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Nouvelles des Sénateurs

S'amuser avec les chiffres : statistiques des Sénateurs en 2013 pour les lancers

par Chris Lund / Ottawa Senators

Le faible nombre de buts marqués est un sujet qui a souvent été évoqué chez les Sénateurs au cours de la saison 2013.

Effectivement, parmi les équipes qui ont participé aux séries cette année, les Sénateurs furent l’équipe qui a inscrit le moins de buts (116), à égalité avec l’Avalanche du Colorado pour le cinquième plus bas total dans la LNH. L’Avalanche, et les trois équipes derrière les Sénateurs (New Jersey, Floride et Nashville), sont toutes des formations qui étaient admissibles à la loterie du repêchage et elles sélectionneront parmi les 10 premières formations lors des assises de juin.

L’aspect qui a maintenu Ottawa dans la compétition, comme tout le monde le sait maintenant, est l’extraordinaire performance devant le filet. Les Sénateurs n’ont accordé que 104 buts à leurs adversaires, le deuxième plus bas total dans la LNH. La seule autre équipe qui a accordé moins de buts est les Blackhawks de Chicago, les gagnants du trophée du Président.

Une célèbre phrase, qui est répétée avec insistance chaque année, nous rappelle qu’une bonne défense vous fait gagner des championnats. Cela fait également la différence entre une équipe de bas de classement et une qui participe aux séries éliminatoires. Une seule équipe dans la LNH, le Wild du Minnesota, a participé aux séries avec un différentiel négatif au chapitre des buts, les Islanders de New York ont présenté avaient un différentiel égal et les Blue Jackets de Columbus furent la seule équipe de la LNH à rater les séries éliminatoires avec un différentiel positif.

Le différentiel de buts est un processus qui comprend deux parties : 1) marquer des buts et 2) Empêcher l’adversaire de marquer. Les Sénateurs furent beaucoup plus efficaces dans ce dernier aspect en 2013.

L’une des grandes questions pour les Sénateurs aujourd’hui est la suivante : comment s’y prendront-ils pour marquer davantage de buts dans l’avenir? Le système défensif et le rendement des gardiens de l’équipe sont deux aspects prometteurs. Pour faire le saut au sein des équipes d’élite, les Sénateurs auront besoin de soutien afin d’alléger le fardeau des gardiens de but.

Pendant une bonne partie de la saison, plusieurs spéculaient que l’équipe « s’installait » pour des tirs et se sont contentés de lancers en périphérie. Intuitivement, c’est plutôt logique. Bien des lancers (les Sénateurs furent les meneurs de la ligue au chapitre des tirs par match) et peu de buts marqués peuvent certainement se prêter à cette théorie.

Dans la situation contraire, cependant, la capacité des Sénateurs de contrôler la possession de la rondelle à plusieurs de leurs matchs — en particulier ceux dont ils ont subi la défaite et lorsqu’ils ont obtenu en moyenne un total de lancers plus élevé par match et un plus grand différentiel de tirs — vient contredire la théorie voulant que plusieurs de leurs tirs fussent objectivement mauvais. De mauvais lancers ne génèrent pas nécessairement d'autres tirs, mais peuvent créer des occasions de remettre la rondelle à l'adversaire.

Ainsi, j’ai décidé d’observer les statistiques des lancers à travers la ligue pour voir si les Sénateurs décochaient des lancers plus souples que leurs pairs à forces égales.

J’ai jeté un coup d’œil à la distance moyenne des lancers des Sénateurs, la distance moyenne de leurs buts marqués et leur pourcentage global de lancers. Pour ajouter au contexte, j'ai aussi tenu compte des rebonds, question de déterminer le nombre de rebonds enregistrés, de la distance moyenne à partir du filet et, par conséquent, du pourcentage de réussite sur les chances d’obtenir un retour de lancer. De cette façon, je pense que nous avons une meilleure idée de la façon dont l’équipe fonctionne en ce qui concerne la circulation et les deuxièmes chances de marquer.



Pour donner un portrait global, j’ai répété le processus pour chaque équipe de la LNH afin d’avoir une idée du fonctionnement des choses d’une équipe à l’autre. Ainsi, j’ai obtenu la moyenne de la ligue pour la saison 2013.

Les résultats pourraient vous surprendre.

Les Sénateurs ont lancé la rondelle à une distance moyenne de 35,6 mètres et ils ont marqué leurs buts à une distance moyenne de 24 mètres. Ils ont marqué à 5,9 pour cent, le plus faible pourcentage de la ligue et la seule équipe à être sous la barre des six pour cent cette saison. En ce qui concerne les retours de lancer, les Sénateurs ont décoché 64 tirs à une distance moyenne de 14,4 mètres. Ils ont marqué dans l’ordre de 26,6 pour cent lors d’un retour de lancer.

À travers la ligue, les chiffres se comparent favorablement. En moyenne, une équipe de la LNH décoche des lancers à 34,9 mètres et a marqué des buts à 22,7 mètres. Il n’y a pas une énorme disparité ici. Mais, curieusement, les équipes ont atteint la cible à 8 pour cent sur des distances similaires.

Au chapitre des retours de lancer, la moyenne de la ligue était de 52,6 occasions à 16,5 mètres. En moyenne, une équipe de la LNH atteint la cible sur un retour à 27,6 pour cent. Encore une fois, ce sont des moyennes similaires à celles des Sénateurs d'Ottawa, alors que ces derniers génèrent effectivement plus d'occasions de rebonds.

Alors, que pouvons-nous déterminer?

Une conséquence indirecte de la saison écourtée? Les Sénateurs ont tout simplement été malchanceux en 2013 à forces égales. De la même façon, nous avons vu le contraire au premier tour éliminatoire contre Montréal, alors que les Sénateurs ne triomphaient pas systématiquement de leurs adversaires au chapitre des tirs au but, même s’ils ont marqué six buts à deux reprises et remporté la série en cinq matchs. Il va de soi qu’en 2013-2014, les choses se replaceront quelque part entre les deux instances.

Comme nous l'avons vu dans les séries éliminatoires, les Sénateurs sont une équipe beaucoup plus prolifique lorsque leurs joueurs bourdonnent autour du gardien adverse. Malgré qu’il n’existe pas de données sur les « tirs voilés », malheureusement, il y a une valeur indéniable à avoir des joueurs en retrait. Même si leur total de rebonds est plus élevé que la moyenne de la ligue, il faut néanmoins atteindre la cible.

Si les Sénateurs continuent de préconiser le même système et à maintenir des joueurs à l’avant, il est possible que les statistiques offensives (proportionnelles) se stabilisent l’an prochain, alors qu’il y aura une saison de 82 matchs. Avec de potentielles acquisitions au cours de la saison morte et des joueurs en santé comme Spezza, Michalek ou Karlsson, il s’agira d’un plus pour la formation.


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