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Site officiel des Canadiens de Montréal

Le dernier mot : Josh Duhamel

par Staff Writer / Montréal Canadiens

Ayant fait sa marque autant au cinéma qu’à la télévision, sous les traits de William Lennox de la franchise de films Transformers et de Danny McCoy de la télésérie Las Vegas, Josh Duhamel – qui est également le mari de la chanteuse Fergie – est sans contredit un homme de plusieurs talents. Pour son plus récent rôle, le natif du Dakota du Nord s’est mis dans la peau de l’ancien joueur des Expos Bill « Spaceman » Lee, dans une production sur la vie du coloré lanceur gaucher. Nous nous sommes entretenus avec l’acteur de 43 ans quelques semaines après son tout premier passage à Montréal, pour discuter de son prochain film et de ses allégeances sur la glace.

Quelle a été ta première réaction lorsqu’on t’a offert d’interpréter le rôle de Bill Lee dans Spaceman ? Savais-tu qui il était et connaissais-tu son histoire ?

JOSH DUHAMEL : J’avais entendu parler de Bill « Spaceman » Lee parce que je suis un amateur de sports depuis toujours. Je collectionnais des cartes de baseball et des choses du genre. Je me souviens d’avoir entendu son nom, mais ce n’est pas avant de faire un peu de recherche sur lui que j’ai vraiment réalisé qui il était, ce qu’il représentait et ce qu’il a vécu.

Bill Lee était-il exactement ce à quoi tu t’attendais lorsque tu l’as rencontré pour la première fois?

JD : Je ne l’ai pas rencontré avant la deuxième semaine de tournage, tournage qui n’a pas duré longtemps. J’avais lu tellement d’histoires sur qui il était, comment il était à Boston et ensuite à Montréal. Il est une légende. De rencontrer l’homme était incroyable. C’est une de ces personnes de qui l’esprit fonctionne constamment. Des anecdotes à propos de quelque chose jusqu’à une histoire sur quelqu’un ou même une blague, il est un homme du peuple. Il m’a montré comment effectuer certains lancers et il participait à l’exercice au bâton avec l’équipe. C’est un homme bien simple qui adore fraterniser avec les autres.

Josh a eu l'occasion de rencontrer le Spaceman en personne, Bill Lee (au centre) lors du tournage.

L’histoire de Spaceman commence tout juste après le départ de Bill des Expos de Montréal au début des années 1980. Étant un amateur de baseball, étais-tu au courant de la riche histoire du baseball à Montréal avant de venir en ville ?

JD : J’en connaissais pas mal, mais je crois que je ne réalisais pas à quel point Montréal était une grande ville de baseball. Les Expos ont présenté d’excellentes équipes. Ce n’était pas de la faute des partisans si l’équipe a quitté de la manière dont ça s’est produit. C’était un problème du côté des propriétaires et sur l’aspect financier plus qu’autre chose. C’est vraiment dommage.

Tu étais en ville lors des matchs présentés au Stade olympique en avril. Crois-tu qu’un retour des Expos connaitrait du succès ?

JD : Après avoir assisté à un de ces matchs et vu à quel point les Montréalais aiment le baseball, ça me fait vraiment souhaiter qu’ils retrouvent leur équipe. Je crois qu’ils méritent davantage une équipe que beaucoup d’autres villes aux États-Unis. Certaines d’entre elles n’ont presque personne dans les gradins. C’est la même chose au hockey. Parfois je me dis : « Pourquoi y a-t-il une équipe en Arizona ? Ils ne connaissent rien au hockey là-bas. » C’est identique pour plusieurs autres villes dans le Sud des États-Unis.

Qu’as-tu pensé de Montréal en général? As-tu eu le temps de visiter un peu durant ton court séjour?

JD : J’ai finalement eu la chance d’aller à Montréal pour la première fois en avril. J’ai toujours voulu visiter votre ville. C’est vraiment magnifique. Je ne sais pas si vous êtes au courant puisque vous y habitez. Mais c’est une de ces villes dont tout le monde parle, comme San Francisco ou Paris. Tout le monde dit que vous devez aller à Montréal.

Planifies-tu revenir avant la sortie du film en août? Emmèneras-tu Fergie avec toi cette fois-ci?

JD : Je ne le sais pas. J’espère. Je ne sais pas encore quels sont les plans pour la première de Spaceman. J’aimerais avoir la chance de voir Montréal l’été. Il commençait à faire chaud lorsque j’étais là. J’ai commencé le tournage du prochain Transformers en juin, nous verrons.

Tu es d’origine canadienne-française, n’est-ce pas? T’a-t-on demandé de parler en français en raison de ton nom de famille lorsque tu étais à Montréal?

JD : J’ai de la famille du côté de mon père qui vient de quelque part près de Québec. Je n’en connais pas beaucoup là-dessus, tout comme mon père. Je lui en ai parlé dernièrement et il n’était pas trop certain. C’est comme si la famille se perdait quelque part. C’est comme si nous étions à l’écart des autres et qu’il n’y avait pas d’histoire à notre sujet. (rires) Peut-être pourrez-vous m’aider avec ça.

Tu parlais des cartes de baseball, mais nous avons entendu dire que tu collectionnais aussi des cartes de hockey. Es-tu aussi un amateur de hockey ?

