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Le train n’arrête jamais

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Alexei Emelin n’a pas vraiment eu beaucoup de temps pour réfléchir à la saison 2015-2016. Et ça ne l’a pas ennuyé pour autant.

Moins d’un mois après avoir défait le Lightning de Tampa Bay dans le match ultime de la saison régulière, le 9 avril, Alexei Emelin prenait la route de sa terre natale, la Russie pour enfiler les couleurs de son pays au Championnat du monde de hockey.

Il s’agissait de la cinquième fois qu’il portait les couleurs de son pays lors de ce tournoi annuel. En cinq occasions, il a remporté quatre médailles. Cette fois-ci, Emelin a aidé son entraîneur Oleg Znarok à finir le tournoi médaille de bronze au cou avec un gain de 7 à 2 face aux Américains, à Moscou.

« C’était bon de seulement jouer au hockey et se concentrer sur d’autres choses. C’était vraiment un tournoi excitant parce que ça se passait en Russie. Chaque tournoi m’apporte de plus en plus d’expérience et représente un nouveau défi. Nous voulions jouer contre le Canada et nous voulions cette médaille d’or, mais le résultat n’était pas si mauvais », mentionne le défenseur de 30 ans qui a eu la chance de compter sur la présence de ses parents dans les gradins pour la durée du tournoi dans la capitaine nationale. « J’étais content de les voir parce que j’ai généralement seulement l’occasion de les voir une fois par année. Je sais que tout le monde a vécu un bon moment. »

Depuis ce tournoi, Emelin a passé la majorité de l’été à Montréal avec sa femme Valentina et ses deux filles Lesya et Mila. Il est récemment revenu d’un séjour de quatre semaines dans le sud de la Floride, où il s’est entraîné en compagnie d’Alex Galchenyuk, ce dernier demeurant là-bas au cours de la saison morte.

« Nous travaillons pas mal dans un gymnase là-bas, le Chamber Fitness, qui est très près de ma résidence. Nous avons également couru et joué au football ensemble. C’était mieux de s’entraîner ensemble que chacun de notre côté. Ça a rendu les choses plus faciles mentalement », révèle Emelin qui était bien heureux d’intégrer de nouvelles techniques d’entraînement et une approche différente à sa routine d’été. « Je voulais essayer quelque chose de différent. Peut-être que ça rapportera. Nous avons travaillé pas mal l’explosion et la vitesse. Alex m’a poussé et j’ai fait de même avec lui. C’était bien que ma femme et mes filles soient là aussi avec moi. »

Tout ce travail, en plus des efforts mis au Complexe sportif Bell sur une base quotidienne, sera finalement récompensé à la fin du mois d’août lorsqu’Emelin prendra la route de St.Petersburg en Russie pour rejoindre ses coéquipiers pour le camp d’entraînement en vue de la Coupe du monde de hockey.

« C’est très excitant. Je crois que c’est un tournoi plus important que le Championnat mondial puisque tous les meilleurs joueurs au monde y participeront. C’est comme les Jeux olympiques, mais avec des règlements un peu différents », indique Emelin qui pourrait potentiellement patrouiller la ligne bleue en compagnie d’Andrei Markov à l’ouverture du tournoi, le 18 septembre, alors que la Russie affronte la Suède au Air Canada Centre de Toronto. « Ça ne me dérange pas de commencer la saison un peu plus tôt en raison de la Coupe du monde. J’ai hâte de jouer. Nous avons une très bonne équipe. »

Lorsqu’Emelin retrouvera finalement le reste de la troupe de Michel Therrien pour amorcer sa sixième campagne dans la LNH, il devra se familiariser avec quelques nouveaux visages dans le vestiaire. Par contre il connaît déjà très bien un des nouveaux venus, lui qui passé des années à jouer avec et contre son compatriote Alexander Radulov.

« Nous avons le même âge. Nous avons donc souvent joué ensemble. Nous étions ensemble sur l’équipe nationale junior russe. Nous avons remporté l’or chez les U18 et deux médailles d’argent chez les U20. Nous nous sommes également affrontés dans la KHL en saison régulière et en séries », se souvient Emelin, grand partisan des qualités de Radulov sur et hors de la glace. « C’est un très bon gars, vraiment intelligent. Il a de bonnes mains. Il est rapide et c’est dur de le contrer. Il change de direction tout le temps. C’est aussi un bon leader dans le vestiaire. Je crois qu’il va nous aider, surtout en avantage numérique. »

Sur une note personnelle, le numéro 74 des Canadiens espère connaître une saison plus productive offensivement, lui qui n’a pas réussi à marquer l’an dernier, générant seulement 12 mentions d’aide, son plus bas total depuis 2012-2013.

« Je veux marquer des buts cette année. Je sais que je dois d’abord faire mon travail, qui est axé sur le jeu physique en défensive, mais si j’en ai l’occasion, je vais appuyer l’attaque », atteste Emelin qui était blanchi de la colonne des marqueurs pour une première fois en carrière dans la LNH. « Chaque saison représente de nouveaux défis. J’ai travaillé encore plus dur cet été puisque nous avons perdu et n’avons pas participé aux séries. Ça veut dire qu’il faut changer certaines choses et se remettre en selle. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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