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Les lendemains qui ne se ressemblent pas

par Staff Writer / Montréal Canadiens

OTTAWA – Et si les Canadiens avaient pu donner le ton au match, le résultat aurait été bien différent.



C’était un deuxième match en deux soirs pour le Tricolore, en visite à Ottawa. Au lendemain d’une fin de match haute en couleur, les Canadiens se sont butés à des Sénateurs coriaces dès les premières minutes de la rencontre. Accordant un but tôt en début de match pour un deuxième soir de suite, la troupe de Michel Therrien n’a pu, cette fois-ci, rebondir pour se sauver avec la victoire. La bête noire des Canadiens a bombardé le jeune gardien Dustin Tokarski de 20 tirs lors du premier tiers du match. Celui-ci a tenté, tout de même, de garder son équipe dans le match avec 18 arrêts, mais ce fut insuffisant.

« Pour moi, l’histoire de ce match-là a été la première période. On savait exactement de quelle manière les Sénateurs allaient jouer, il faut leur rendre crédit. », accorde l’entraîneur-chef Michel Therrien qui n’a pas hésité à mêler les cartes lors des derniers jours. « Les Sénateurs sont sortis très fort. La première période a été la pire de toute la saison. Les matchs aller-retour sont très difficiles. On essaye de bien se préparer pour ces rencontres, cependant c’est dur mentalement et physiquement. On a mieux joué en deuxième période, mais la première n’était vraiment pas bonne. »

Malgré le fait que le Tricolore ait survécu à deux pénalités mineures de Tomas Plekanec lors du premier vingt, les Sénateurs ont tout simplement profité de leurs chances de marquer. La fatigue et le manque de cohésion ont été fatals pour l’issue du match. Le problème à l’offensive est bien connu et tous tenteront de trouver une solution dans les plus brefs délais.

« Les Sénateurs sont sortis vraiment fort et c’était tout le contraire dans notre cas. Je pense que ça nous a coûté le match. » admet Pierre-Alexandre Parenteau, natif de la région de l'Outaouais. « On a eu de la misère à générer quoi que ce soit en offensive, ce n’était pas une très bonne performance de notre part ce soir. »

La devise « Pas d’excuses » qui est apposée dans les vestiaires des Canadiens à Montréal et Brossard semble être parfaitement assimilée par la troupe montréalaise. Personne n’a tenté de trouver une quelconque excuse après le match. Ils ont été confrontés à une équipe qui bataille depuis quelques matchs pour leur survie et le Tricolore en a payé le prix.

« On ne s’est pas présenté. Il n’y a pas d’excuses pour ça. », affirme l’assistant-capitaine, Max Pacioretty, qui a récolté au moins un but dans un sixième match d’affilée, jeudi soir à Ottawa. « Nous avons fait face à une équipe désespérée. Nous devons trouver une manière de nous présenter d’une façon plus convaincante, spécialement contre une formation comme la leur. Nous n’avons pas été en mesure de faire ça ce soir. C’est décevant. Je pensais qu’on aurait pu bâtir sur notre troisième période disputée hier à Columbus, mais ce ne fut pas le cas. On est les seuls à blâmer. Nous devons trouver un moyen de nous présenter avec plus d’ardeur au travail. »

Max Pacioretty était visiblement déçu de la performance de son équipe après la rencontre contre les Sénateurs. Toutefois, son trio a poursuivi sur sa lancée avec une performance intéressante à l’attaque. Pacioretty, Plekanec et Gallagher ont tous les trois décoché 10 des 26 tirs en direction de Craig Anderson. Une contribution appréciée par Michel Therrien. L’entraîneur-chef du Tricolore a souligné le fait que la production offensive ne doit cependant pas seulement tenir sur les épaules d’un seul trio.

« Il y a environ sept attaquants qui n’ont pas un seul lancer au filet. On a besoin de la contribution de beaucoup plus qu’un seul trio. », explique Michel Therrien qui a fait confiance à sa première unité durant environ 20 minutes durant la rencontre. « Le reste de nos attaquants doivent mettre l’épaule à la roue et contribuer davantage à l’offensive. On a eu des opportunités de revenir dans ce match-là. On n’a pas pu profiter de nos chances en avantage numérique. »

C’est connu, depuis quelques années, les Sénateurs vendent chèrement leur peau face à leurs rivaux de la division Atlantique. À 16 points du Lightning de Tampa Bay, au premier rang avec 60 points, la troupe de Dave Cameron a encore la possibilité de causer une surprise avec 39 matchs à jouer au calendrier. Du côté des Canadiens, ils reprendront du service dès samedi prochain alors qu’ils accueilleront les surprenants Islanders de New York et John Tavares au Centre Bell.

Philippe Frenette-Roy écrit pour canadiens.com

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