JD : Je suis originaire du Dakota du Nord et on ne vit que pour le hockey là-bas. J’ai beaucoup joué dans ma jeunesse. En deuxième secondaire, je suis devenu très grand et maigre et j’ai dû choisir entre le hockey et le basketball. J’y suis allé avec la deuxième option. Ma carrière de hockeyeur a pris fin à ce moment.

Tu as assisté à plusieurs matchs des Kings au fil du temps. Devons-nous assumer que c’est ton équipe ?

JD : J’appuie les Kings, mais aussi le Wild. Je m’ennuie des North Stars du Minnesota, mais au moins nous avons le Wild maintenant. Un peu comme à Montréal, le Minnesota sans équipe de hockey n’aurait aucun sens.

Y a-t-il une chance de te convertir en partisan des Canadiens? Nous avons déjà quelques personnalités d’Hollywood de notre côté…

JD : (rires) Je suis bien au fait de la grande histoire des Canadiens de Montréal. C’est une des plus grandes dynasties de l’histoire du sport professionnel.

Habitant à Los Angeles depuis plusieurs années, Josh a souvent assisté aux matchs des Kings au STAPLES Center.

Les partisans à Los Angeles ont été gâtés au cours des dernières années avec deux parades de la coupe Stanley dans leur cour. As-tu célébré ces victoires des Kings comme il se doit?

JD : Bien sûr. C’étaient de belles équipes à voir jouer. Ça va à l’encontre de ma théorie, mais le hockey à Los Angeles – peut-être est-ce parce que je suis ici depuis assez longtemps – a été connu grâce à [Wayne] Gretzky. Le hockey est très suivi ici. Les gens aiment vraiment le hockey à L.A. C’était incroyable lorsque les Kings ont remporté la coupe Stanley, mais ce n’était pas comme au Canada. J’étais à Vancouver il y a quelques années lorsque les Canucks se sont rendus jusqu’en grande finale et ce n’était pas pareil.

Ayant été la vedette de la télésérie Las Vegas il y a quelques années – qui était tournée au Nevada – crois-tu que le hockey sera un succès dans la « Ville du vice » ?

JD : Je ne comprends pas pourquoi la LNH va tellement au Sud. C’est inconcevable. Je crois que la popularité du sport augmenterait si la Ligue se concentrait à des villes qui aiment le hockey. Pour une raison quelconque, ils ont une vision complètement différente lorsqu’ils veulent accroître le sport. Je me demande pourquoi un État comme le Wisconsin n’a pas d’équipe de hockey professionnel. Ils devraient avoir une équipe d’expansion là-bas et les appeler les Puckers de Green Bay. (rires)

On a récemment appris que tu reprendrais ton rôle du lieutenant-colonel Lennox dans le prochain film de la série Transformers, après avoir apparu dans les trois premiers. Prévois-tu montrer à Mark Wahlberg — qui était la vedette du quatrième film – qui est le vrai homme en charge sur le plateau ?

JD : J’avais très hâte de revenir dans Transformers. Je connais Mark depuis plusieurs années et c’est une personne très humble et cool. Je n’ai rien à lui prouver. Il est Mark Wahlberg après tout. Oui, j’ai été dans quelques-uns de ces films avant lui, mais j’ai hâte de le côtoyer et d’avoir du plaisir. Je ne pouvais demander un meilleur gars avec qui passer l’été pour faire un film.

À quel point as-tu apprécié ton expérience dans Spaceman? Nous avons été habitués à te voir dans de plus grosses productions hollywoodiennes au fil des années, comme Transformers.

JD : Ce que nous avons fait avec Spaceman en comparaison avec Transformers sont deux expériences complètement différentes. Dans Transformers, on a accès à un budget énorme, la technologie à la fine pointe, l’armée américaine travaille avec nous et tout plein de choses incroyables. Tandis que dans Spaceman, nous avions un budget serré, nous n’avions pas de loges et je devais me changer dans ma voiture. (rires) Mais il y a quelque chose à propos des films modestes qui me passionnent. Vous avez vraiment la mentalité que vous n’avez pas grand-chose, mais que vous allez l’exploiter le plus possible. Je suis très fier de ce film et de ce que [le réalisateur] Brett Rapkin a fait avec les ressources que nous avions. Je crois que les gens vont vraiment aimer le film et j’étais très heureux d’apprendre que Bill l’avait aimé. J’ai reçu des messages après le visionnement disant que Bill avait les larmes aux yeux et c’était le plus beau compliment que je pouvais recevoir, surtout lorsque vous jouez le rôle d’un gars avec autant de charisme et de personnalité. Il a cette réputation d’être quelqu’un de fou. On le surnomme « Spaceman » pour une raison, mais il est en réalité quelqu’un de très, très brillant. Il est quelqu’un de véritablement unique et n’a pas peur de s’attaquer au système. Mon objectif avec le film était de l’humaniser le plus possible, tout en le gardant aussi joyeux et coloré, sans faire de lui un clown. Je crois que c’est ce que nous avons accompli et je suis très fier du film.

Voyez Josh dans Spaceman, en salles dès le 19 août, et soyez à l’affût de tous ses projets sur imdb.com. Pour être au courant de ses faits et gestes en temps réel, suivez-le sur Twitter (@joshduhamel).

Cet article, écrit par Hugo Fontaine, est publié dans le numéro 30.5 du magazine CANADIENS.

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