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Nouvelles des Sénateurs

Un long parcours pour Clouston

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Cory Clouston sera intense mais préparé derrière le banc des Sénateurs d'Ottawa, à son premier emploi d'entraîneur dans la LNH (Photo par André Ringuette/NHLI via Getty Images).
Cory Clouston admet que sa réussite ne s’est pas réalisée en criant ciseau.


Le parcours qui l’a mené vers son poste actuel d’entraîneur-chef avec les Sénateurs d’Ottawa fut plus long que certains voyages interminables en autobus qu’il a effectués en cours de route. Mais il vous dira que chaque kilomètre parcouru fut un terreau fertile d’apprentissage.

Ce sont ces leçons, de dire Clouston, qui lui auront permis de réaliser le rêve de sa vie, soit de se retrouver derrière le banc d’une équipe de la Ligue nationale de hockey.

« Lorsque vous êtes un joueur de petit gabarit, c’est un but qu’on se fixe dès le début (d’une carrière au hockey) », a déclaré Clouston, 39 ans, dont sa main ne dépasse guère sa taille. « Je n’ai pas atteint cet objectif en tant que joueur, mais je l'espérais d'autant plus en tant qu’entraîneur. Cela ne s’est pas produit du jour au lendemain.

« Regardez des entraîneurs comme Mike Babcock (Red Wings de Detroit) et Ken Hitchcock (Blue Jackets de Columbus), ils ont trimé dur pour faire leurs classes. Il leur a fallu 15 ans, 20 ans pour arriver à ce qu’ils sont aujourd’hui. Idem pour moi. J’œuvre dans ce domaine depuis environ 15 ans à différents niveaux et je pense que cela m’a permis de m’améliorer. Ce bagage m’a aidé à me préparer pour ce calibre. »

Clouston en était à mi-chemin de sa deuxième campagne comme entraîneur de la filiale des Sénateurs dans la Ligue américaine à Binghamton, lorsque sa vie a soudainement basculé. Le directeur général des Sénateurs d’Ottawa, Bryan Murray, a démis Craig Hartsburg de ses fonctions dimanche soir et il a appelé Clouston pour lui offrir le poste.

L’homme natif de Viking, la même localité albertaine d'où proviennent les frères Sutter, n’a pas tardé à prendre le chemin d’Ottawa.

« Je pense que le trajet de quatre heures m’a permis de digérer la nouvelle, a-t-il dit. Cela m’a permis de me préparer en prévision de la séance d’entraînement. »

Tout est dans la préparation pour Clouston, qui a amorcé sa carrière d’entraîneur à titre d’adjoint avec les Paper Kings de Powell River, dans la Ligue junior de la Colombie-Britannique. Même 15 ans plus tard, l’ancien joueur de l’Université de l’Alberta continue à se décrire comment étant un « étudiant du sport du hockey. »

« J’estime qu’il est important d'être prêt, de bien connaître le jeu », a expliqué Clouston, qui a obtenu son premier emploi comme entraîneur-chef avec le Storm de Grande Prairie, dans la Ligue junior de l’Alberta, en 1995-1996. « J’insiste sur les détails. J’exige que les choses soient faites d'une certaine façon. Mais je suis également ouvert pour écouter et apprendre. Je pense que les joueurs eux-mêmes peuvent apporter leurs idées. Ce sont eux qui sont sur la glace. »

Parlez à tous les joueurs actuels des Sénateurs qui ont évolué sous ses ordres à Binghamton et ils vous décriront Clouston, qui a été choisi à titre d’entraîneur de l’année à deux reprises alors qu’il était à la barre du Ice de Kootenay dans la Ligue de hockey de l’Ouest, comme étant un individu déterminé et concentré.

« Je pense qu’il est intense, a déclaré l’attaquant des Sénateurs Nick Foligno. Lorsque vous lui parlerez, (vous verrez) qu’il connaît très bien le jeu et qu’il est un gagnant. »

L’attaquant Peter Regin ajoute : « Il est très énergique et il transmet cela au sein de l’équipe. Il est exigeant envers les joueurs et il soutire le maximum de tout le monde. »

Clouston rejette du revers de la main l’idée d’être proche des joueurs, mais il s’efforce d’être juste et respectueux envers les joueurs qu’il dirige.

J’insiste sur les détails. J’exige que les choses soient faites de façon spécifique. Mais je suis également ouvert pour écouter et apprendre. Je pense que les joueurs eux-mêmes peuvent apporter leurs idées. Ce sont eux qui sont sur la glace. - Cory Clouston
« L’aspect le plus important est que, avec le temps, (les joueurs des Sénateurs) vont s’apercevoir que je crois en eux, dit-il. C’est la même chose qu’être un parent. Parfois, il faut être un peu dur. Mais tant que vous tentez de les aider, que vous démontrez que c’est pour leur bien… je ne vais pas constamment les regarder dans les yeux et les joueurs ont besoin parfois d’un coup de pied (au derrière). Mais ils ont aussi besoin de se faire dire ce qu’ils font de bon.

« Il est très important d’obtenir un équilibre. Je pense que je suis juste et que je tiens aux joueurs que je dirige. D’abord et avant tout, ce sont des gens, et après, des joueurs de hockey. »

Clouston hérite d’une formation qui a une fiche de 17-24-7 et qui a vu les Sénateurs s’incliner 1-0 devant les Kings de Los Angeles, à son premier match dans la LNH mardi soir. L’équipe accuse un retard de 15 points pour une place dans les séries éliminatoires dans l’Association de l’Est. Toute une montagne à gravir avec seulement 33 matchs à disputer. Toutefois, les Sénateurs ont un entraîneur qui entend mettre tout en œuvre pour amorcer un revirement.

« Tant et aussi longtemps qu’ils réaliseront que ce que vous prêchez fera d’eux une meilleure équipe et qu’ils ont une chance de connaître du succès, c’est la chose la plus importante », de dire Clouston.


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