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Nouvelles des Sénateurs

Ruutu met du piquant

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Jarkko Ruutu estime qu'il est dans un état d’esprit moins trépidant à l’extérieur de la patinoire, tout le contraire du joueur intense que l'on peut voir sur la patinoire dans l'uniforme des Sénateurs d'Ottawa (Graig Abel/NHLI via Getty Images).
Avec son sourire diabolique, Jarkko Ruutu confirme qu’il adore sa vie de hockeyeur sur la sellette.


L’attaquant des Sénateurs d’Ottawa tire une fierté toute particulière d’être l’un des agitateurs les plus aguerris de la Ligue nationale de hockey, un type courageux qui, la plupart du temps, sait comment taper sur les nerfs d’un joueur adverse. Même s’il ne s’agit pas exactement d’un moyen d'expression artistique, le fougueux joueur finlandais vous dira tout de même qu’il faut du talent pour effectuer ce genre de besogne.

« Principalement, mon travail consiste à restreindre au maximum le temps et l’espace qu’un adversaire dispose avec la rondelle et de voir sa réaction », a déclaré Ruutu, âgé de 33 ans. « Lorsqu’il (l’adversaire) démontre de la frustration, il est facile de le faire sortir de ses gonds. Certains joueurs ne se donnent pas la peine (de répliquer), car ils ne sentent pas interpellés. Il est plus facile de provoquer et de frustrer des joueurs qui s’impliquent avec émotion dans un match.

« Toutefois, il faut agir de façon intelligente. Si votre équipe est en avance dans le match, vous ne voulez pas leur accorder (aux adversaires) un avantage ou une occasion d’en tirer profit. J’imagine que c’est un aspect que l’on apprend à force de jouer et en vieillissant. D’année en année, vous le comprenez toujours un peu mieux. J’y pense également. Le jeu se passe sur la patinoire. Vous devez penser à déceler leurs points faibles … C’est un jeu psychologique. »

Un jeu qui s’adapte convenablement à la nature d’un joueur qui se considère comme un compétiteur né. Ruutu s’est forgé une réputation d’agitateur bien méritée en huit saisons dans la LNH, avec les Canucks de Vancouver (l’équipe qui l’a sélectionné en troisième du repêchage de 1998), les Penguins de Pittsburgh et les Sénateurs.

« Honnêtement, cela est tout à fait naturel, de dire Ruutu. Je n’ai jamais pensé véritablement à cela. Je suis un type de nature très compétitive et je me donne entièrement. Je tente de jouer le plus intensément possible et je crois que cela vient naturellement.

« J’aime jouer avec émotion. De cette façon, je suis au sommet de mon art. Chaque match est différent également. Pendant certains matchs, rien ne se produit et rien ne sert de susciter quoi que ce soit. Mais dans d’autres affrontements, c’est nécessaire. »

À l’extérieur de la patinoire et loin de l’intensité, Ruutu entre dans un état d’esprit moins trépidant, surtout près de ses coéquipiers dans le vestiaire des Sénateurs.

Principalement, mon travail consiste à restreindre au maximum le temps et l’espace qu’un adversaire dispose avec la rondelle et de voir sa réaction. Lorsqu’il (l’adversaire) démontre de la frustration, il est facile de le faire sortir de ses gonds. Certains joueurs ne se donnent pas la peine (de répliquer), car ils ne sentent pas interpellés. Il est plus facile de provoquer et de frustrer des joueurs qui s’impliquent avec émotion dans un match. - Jarkko Ruutu
« J’ai deux personnalités, l’une sur la glace et l’autre à l’extérieur de la patinoire, a-t-il dit. Je ne crois pas que je suis le moindrement sérieux hors de la patinoire. J’aime avoir du plaisir et être de bonne humeur. Je plaisante et je ris de moi-même et de mes erreurs. Je trouve cela plutôt amusant. »

Lorsqu’il sort du cadre de la Place Banque Scotia, Ruutu aime bien se détendre dans un sauna à proximité. « Il y a quelques endroits intéressants par ici », dit-il. Il aime aussi écouter de la musique et passer du temps avec son chien, un petit caniche.

« C’est tout. Rien de trop sérieux, a-t-il dit. Ensuite, je me prépare pour le prochain match. »

Son penchant pour la musique métal couvre pratiquement toute la gamme, d'une extrémité de l'échelle à l'autre.

« J’écoute des pièces assez « heavy », d’autres moins intenses et un peu de musique finlandaise, dit-il. Je n’écoute pas beaucoup de country, si l’on peut dire. Mais lorsqu’une pièce a un bon rythme et une bonne mélodie, je l’apprécie habituellement. »

Il peut-être approprié qu’un garnement comme Ruutu puisse trouver un malin plaisir à écouter l’œuvre de son groupe métal préféré, Metallica. Il affirme qu’il a vu cette formation en spectacle une douzaine de fois et que ce genre musical est très populaire en Finlande.

« Les gens là-bas (en Finlande) adorent cela, a-t-il indiqué. Je crois que c’est l’aspect sombre de cette musique. »


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