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Nouvelles des Sénateurs

Vers un avenir meilleur

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Le directeur général des Sénateurs, Bryan Murray, s'est adressé aux médias pendant que les joueurs vidaient leur casier à la Place Banque Scotia. Les Sénateurs sont écartés des séries éliminatoires pour la première fois depuis 1995-1996.
Un été pour penser et tourner la page.


Cinq longs mois pour réfléchir à une saison qui s’annonçait si prometteuse, mais qui s’est terminée sur une note décevante en ratant les séries éliminatoires de la Coupe Stanley pour la première fois depuis 1996. Évidemment, les joueurs des Sénateurs d’Ottawa ne pouvaient pas échapper à cette réalité alors qu’ils ont vidé leurs casiers à la Place Banque Scotia aujourd’hui, avant de retourner à la maison pour entreprendre ce qui sera la plus longue saison morte jamais vécue pour plusieurs d’entre eux.

« C’est difficile de ne pas avoir à se préparer (pour les séries) », a déclaré le vétéran défenseur Chris Phillips qui, jusqu’à aujourd’hui, avait participé aux séries éliminatoires pour l’obtention du trophée de Lord Stanley à toutes saisons où il a porté l’uniforme des Sénateurs. « C’est la première fois que je passe par là et c’est difficile. »

Le centre Jason Spezza a ajouté : « C’est une année différente pour nous et nous ne sommes pas habitués à un tel contexte. Ce n’est certainement pas plaisant de plier bagage à une période aussi hâtive. »

Même si les Sénateurs ont présenté l’une des meilleures fiches dans la Ligue nationale de hockey au cours des dix dernières semaines de la saison (un dossier de 19-12-4 sous la gouverne de l’entraîneur-chef Cory Clouston), ce fut trop peu trop tard. Ottawa s’est retrouvé avec un retard de 15 points en janvier et n’a pas été en mesure de s’approcher à plus de sept points du huitième rang pendant le dernier droit du calendrier.

Le résultat en fin de compte? Une fiche de 36-35-11, leur plus petit total de points (83) depuis 1997-1998 et une 11e place au classement de l’Association de l’Est. Le fait d’avoir terminé en force et d’avoir rivalisé avec les meilleures formations du circuit Bettman fera en sorte que de regarder les séries éliminatoires sera encore plus douloureux.

« C’est un couteau à deux tranchants, a déclaré Clouston. Mieux qu’on jouait, plus la situation devenait frustrante, car nous étions conscients que nous allions rater les séries. Lorsque nous avons commencé à vaincre des équipes déjà classées pour les séries, nous étions contents d’avoir obtenu une victoire, mais cette dernière était souvent à saveur de défaite, car nous réalisions que nous n’étions pas en séries. Nous aurions dû être des séries, mais notre rendement en première moitié de saison nous a mis dans le pétrin.

« Nous avons manqué de temps. »

Le capitaine Daniel Alfredsson est d’accord, affirmant que « ce sera difficile de regarder des matchs des séries, sans aucun doute. Je crois que cela deviendra évident lorsque le bal commencera. »

Évidemment, beaucoup de temps pour réfléchir à tout cela au cours de l’été. En juger par ce qu’il a entendu de la part de plusieurs joueurs lors de leurs dernières entrevues qu’ils ont accordées aujourd’hui avant de quitter l’amphithéâtre, le directeur général des Sénateurs, Bryan Murray, a déclaré qu’il s’agit d’un groupe qui désire effacer rapidement le sentiment qui règne en ce moment.

« Pour les cinq prochains mois, le message est assez clair, a dit Murray. Les joueurs pourront tirer de grandes leçons. Ils savent tous qu’ils forment une bonne équipe de hockey, qui peut aspirer aux grands honneurs. Ils pourront penser aussi à notre pitoyable première moitié de saison, alors que la frustration et la déception étaient monnaie courante.

« À mon avis, ils doivent comprendre l’engagement que nous attendons d’eux, que nous ne pouvons pas revivre cela ici. »

Il y a sans doute un sentiment général qui règne, que sous la gouverne de Clouston, une solide fondation a été coulée dans l’espoir d’effectuer un retour dans la danse du printemps, l’an prochain. Avec quelques modifications à l’alignement, l’équipe pourra être de nouveau aspirante.

« Nous ne sommes pas en reconstruction, a dit Alfredsson. Je crois que toute l’organisation estime que nous ne sommes pas bien loin d’une autre participation en séries éliminatoires. C’est ce qui explique que c’est si frustrant. Nous allons regarder les matchs (éliminatoires) à partir de mercredi tout en sachant que nous pouvons battre plusieurs des équipes participantes.

« Malheureusement, nous n’avons pas connu un bon départ. Espérons que les choses seront différentes s’an prochain. »

C’est un couteau à deux tranchants. Mieux on jouait, plus la situation devenait frustrante, car nous étions conscients que nous allions rater les séries. Lorsque nous avons commencé à vaincre des équipes déjà classées pour les séries, nous étions contents d’avoir obtenu une victoire, mais cette dernière était souvent à saveur de défaite, car nous réalisions que nous n’étions pas en séries. Nous aurions dû être des séries, mais notre rendement en première moitié de saison nous a mis dans le pétrin. Nous avons manqué de temps. - Cory Clouston
Le gardien Alex Auld a affirmé : « Au cours des derniers mois, nous avons joué à la hauteur des attentes. Si nous avions joué de cette façon pendant toute la saison, nous serions probablement parmi les meilleures formations dans l’Est. C’est ce que croit aussi l’état major de l’équipe. »

Le fait d’avoir terminé en force a certainement contribué à raviver les espoirs pour l’été.

« La façon dont nous avons joué dernièrement va certainement nous aider, a déclaré le centre Mike Fisher. Alors que l’été commence, nous allons être plus confiants. C’est un peu frustrant de devoir regarder les autres équipes jouer en sachant que nous aurions pu nous qualifier et de faire un peu de dommage. »

Clouston n’est pas le seul à croire qu’un retour commence par un bon début.

« Les gars sont emballés, ils ont hâte de revenir ici », a-t-il déclaré à propos du positivisme qui règne au sein de l’équipe en ce début de saison morte. « Plusieurs joueurs sont déçus de devoir regarder les autres jouer. Nous croyons que nous pouvons rivaliser avec plusieurs d’entre elles. Cependant, ces équipes l’ont prouvé pendant une saison entière. Dans notre cas, c’est plutôt depuis 30, 34 matchs. »

Il faut se rassurer aussi, car personne dans le vestiaire des Sénateurs ne tient pour acquis une participation en séries éliminatoires.

« On apprend à la dure comment il est difficile de gagner chaque soir et on ne tient rien pour acquis », a déclaré Spezza lorsqu’il fut interrogé sur les leçons apprises après avoir été écartées des séries. « Il faut être prêt chaque soir. »


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