est en effet, une excellente idée.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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