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Le "bon" Serge

par Staff Writer / Montréal Canadiens
MONTRÉAL – Serge Kostitsyn a dû manger son pain noir en début de saison. L’heure était maintenant au dessert.


Après une rétrogradation tumultueuse avec les Bulldogs de Hamilton avec autant d’intrigue que trois saisons complètes de Virginie, l’attaquant de 22 ans a amassé 13 points en 16 rencontres avec le club-école du Tricolore avant d’être rappelé par le grand club le 23 novembre.

Avec l’absence du meilleur franc-tireur de l’équipe Michael Cammalleri pour une période de six semaines, le fameux cliché « d’élever son jeu d’un cran » était au rendez-vous. Muté à la droite de Tomas Plekanec et Benoit Pouliot, le cadet des frères Kostitsyn a répondu à l’appel : un but, une passe et la deuxième étoile de la rencontre.

« Je crois que Sergei voulait vraiment ce soir et ses pieds étaient toujours en mouvement. Il a provoqué des choses chaque fois qu’il était sur la patinoire », a commenté Brian Gionta. « Nous allons avoir besoin que tout le monde en fasse un plus au cours des prochaines semaines et c’est exactement ce que Sergei a fait ce soir. »

Utilisé pendant 16 minutes et 29 secondes, Kostitsyn a terminé sa soirée de travail avec un différentiel de +2 alors que son trio avait le difficile mandat de freiner la puissante machine Sedin et Sedin.

« C’était possiblement mon meilleur match de la saison », a avoué Kostitsyn. « On me donne une très belle chance en me donnant beaucoup de temps de glace et j’essaie de la saisir. J’ai eu beaucoup de temps de glace ce soir et ça m’a permis d’avoir plus confiance en mes moyens. »

Mettant du même coup fin à une léthargie de sept matchs sans s’inscrire à la marque, le numéro 74 des Canadiens a connu son premier match de plus d’un point en 42 matchs, soit depuis le 10 janvier 2009 contre Washington. Kostitsyn s’est même permis de soulever la foule du Centre Bell au deuxième engagement en passant à cheveu d’inscrire un but qui aurait fait les choux gras des bulletins de sports pendant des jours.

« La rondelle était bondissante », a lancé Kostitsyn, tout sourire, à propos de sa belle pièce de jeu qui a avorté. « C’était incroyable de jouer avec Pleky et Pouliot. Je crois que nous avons bien joué et l’important c’est que nous avons permis à l’équipe de gagner. »

Son nouveau compagnon de trio abondait dans le même sens.

« Ç’a cliqué immédiatement », a indiqué Pouliot. « J’avais déjà joué avec Pleky et Sergei travaille fort, patine vite, bref il ressemble beaucoup à Tomas. On bombardait vraiment le filet de Luongo vers la fin du match. On aurait tous pu marquer quelques buts ce soir. »

Ce n’est que partie remise alors que les Canadiens affrontent les Bruins jeudi, à Boston.

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com

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