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En vouloir plus

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – David Desharnais compte être une menace offensive et veut tout faire pour y arriver.

Avec cet objectif en tête, l’attaquant de 29 ans travaille d’arrache-pied depuis les deux derniers mois à Québec, en préparation pour sa huitième campagne dans la grande ligue. Après avoir marqué 11 buts et obtenu 29 points en 65 matchs en 2015-2016 et ayant vu son équipe rater les séries pour une première fois depuis 2011-2012, Desharnais n’a pas pris une longue pause après la saison, histoire de se remettre le plus rapidement possible dans le bain de l’entraînement intensif en vue de la campagne à venir.

« Ça fait déjà 12 ou 13 ans que je travaille à Québec avec l’entraîneur en préparation physique de l’Université Laval Raymond Veillette. J’aime sa façon de travailler et de préparer ses programmes. Chaque année, j’arrive au camp d’entraînement en grande forme. Quand je reviens à Montréal en septembre, je sais que je vais être prêt pour une longue saison », mentionne Desharnais qui s’entraîne avec ses coéquipiers Phillip Danault et Mark Barberio, en plus des autres joueurs de la LNH que sont Antoine Vermette, Marc-Édouard Vlasic et Patrice Bergeron, qui est le meneur de ce groupe improvisé.

En ce moment Desharnais s’entraîne cinq jours par semaine, en plus de sauter sur la glace à deux reprises. Les entraînements ont principalement lieu au PEPS de l’Université Laval, de même que dans un local au complexe Les 3 Glaces. L’attaquant originaire de Laurier-Station en banlieue de Québec croît que la méthode proposée par Veillette permet à tous de tirer le maximum de leur entraînement estival.

« C’est beaucoup de cardiovasculaire et d’explosion en même temps. Un peu de tout. On tente de reproduire une présence sur la glace alors l’effort sera soutenu pendant 30 à 45 secondes. Puis il y aura une pause de deux à trois minutes, comme en situation de match. Ce sont des exercices spécifiques au hockey. C’est ce que j’aime. On va également gravir les 400 marches du Cap-Blanc à l’occasion et je fais aussi du yoga. Je travaille fort, mais je m’assure également de me reposer mentalement et physiquement. C’est important », explique Desharnais qui apprécie grandement les interactions qui viennent avec l’entraînement de groupe. « Ce sont tous des gars au sommet de la LNH. Nous nous poussons au maximum les uns les autres. Un gars comme Bergeron pousse les choses à un autre niveau et quand tu vois ça, ça te pousse à faire la même chose. On travaille bien ensemble. »

De passer plus de temps avec Danault et Barberio est quelque chose que Desharnais a particulièrement apprécié, avec la venue d’une nouvelle saison. Le trio a une occasion de se côtoyer chaque jour et de tisser des liens, autant sur la glace qu’en dehors de celle-ci.

« Je connais Phillip bien mieux depuis qu’il est avec nous. C’est un gars en forme et il est dévoué à son entraînement. Il veut apprendre. C’est ce que j’apprécie de lui. Tu lui dis quelque chose et il le fait. Il peut surprendre bien des gens l’an prochain », a louangé Desharnais avant de partager quelques mots au sujet de son autre compagnon d’entraînement. « Un gars comme Mark a un parcours exceptionnel. Au cours des dernières années, il a joué en haut et en bas, dans l’AHL et dans la LNH. La signature de son contrat est excellente pour sa confiance. Il sait où il sera, avec nous. Il travaille fort et veut bien faire. Un peu comme Markov, il va te rendre meilleur quand tu es sur la glace avec lui. »

Le numéro 51 des Canadiens a également hâte de rencontrer ses nouveaux coéquipiers acquis au cours de l’été, eux qui joueront un rôle majeur dans les succès potentiels de l’équipe à la mi-octobre.

« J’ai joué contre Radulov dans les rangs juniors à Québec. Il y avait une grande rivalité entre nos deux équipes. Il peut changer l’issue d’un match à lui seul et il peut vraiment nous aider. En ce qui concerne Shaw, de jouer contre lui, c’est comme jouer contre Gallagher. C’est le genre de gars qui peut t’épuiser. Il arrive d’une excellente équipe et il sait ce que ça prend pour gagner. Puis, il y a Weber. Quand tu penses défensive et Équipe Canada, c’est le premier nom qui vient à l’esprit. C’est tellement dur de jouer contre lui. Il est très physique avec une mentalité de la vieille école et un tir incroyable », avoue Desharnais qui est visiblement heureux des acquisitions estivales du directeur général Marc Bergevin.

Après tout ce qui s’est passé entre décembre 2015 et avril 2016 – incluant sa propre absence de 17 matchs en raison d’un pied cassé – le vétéran joueur de centre a bien hâte de repartir à zéro, aux côtés de nouveaux coéquipiers, dans l’espoir de remettre le train sur les rails le plus tôt possible.

« On veut oublier la dernière saison le plus rapidement possible, mais en même temps il faut réfléchir sur ce qui s’est passé et apprendre de ça. Dans mon cas, la constance se doit d’être au rendez-vous. Je dois être en mesure d’aider l’équipe de façon plus constante, surtout lorsque nous connaissons des difficultés », lance Desharnais qui a été tenu à l’écart de la feuille de pointage pendant au moins sept matchs de suite à trois reprises en 2015-2016. « On ne veut pas que ça arrive de nouveau. Nous en sommes capables et la motivation est là. On ne veut surtout pas décevoir les partisans. Il n’y a rien comme les séries à Montréal et on veut en faire de nouveau partie. »

Et les Canadiens auront besoin de la force de Desharnais pour y arriver, peu importe quel trio il pilotera. Ses attentes par rapport à la saison 2016-2017 sont assez précises et simples.

« Mes buts personnels vont de pair avec le rôle que je dois occuper dans l’équipe. Mes attentes étaient différentes quand j’étais un centre de premier trio plutôt que de troisième trio comme l’an dernier. Je veux exceller dans mon rôle et être meilleur que l’année d’avant. Ça a toujours été ma priorité à l’approche d’une nouvelle saison », de conclure Desharnais qui compte demeurer à Québec pour la totalité de l’été avant de revenir à Montréal, à la troisième semaine de septembre. « Tu ne peux pas t’attendre à cumuler 70 points sur un troisième trio. Mais je peux me comparer à un gars comme Nick Bonino avec les Penguins. Il a obtenu 29 points sur un troisième trio en saison régulière et puis il a tout simplement explosé en séries. Il a été très important dans les succès des Penguins. C’est ce que je veux être pour cette équipe. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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