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Questions/Réponses avec Alex Kovalev

par Staff Writer / Montréal Canadiens
Les membres de la Première Ligne ont assisté à une séance de Questions/Réponses en compagnie d’un favori de la foule lors de son passage avec les Canadiens de Montréal, Alex Kovalev. L’attaquant russe, qui a fait tourner bien des têtes avec ses incroyables mains, s’est prêté au jeu et a répondu aux dizaines de questions des partisans présents.


Q: Qu’est-ce que est si spécial à propos de Montréal? Tu as quand même joué pour New York, Pittsburgh, la Floride et Ottawa…

ALEX KOVALEV
: Je dirais que ce sont les partisans. Les fans ici m’ont vraiment rendu la vie facile. C’était excitant de voir cette équipe performer dans ma jeunesse. Les Canadiens de Montréal, les Rangers, les Bruins, toutes des équipes avec une histoire et des rivalités excitantes. Même dans mes rêves, je n’aurais jamais cru jouer pour une de ces équipes. À mon arrivée à Montréal, c’était un rêve qui devenait réalité. C’est un peu comme de penser à ces grands joueurs comme Mark Messier ou encore Mario Lemieux et de finir par jouer à leurs côtés. Voilà un autre rêve.  

C’est vraiment bien de savoir que tu peux faire partie de l’histoire d’une équipe aussi emblématique. C’est arrivé. Vous vous souvenez du match contre les Rangers? C’était excitant. Ce qui m’a le plus impressionné au sujet de cette formation, c’était que peu importe si tu jouais pour elle ou contre elle, tu pouvais toujours t’attendre à quelque chose de magique. Ça importait peu si on tirait de l’arrière par deux ou trois buts. On pouvait toujours revenir de l’arrière. L’équipe ne baissait jamais les bras. C’était notre attitude.

Q: Beaucoup de gens parlent de la saison extraordinaire de Jaromir Jagr et se demandent si vous êtes prêt pour un retour au jeu dans la LNH?

AK : Le bureau du grand patron est vraiment très près d’ici alors vous pouvez peut-être aller lui parler. [rires] Je me garde en forme. Je joue encore deux fois par semaine dans une ligue de 3-contre-3. Je fais aussi d’autres types d’entraînements comme la boxe ou les arts martiaux pour me garder en forme.

Q : Vous avez connu une saison difficile en 2006-2007. On a su que vous étiez allé vous promener à Montréal en compagnie de M. Gainey. Qu’est-ce qu’il vous a dit qui a donné un nouveau souffle à votre saison?

AK : Lorsque les gens me demandent ce qui est important pour avoir une bonne équipe, je réponds toujours la même chose. Les entraîneurs, l’équipe de direction et les joueurs devraient tous pousser dans la même direction. La chose importante dans cette rencontre est qu’il m’a fait sentir que les entraîneurs se préoccupaient de leurs joueurs. Il voulait m’entendre. Des fois, en tant que joueur, tu sens que tu pourrais faire mieux, mais pour certaines raisons, tu n’en es pas capable. On ne voit pas ça souvent, mais c’était très gentil de la part de Bob [Gainey] de le faire et j’ai apprécié. Ça m’a fait sentir bien par rapport à ce que je faisais pour l’organisation. Il ne voulait pas essayer de me donner une leçon. Il voulait simplement me laisser savoir ce qu’il pensait et vice-versa.

Q : Ton enfance n’a pas été facile. Peux-tu nous en dire plus?

AK : Ce n’était pas facile. J’étais un enfant spécial plus jeune. Mon père a toujours fait de la lutte et de l’haltérophilie. Pas professionnellement. Il pensait que je pouvais être un haltérophile. Je lui ai dit que ce n’était pas pour moi de soulever tout ce métal. J’étais ce genre d’enfant qui prenait toujours ses propres décisions. Je n’aimais pas avoir un entraîneur au hockey parce que je croyais que je pouvais en faire plus. Je voyais qu’est-ce que les professionnels faisaient et j’essayais de les imiter. J’étais tellement mature que je n’étais pas effrayé de quitter la maison à 14 ans. J’étais déjà indépendant à l’âge de 11 ans. J’étais tellement motivé dans ma tête que si j’avais un objectif, rien ne pouvait m’arrêter. Lorsque j’ai eu 14 ans, je suis allé voir mes parents qui regardaient la télévision. Je leur ai dit « Maman, papa, j’ai fini ma huitième année. Je m’en vais à Moscou ». Ils ne me croyaient pas vraiment. Je leur ai dit que j’avais reçu une invitation pour aller à Moscou et j’y suis allé.

Lorsque je suis arrivé, ce n’était pas facile. Le premier mois dans le dortoir avec les rats et tout, ce n’était pas rassurant. Ce qui m’a permis de survivre à travers tout ça était mon objectif. C’est comme si je n’avais pas vu les rats et toutes les autres distractions. J’habitais avec des gars plus vieux que moi. Ils avaient fini l’école. Moi, j’avais encore deux autres années à faire. Je dormais dans la même chambre qu’eux et j’étudiais pendant qu’eux jouaient aux cartes, buvaient et fumaient. Je devais rester là, me lever le matin, aller à l’école et ensuite à la pratique. Ils ont essayé de me montrer comment boire, comment fumer, mais j’avais un but et je suis resté sur le bon chemin.

Q : Selon toi, quels règlements rendraient le jeu encore plus excitant?

AK : Il faut seulement mieux développer les joueurs (rires)! Vous savez, ce sport a été inventé il y a très longtemps. Il a été créé pour rester comme il est. Je sais que la LNH essaie de changer des choses, mais je crois que ça devrait rester tel quel. Tu ne peux pas rendre le trou plus gros au golf, ce ne serait plus aussi amusant. Il ne s’agit pas de changer les règlements; il faut plutôt développer des bons joueurs de hockey excitants à voir jouer.

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