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L’appel du Nord

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – Francis Bouillon était de passage à l’École de hockey des Canadiens, mais c’était loin d’être sa première apparition sur une patinoire cet été.

En grandissant au Québec, Bouillon a passé beaucoup de temps dans les arénas à participer à des camps de hockey pour parfaire son jeu. Après maintenant 13 années dans la LNH, le vétéran de 37 ans passe encore ses étés à parcourir les camps de hockey de la province, avec l’espoir d’aider les jeunes hockeyeurs québécois.

«Je vais dans beaucoup de camps et de tournois de golf durant l’été. Chaque fois que je peux donner un coup de main, je le fais », a expliqué Bouillon entre deux sessions de patins avec les jeunes à l’École de hockey des Canadiens. «Je vais participer au camp de Maxim Lapierre et de Guillaume Latendresse en août et j’étais à Kuujjuaq il y a de cela deux semaines. »

Au cours de son passage dans la petite communauté inuite située à quelque 1 500 km de Montréal, Bouillon a eu la chance de voir de ses propres yeux les résultats d’un programme lancé par l’ancien attaquant des Canadiens, Joé Juneau, en 2007. Le vétéran défenseur a été impressionné par le niveau de talent qui émane de cette ville, dont la population oscille autour de 2 375 personnes.

«Il y de bons joueurs ici », a partagé Bouillon. «Joé fait des camps d’entraînement et choisit les meilleurs joueurs pour les aider à s’en aller vers le Sud pour poursuivre leur carrière et atteindre leur plein potentiel. Le hockey est vraiment important là-bas.»

Suivant les pas de David Desharnais et de Louis Leblanc, qui ont participé au camp en 2011 et en 2012 respectivement, Bouillon est arrivé au Nunavik, prêt à enseigner, mais surtout, à apprendre.

«Quand j’ai reçu un appel pour y aller, je ne savais pas trop de quoi il s’agissait et je savais que David y était allé. Je l’ai donc appelé », a-t-il expliqué. «Il m’a dit à quel point c’était une superbe expérience et ça donnait une différente perspective de voir comment ça se passe là-bas. Leur façon de vivre est complètement différente de la nôtre.»

«Ce n’est pas que le hockey ; tu regardes les gens et leur façon de vivre. Ils n’ont presque rien. Ils ont la télé et l’Internet, mais en ce qui concerne les commodités, c’est pas mal tout », a ajouté Bouillon. «Il y a certaines choses à quoi on ne pense pas. Le coût de la nourriture par exemple. Il est très élevé là-bas parce qu’ils doivent tout amener par bateau et ça prend du temps. Tout est différent.»

Même si l’accès à des fruits frais est limité et que plusieurs vivent loin du confort des villes, il y a au moins une chose que les jeunes de Kuujjuaq ont en commun avec tous les autres québécois.

«Ces jeunes aiment vraiment les Canadiens. C’était drôle à voir », a partagé Bouillon, qui a vu sa part de chandails et de casquettes du Tricolore au cours de son séjour. Je voulais y aller pour l’expérience. De passer du temps là-bas et d’en apprendre plus sur leur culture a été quelque chose d’incroyable. Je ne l’oublierai jamais. »

Shauna Denis écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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