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Virallinen sivusto Canadiens de Montréal

La recette du succès

par Staff Writer / Montréal Canadiens
MONTRÉAL - Quitter la maison en jeune âge pour poursuivre un rêve n’est jamais facile. Ce l’est encore moins lorsqu’il faut traverser l’océan. C’est exactement ce que Yannick Weber a fait et grâce à ses habiletés sur la patinoire et hors de celle-ci, il se prépare tout un festin.


Au cours de sa première saison chez les professionnels, Weber s’est classé parmi les meilleurs marqueurs recrues, mais également parmi les meilleurs défenseurs de la Ligue américaine. En janvier, il s’est taillé une place dans l’équipe d’étoiles PlanetUSA. Il s’agissait de sa deuxième présence dans une classique de mi-saison, après avoir été nommé sur l’équipe étoiles dans la Ligue de l’Ontario, en 2008, à sa deuxième année, avec les Rangers de Kitchener.

L’idée de traverser l’Atlantique a émergé en décembre 2005, alors que Weber a goûté au style de jeu nord-américain, au cours des championnats du monde junior, à Vancouver.

«Ça a été ma première grosse expérience de hockey. Après, on m’a demandé si je voulais jouer au collégial ou dans le junior. J’y ai réfléchi et j’en suis venu à l’évidence que ça serait mieux pour moi», se souvient Weber, à propos de sa première participation au tournoi annuel. «Mon but était et est toujours de jouer dans la LNH. La première étape pour m’y rendre était de me rendre en Amérique du Nord.»

Cette idée, combinée avec l’expérience d’un compatriote qui a déjà passé par là, l’a convaincu de faire le grand saut.

«J’ai discuté avec Mark Streit et il m’a dit que le plus rapidement je pouvais venir, le mieux ce serait,» affirme Weber. «La première fois que je l’ai rencontré, c’était comme si je l’avais toujours connu. Ça a juste cliqué. Il a vécu l’expérience, à Montréal. Il m’a dit de jouer au meilleur de mon talent et de continuer à travailler fort.»

Ils se sont liés d’amitié il y a quelques années, alors qu’ils patinaient ensemble en Suisse. Weber a été impressionné par Streit, qui l’a influencé au point qu’il choisisse le numéro 7 autant dans les championnats juniors qu’à Hamilton. Et ce sentiment est réciproque.

«C’est une bonne personne, avec une bonne attitude, ce qui est d’une importance capitale pour faire le saut dans la Ligue nationale,» note Streit. «Son but est de faire partie de la LNH et il est sur la bonne voie. C’est un joueur de talent qui est voué à un brillant avenir.»

Comme la plupart des joueurs de hockey, Weber a commencé jeune à s’intéresser au sport.

«Quand j’avais environ six ans, mon père a vu un article dans le journal, dans lequel il était écrit que la ville cherchait de jeunes enfants pour jouer au hockey. Je ne faisais aucun sport à ce moment-là et il m’a demandé si j’étais intéressé. Je suis allé aux pratiques et depuis, je n’ai jamais regardé en arrière,» se souvient-il.

Yannick Weber est aussi talentueux avec des patins qu’avec un couteau de chef.
Lorsqu’il ne travaillait pas sur les ingrédients de son jeu, le plus jeune d’une famille de trois - il a un frère aîné et une sœur - était plutôt occupé à développer un certain flair pour la nourriture.

«J’aime cuisiner, préparer des choses,» avoue Weber. «Ce goût vient de ma famille. J’ai toujours aidé ma mère avant le hockey. Lorsque je suis venu ici, les membres de ma famille d’accueil étaient de bons cuistots et je me suis impliqué dans les repas. À présent, je vis seul et je n’ai pas le goût de sortir tous les soirs. C’est amusant de cuisiner, j’aime ça.»

Aussi talentueux avec des patins qu’avec un couteau de chef, Weber tourne ses aptitudes pour la cuisine à son avantage.

«Nous avons fait un concours culinaire, ici, à Hamilton. Nous sommes allés dans une émission de cuisine et au bout du compte, j’ai gagné,» mentionne-t-il, souriant.

Donc, dans une équipe remplie de jeunes hommes qui en sont à leurs premières armes en matière d’alimentation, est-ce que «Chez Yannick» est l’endroit où aller?

«Max Pacioretty était mon cochambreur avant d’être rappelé par les Canadiens, j’ai donc souvent cuisiné pour lui,» indique Weber. «Après ce concours culinaire, beaucoup de gars voulaient que je les invite à souper.»

Avec les honneurs qui s’accumulent sur et en dehors de la patinoire, il semble que Weber soit en train de mijoter quelque chose de spécial.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com
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