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Le dernier mot: Jay Baruchel

par Staff Writer / Montréal Canadiens

Vous ne réalisez peut-être pas, mais vous avez fort probablement regardé un film mettant en vedette un des plus grands partisans des Canadiens qui a grandi ici même à Montréal. Au cours des dernières années, Jay Baruchel a partagé l’écran avec certains des plus connus d’Hollywood, notamment dans les films Million Dollar Baby, Knocked Up, et Tropic Thunder, un des plus gros films de 2008. Présentement en salles avec Nick and Nora’s Infinite Playlist, il est de retour en ville pour le tournage de The Trotsky et nous l’avons contacté à son domicile du quartier NDG.

Tu es un partisan invétéré de l’équipe. À quel âge as-tu commencé à suivre le club?

JAY BARUCHEL : Je dois dire que j’ai toujours été mauvais sur patin – j’étais comme un cheval ivre chaque fois que je sautais sur la glace. Ma mère et mon père étaient de grands partisans des Canadiens alors j’ai grandi avec la religion de la Sainte Flanelle où mon père était prêtre. Je n’ai pas connu de plus grand partisan dans le monde que lui. Je me souviens de l’armoire et de la commode dans ma chambre qui ont soudainement disparu, puis mon père les a replacés quelques jours plus tard après les avoir peints en bleu-blanc-rouge. C’est donc l’histoire d’une vie dans mon cas. Suivre cette équipe me soutient et c’est une des choses de la vie qui me procure le plus de bonheur au monde.

Qui ont été tes héros, surtout ceux de ton enfance?

JB : Quand j’étais petit, Patrick Roy était une étoile aux yeux de bien du monde. À la maison, mon père aimait tous les joueurs et j’ai encore son chandail de Stéphane Richer, mais il avait beaucoup d’admiration pour les bagarreurs. J’étais à l’aéroport avec lui un jour et nous avons croisé John Kordic qui était au téléphone, et il m’a dit d’aller le voir et le saluer, ce que j’ai fait. Je crois que j’ai encore l’autographe de Kordic dans mes affaires.

Tu as mentionné Patrick Roy. Tu dois être heureux de le voir revenir au sein de la famille et que son chandail soit retiré?

JB : Je suis tellement heureux que ça se produise. Il semble que tout à propos du Tricolore est dirigé par le destin, non? Ce n’est pas par coïncidence que toutes ces bonnes choses se produisent au moment du 100e anniversaire du club et au moment où nous avons encore l’opportunité de remporter une coupe Stanley dans chaque décennie. Pas de doute, les morceaux du casse-tête tombent tous en place.

Dans une prise de vue du film Tropic Thunder, on te voit porter une casquette des Canadiens. Tu affiches vraiment tes couleurs partout où tu te trouves!

JB : Le « CH » est un symbole qui me représente autant que la feuille d’érable, sinon plus. J’ai acheté cette casquette à Hawaii pour le tournage. Je l’ai emmené à Sydney en Australie et j’ai porté des vêtements à l’effigie des Canadiens aux quatre coins de l’Europe et partout où je vais aux États-Unis – je porte vraiment le Tricolore dans mon coeur.

Des différents acteurs qui jouaient les rôles principaux dans Tropic Thunder, qui est a été à la hauteur de tes attentes et qui a été le plus différent de ton impression initiale?

JB : [rires] Jack Black est exactement ce que tu peux t’attendre de lui. Sa façon d’être dans la vie n’est pas différente de ce qu’on voit à l’écran – il est tellement drôle, talentueux et spontané, et possiblement une des personnes les plus gentilles que j’ai rencontrées dans ma vie. Que dire des autres? Nick Nolte aime Montréal tellement plus que je croyais et je peux vous dire qu’il affirme que c’est sa ville favorite dans le monde.

Si on revient quelques années en arrière, tu animais l’émission Popular Mechanics for Kids avec Elisha Cuthbert, une autre partisane du Tricolore. Est-ce qu’il t’arrive de lui téléphoner pour discuter d’orages, de montagnes russes, d’incroyables créatures des mers ou du bon vieux temps?

JB : [rires] Pas vraiment… Elle et moi ne fréquentons pas les mêmes milieux.

Disons que tu héberges ton ami Seth Rogen de passage à Montréal. Qu’aimerais-tu lui montrer à sa première visite en ville?

JB : C’est facile à répondre puisque ça s’est produit l’été dernier. Seth et un groupe d’amis des États-Unis étaient ici et ils cherchaient à faire quelque chose. Je voulais d’abord les amener chez St-Hubert parce que c’est mon restaurant favori au monde. J’aime le poulet et la sauce, et les côtes levées et les frites et St-Hubert sert ce qu’il y a de plus savoureux.[rires] On s’est donc rendu chez St-Hubert, mais le restaurant était plein à craquer alors je les ai amenés chez Bâton Rouge, qui était aussi plein. On s’est donc retrouvé sur la rue Prince-Arthur. Nous aurions pu aller chez Schwartz, mais je ne me sentais pas capable d’affronter une autre file d’attente. On s’est finalement arrêté chez Mazurka, un excellent restaurant polonais. Partout où j’allais avec les gens, on se retrouvait au restaurant et bien sûr, je leur disais que s’ils revenaient en cours de saison, ils devraient se rendre au Centre Bell pour voir un match du Tricolore, parce que rien ne se compare à cette expérience.

Tu portes un tatouage de feuille d’érable sur ta poitrine au-dessus du cœur. On peut supposer que ce n’est pas un logo des Maple Leafs de Toronto…

JB : Non, non, non. Ils ont pris notre symbole national en otage, alors que ma feuille d’érable est rouge. Tu peux sortir le gars du Canada, mais pas le Canada du gars.

Demeurez à l’affût des projets de Jay grâce à sa fiche sur imdb.com, ou encore suivez-le sur Twitter.

Article écrit par Jon S. Trzcienski, publié en partie, dans le magazine CANADIENS vol 24.1

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