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Site officiel des Canadiens de Montréal

(Dés)avantage Byron

par Staff Writer / Montréal Canadiens
MONTRÉAL – Si Paul Byron se cherchait une spécialité, on peut dire qu’il l’a trouvée.


Pendant longtemps, les Canadiens avaient un champion du désavantage numérique. Tomas Plekanec était ce joueur qui avait compris que parfois, même à cours d’un homme, la meilleure défensive était l’attaque. Aujourd’hui, un nouveau champion est en ville.

En date du 6 janvier, Paul Byron trône au sommet de la LNH pour le nombre de points obtenus en désavantage numérique.

Paul Byron et Torrey Mitchell ont combiné leurs efforts pour marquer un superbe but.
« Darcy Regier m’a déjà dit, alors que j’étais à Buffalo, qu’il fallait que je me trouve une niche pour être en mesure de me faire une place dans la LNH. Le désavantage numérique est certainement mon pain et mon beurre », a expliqué Byron après la rencontre, lui qui a obtenu un cinquième point en pareille circonstance  grâce à un jeu spectaculaire au profit de Torrey Mitchell. «J’excelle dans cette facette du jeu. Je ne sais pas ce que c’est – l’anticipation, la lecture de jeu, l’espace – mais je tente seulement de faire mon travail, de travailler plus que l’avantage numérique et de leur laisser le moins de chances possible. Avec ma vitesse, je peux mettre fin à des jeux. »

C’est notamment pour cette habileté que Michel Therrien n’hésite pas à l’utiliser à profusion lorsqu’il voit l’arbitre lever le bras en faveur de l’équipe adverse. Il est dans le top 50 de la LNH pour la moyenne de temps de jeu par match en désavantage numérique chez les attaquants et il est l’avant le plus utilisé chez les Canadiens en pareille circonstance avec une moyenne de 2:02 par match.

« Je dirais que c’est un gars sous-estimé », lance Torrey Mitchell qui a bénéficié de la vitesse de Byron à trois reprises jusqu’ici en désavantage numérique, dont mercredi soir, alors que ce dernier a mis la table grâce à un incroyable jeu qui a laissé tout le monde pantois. « Il a tellement de vitesse et de talent. On l’a vu ce soir. Il a déjoué le gardien – il m’a presque déjoué aussi -, on dirait qu’il allait tirer puis je n’ai eu qu’à effleurer la rondelle pour la faire pénétrer dans le fond du filet. »

L’auteur du premier but des Canadiens mercredi soir et détenteur de la palme des points en désavantage numérique en 2014-2015 avec cinq, Max Pacioretty, est impressionné par le succès que son coéquipier obtient en pareille circonstance, même si après quelques entraînements, il se doutait déjà un peu de ce dont le numéro 41 était capable.
L'incroyable jeu de Paul Byron

« Ça ne me surprend pas. Sa rapidité est incroyable. Avec notre façon de jouer, il a trouvé sa niche ici », souligne Pacioretty, qui a marqué son 17e de la campagne et a noirci la feuille de pointage dans un cinquième match de suite. « On lui envoie des rondelles pour qu’il soit en mouvement et soit en mode récupération. Il remporte ses batailles et c’est ce qu’il a fait ce soir.»

À l’âge de 26 ans et avec 168 matchs d’expérience derrière la cravate, Byron sait très bien que les points accumulés ces jours-ci avec les Canadiens lui permettront de continuer à forger cette si précieuse niche.

« Tout le monde te remet en question. Je pourrais être dans l’AHL si ce n’avait été de quelques équipes. J’en suis à un âge où tu dois prouver que tu as ta place dans la LNH, sinon quelqu’un va passer devant toi », explique Byron qui a été réclamé par les Canadiens après avoir été placé au ballotage par les Flames plus tôt cette saison. « Je tente de tirer profit de cette occasion au maximum et jusqu’ici ça fonctionne bien pour moi. Je me plais ici. J’aime l’équipe. J’aime les gars. J’aime les entraîneurs. En ce moment, je me concentre seulement sur le fait d’aider l’équipe à gagner et à faire les séries. »

Si Byron se plaît à Montréal, il plaît aussi à Michel Therrien de pouvoir compter sur lui dans son alignement soir après soir.

« Un gars comme Paul Byron, il n’est pas gros, mais il a du chien. » Voilà comment le pilote du Tricolore a rendu hommage à son numéro 41, qui est d’ailleurs au cinquième rang pour les mises en échec, malgré ses 5-pieds-8.

C’est vrai qu’il a du chien, ce Byron.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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