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Site officiel des Canadiens de Montréal

Conclure en beauté

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Brendan Gallagher se souviendra longtemps du printemps 2016.

Si la fin de saison prématurée a laissé un goût amer chez les joueurs des Canadiens, elle aura tout de même permis à quelques-uns d’entre eux de participer au Championnat mondial de hockey qui se tenait à Moscou et à Saint-Pétersbourg, en Russie.

« C’était une expérience extraordinaire de pouvoir aller là-bas et d’être entouré de tellement de bons joueurs. J’ai pu apprendre tout ce qu’ils font pour être meilleurs et pour se préparer pour les matchs », mentionne Gallagher, qui était entouré notamment des Taylor Hall, Corey Perry, Derick Brassard et Matt Duchene. « Notre groupe était vraiment uni. Nous étions toujours ensemble, que ce soit à l’hôtel ou au restaurant. Nous avons passé un très bon moment. Depuis les débuts à Prague nous avons appris à nous connaître pendant trois semaines. »

Ce temps passé ensemble a porté ses fruits puisque le Canada n’a subi qu’une seule défaite en ronde préliminaire, face à la Finlande, avant d’y aller d’un parcours parfait lors de la ronde des médailles pour remporter un 26e titre dans l’histoire du tournoi et un deuxième de suite.

« Peu importe l’équipe que nous avions à affronter en finale, nous savions que ce ne serait pas simple. Mais de pouvoir affronter de nouveau la Finlande, c’était génial. Nos entraîneurs ont modifié le plan de match pour répondre au résultat du duel précédent », explique Gallagher qui avait vu le Canada s’incliner par la marque de 4 à 0 quelques jours plus tôt, face à une Finlande parfaite en ronde préliminaire. «C’était une excellente équipe. Nous avons exécuté le plan de match à la perfection du début à la fin. »

Cette perfection a permis aux hommes en rouge et blanc de célébrer au terme de ce gain de 2 à 0… deux fois plutôt qu’une.

« Nous avons célébré deux fois. (rires) Matt Duchene a marqué avec moins d’une seconde à faire et nous avons sauté sur la glace un peu trop tôt. On a dû remettre tout notre équipement et faire une autre mise en jeu avant de pouvoir finalement célébrer comme il se doit. C’était plutôt comique », explique celui qui a terminé le tournoi avec une récolte de cinq points en dix rencontres. « Les célébrations ont toutefois été de courte durée après. Le match s’est terminé vers minuit et nous les gars de Vancouver, nous devions quitter à 3h du matin. »

Le temps passé par Gallagher avec de nouveaux coéquipiers « temporaires » lui aura permis de tisser des liens qu’il aurait cru impossibles il y a de cela quelques semaines, notamment avec un certain joueur des Bruins de Boston, Brad Marchand.

« Nous jouons des rôles similaires avec nos équipes respectives. La seule chose, c’est que nos équipes sont rivales. Ça va être plus difficile de recommencer à le détester, surtout après avoir joué avec lui et avoir vu à quel point il peut faire un bon travail », explique-t-il au sujet de l’énergique attaquant des Bruins. «Je ne l’avais jamais vraiment rencontré avant ce tournoi. La première fois, c’était à Prague. On s’est regardé et on est parti à rire en se serrant la main. On s’est alors assis et on a jasé. C’est une relation qui a grandi au cours du tournoi. J’étais avec lui plus souvent que n’importe qui d’autre dans l’équipe. On jouait au ping-pong avec Max Domi. Nous sommes tous compétitifs alors c’était de bons matchs. »

Rassurez-vous partisans des Canadiens, cela ne veut pas dire pour autant que les deux hommes seront tendres entre eux lorsque la saison 2016-2017 se mettra en branle.

« J’imagine qu’on va encore être amis lors de la cérémonie de remise de nos bagues plus tard cet été, mais après il va falloir se remettre en mode travail », blague Gallagher, qui se donne quelques jours de repos pour se remettre du décalage horaire et des longues heures de vol avant de recommencer l’entraînement.

Avouant qu’il s’agissait pour lui d’une première expérience victorieuse en carrière, l’ailier droit de 24 ans aimerait bien pouvoir répéter ce sentiment, mais dans un chandail bleu-blanc-rouge plutôt que seulement blanc et rouge.

« La saison a été très frustrante pour l’équipe et pour moi, surtout en raison des blessures. Tout le monde cherchait des réponses et nous n’étions pas en mesure d’en trouver. D’aller là-bas et de vivre cette expérience, c’était vraiment quelque chose. En même temps, c’est un tournoi dans lequel j’espère ne jamais plus participer, mais ça a quand même rendu les choses plus intéressantes [de remporter l’or] », admet Gallagher. « De lancer ton équipement dans les airs après une victoire, c’est unique. Ça me donne vraiment le goût de pouvoir faire ça à Montréal. »

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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