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Sénateurs : Karlsson s'impose comme un leader en séries éliminatoires

par Staff Writer / Ottawa Senators

Par Chris Stevenson - Correspondant LNH.com

OTTAWA – Il n’aurait pas été farfelu d’imaginer un scénario où un défenseur étoile force un joueur adverse à rater le reste de la série grâce à une retentissante mise en échec dans le cadre de la série de première ronde de l’Association de l’Est entre les Sénateurs d’Ottawa et les Canadiens de Montréal.

Toutefois, ce scénario n’aurait probablement pas impliqué que ce soit le défenseur de 6 pieds et 180 livres des Sénateurs Erik Karlsson qui applique la plus percutante mise en échec de la série.

Karlsson a frappé le défenseur des Canadiens Nathan Beaulieu en deuxième période du match no 3 alors que Beaulieu acceptait une passe à l’intérieur de la ligne bleue de Montréal. Les Canadiens ont annoncé mardi que Beaulieu allait être à l’écart pour le reste de la série en raison d’une blessure au haut du corps.

« Cette mise en échec en plein centre de la glace était parfaite, dans les règles de l’art. Cela permet à l’équipe de s’emparer du momentum », a déclaré l’attaquant des Sénateurs Curtis Lazar.

« Je l’ai déjà vu servir quelques grosses mises en échec auparavant, mais il s’agissait probablement de sa plus percutante, a reconnu le défenseur des Sénateurs Cody Ceci. Cela nous a assurément donné de l’énergie. Il est un peu sorti de son élément. Il s’est levé et a appliqué une telle mise en échec. »

Les Sénateurs accusent un retard de 3-0 contre les Canadiens et feront face à l’élimination dans le quatrième match au Centre Canadian Tire mercredi (19 h (HE); TVA Sports, CBC, USA), mais ils pourraient difficilement en demander plus à Karlsson, dont le match no 3 pourrait bien avoir été son meilleur match dans l’uniforme des Sénateurs. Il a passé 31:12 sur la glace, a dirigé 12 tentatives de tir vers le filet, a effectué six mises en échec et a obtenu une mention d’aide sur le seul but d’Ottawa.

Il a été dominant aux deux extrémités de la patinoire.

Il a joué comme un capitaine.

Karlsson a été nommé le neuvième capitaine de l’histoire des Sénateurs avant le début de la saison régulière, et il était légitime pour certaines personnes de se demander si, à 24 ans, il était prêt à endosser cette responsabilité.

Ces spéculations ont semblé justifiées lorsque les Sénateurs ont connu un lent départ, et que le jeu de Karlsson était représentatif de celui de l’équipe.

Cependant, après un changement d’entraîneur et le retour de son partenaire Marc Methot, qui a raté les 37 premiers matchs de la saison en raison d’une blessure, Karlsson s’est épanoui. Il a amassé 43 points en 47 parties pour conclure la saison.

« Il a assurément évolué en tant que joueur et comme personne tout au long de l’année, a reconnu Ceci. Surtout dernièrement, il joue de manière incroyable pour nous. Il est un leader sur la glace et hors de celle-ci. On peut en apprendre beaucoup d’un gars comme lui. Je crois qu’il a fait ses preuves. »

« Oui, il est notre meilleur joueur, a confirmé l’attaquant des Sénateurs Mark Stone. Il amène beaucoup d’énergie, et pas seulement offensivement, car il est phénoménal aux deux extrémités de la patinoire. Si vous regardez la mise en échec qu’il a servie (dimanche) soir, on voit qu’il joue avec cœur. C’est tout ce qu’on peut demander. »

Lorsque Dave Cameron a pris les rênes de l’équipe au début du mois de décembre, il a évalué le jeu de Karlsson de cette manière : « Je ne veux pas réduire son nombre de coups de circuit, je veux réduire son nombre de retraits au bâton. »

Il y a eu beaucoup plus de coups de circuit. Cameron a mentionné qu’il était normal que Karlsson ne puisse jouer de manière aussi physique au cours d’une saison de 82 matchs qu’au cours des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

« Je l’ai vu souvent jouer de façon robuste. Pour beaucoup de joueurs comme [Karlsson], il est difficile de jouer de manière physique tout le temps, car ils jouent simplement trop, a nuancé Cameron. Lorsque l’on joue 30 minutes par match, on ne peut y aller à fond de train chaque soir. On voit habituellement [Karlsson] neutraliser son adversaire et lui subtiliser la rondelle. C’est ce qui se passe en séries. Les émotions sont plus présentes.

« Je crois que [Karlsson] souhaite seulement que tout le monde sache qu’il est plus qu’un joueur unidimensionnel. »

C’est ce qu’il tente de démontrer, et ses coéquipiers l’ont remarqué.

« Il est un leader, et c’est la chose la plus importante pour un capitaine, a affirmé Lazar. Nous avons pu voir jusqu’où il a pu élever son jeu. Nous avons connu une incroyable séquence, et il en était la colonne vertébrale. Son jeu s’est amélioré de manière fulgurante au cours de la saison. Au cours du dernier match, on a pu le voir attaquer avec la rondelle et appliquer cette mise en échec. C’est le genre de chose que l’on aime voir de son capitaine. Il mène véritablement par l’exemple. Je peux dire que je me suis rallié à lui cette saison. »

Karlsson a hérité du titre du capitaine de Daniel Alfredsson, le joueur le plus populaire de l’histoire des Sénateurs. Lorsque les Sénateurs accusaient un retard de 3-1 contre les Penguins de Pittsburgh en deuxième ronde des séries éliminatoires de l’Association de l’Est en 2013, il a été demandé à Alfredsson si les Sénateurs étaient capables de remporter trois victoires de suite pour remporter la série.

« Probablement pas », a-t-il répondu en toute honnêteté.

Karlsson avait une réponse différente lorsqu’il lui a été demandé si les Sénateurs pouvaient combler leur déficit de 3-0 contre les Canadiens à compter de mercredi dans le match no 4.

« Oh assurément, a-t-il déclaré. Nous allons y aller un match à la fois, et même si nous jouons de mieux en mieux à mesure que la série progresse, nous n’avons pas encore été en mesure de remporter une victoire. Il faudra le faire maintenant. C’est une question de vie ou de mort, et nous allons seulement nous concentrer sur le match de mercredi, puis nous allons voir ce qui va se passer. »

Si les Sénateurs veulent forcer la tenue d’un cinquième match, ils auront besoin de voir encore plus le Erik Karlsson qu’ils ont vu dans le troisième match.

Author: Chris Stevenson | Correspondant LNH.com

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