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Nouvelles des Sénateurs

Réponses à cinq questions

par Chris Lund / Ottawa Senators



Dans le cadre de sa couverture de la première ronde des séries éliminatoires, les collaborateurs de NHL.com ont posé cinq questions brûlantes à la veille du début de l’affrontement entre les Sénateurs et les Canadiens de Montréal. Heureusement, en tant qu’individu qui regarde BEAUCOUP de matchs des Sénateurs (lire tous les matchs), je crois que je suis qualifié pour leur trouver des réponses en avance.

Ils ont posé des questions et livré des réflexions, et j'ai fait de mon mieux pour répondre honnêtement et objectivement.

Regardons ce qu’ils voulaient savoir (les analyses de NHL.com sont en italiques)...

1. Dans quel état se présentera Erik Karlsson?

Le détenteur du trophée Norris a raté tout près de 10 semaines d'activités après avoir été opéré au tendon d'Achille. Il est revenu au jeu jeudi et a été utilisé pendant plus de 27 minutes, ayant préparé les deux buts des Sénateurs qui leur ont permis de vaincre les Capitals de Washington et de confirmer leur présence en séries. Les Sénateurs sont parvenus à se qualifier pour les séries sans Karlsson, mais ils auront besoin de lui pour aller loin en séries éliminatoires.

Évidemment, la santé de Karlsson constitue une grosse inquiétude. Non seulement était-il légitime et tout à fait justifié de débattre avant sa blessure à savoir si oui ou non il était le meilleur joueur de hockey, mais sa présence dans l'alignement a donné un énorme coup de pouce à l’équipe depuis son retour.

La saison dernière, tout comme Karlsson, Travis Zajac, des Devils du New Jersey, a tenté un prompt rétablissement d’une déchirure à un tendon d’Achille, mais il a dû s’absenter de nouveau après quelques matchs, car il ne se sentait tout simplement pas bien sur la patinoire. Karlsson, cependant, semble être en pleine forme. Il passe déjà de nombreuses minutes sur la glace et il livre un rendement similaire à celui qu’il effectuait avant de subir sa blessure. Il n’a peut-être pas encore atteint sa pleine vitesse d’antan, mais cela ne saurait tarder. Il convient également de noter que Zajac est cinq ans plus âgé que Karlsson et que cette différence d'âge peut être un facteur important quand il s'agit de temps de rétablissement.

Si nous avons besoin d'une preuve visuelle supplémentaire, même un simple jeu comme ce tir au but démontre à quel point joue Karlsson alors qu’il vient à peine de revenir au jeu.

Il se démarque dans l'espace, mène l’attaque et décoche un tir au but. Sa capacité à mener le jeu vers le filet adverse est son principal atout et il ne semble pas avoir ralenti d’un iota. Karlsson a disputé trois matchs et fut choisi parmi les trois étoiles lors de chaque affrontement, en plus d’avoir bénéficié d’une bonne pause après le dernier match du calendrier régulier à Boston.

Les Sénateurs, leurs partisans et les observateurs en général devraient considérer qu’il devrait bien s’en tirer lorsqu’il reprendra le collier.

2. Reste-t-il beaucoup d’essence dans le réservoir de Daniel Alfredsson?

Aucun joueur n’a joué un rôle plus significatif pour la franchise des Sénateurs que son capitaine de longue date. Alfredsson a rebondi en 2011-2012, mais il a été parmi les nombreux joueurs de son équipe qui ont connu des difficultés en attaque cette saison. Alfredsson a raté un match et a passé en moyenne plus de 19 minutes sur la patinoire par match, mais il n’est plus la menace offensive qu'il était. Alors que l’aspect offensif risque d’être difficile, Alfredsson doit connaître de grandes séries éliminatoires afin d’espérer le succès.

La réponse à cette question doit être fort simple : assez. Ce n'est pas un secret pour personne qu’à 40 ans, Alfie ne pourra pas passer 10 autres années chez les Sénateurs, même si ces derniers l’apprécient énormément. Toutefois, pour quiconque a suivi les Sénateurs cette année, il est clair que l'homme peut encore jouer au hockey.

Sa capacité à manier la rondelle a été un atout dans les deux sens de la patinoire et sa créativité offensive a bien servi son équipe. Avec 26 points en 47 matchs, il s’agit d’une marque totalement respectable si l'on considère les problèmes de cette équipe en attaque dans son ensemble.

Alfredsson a également joué un grand rôle dans le système défensif de l'équipe, en passant en moyenne un peu moins de deux minutes par match en infériorité numérique. Il a est régulièrement utilisé contre les meilleurs joueurs offensifs de la conférence à forces égales.

La preuve...

Lorsque vous prenez cela en considération et que vous remarquez que les Sénateurs sont la deuxième équipe dans la ligue à avoir accordé le plus petit nombre de buts cette saison, c'est un exploit impressionnant pour n'importe quel joueur, surtout pour un athlète qui roule sa bosse depuis longtemps. Au cours d'un calendrier épuisant, il a réussi à jouer dans des situations importantes, aidé à freiner les meilleurs buteurs adverses et maintenir un taux de production très respectable.

Le jeu défensif est la force motrice derrière ce système des Sénateurs et Alfredsson a été un élément clé de son succès. Lorsque l’équipe recommencera à marquer des buts, il sera un facteur important sur la feuille de pointage.

À titre de référence, il a inscrit 105 points en 89 matchs contre Montréal et deux buts en quatre matchs contre le Tricolore cette saison.

3. Est-ce que Craig Anderson sera à la hauteur de ses statistiques?

Les statistiques révèlent qu’Anderson fut le meneur dans la LNH au chapitre de la moyenne de buts alloués et du pourcentage d’arrêts pendant la majeure partie de la saison, malgré une entorse à la cheville qui l’a forcé à rater un tiers de la campagne. Mais le seul chiffre qui compte dans les séries éliminatoires est celui des victoires. Anderson a bien joué au premier tour contre les Rangers de New York, les favoris du printemps dernier, mais n’a pas été en mesure de tenir le coup après qu’Ottawa eut pris une avance de 3-2. Si les Sénateurs obtiennent la même chance cette année, il doit trouver un moyen d'obtenir cette quatrième victoire.

Pour obtenir ces chiffres, Anderson a été certainement aidé par le nombre de matchs qu'il a disputés au cours d’une saison déjà raccourcie, mais son rendement est le fruit d’un système défensif préconisé dans son ensemble.

Lorsque les Sénateurs jouent bien, leurs gardiens peuvent se préparer à affronter la majorité des lancers et faire face à l’adversaire pendant que les défenseurs cherchent à éviter d’accorder une deuxième chance, sortir la rondelle et effectuer des remontées. Il a excellé lorsque fut le temps d'arrêter les premiers lancers et, par conséquent, pour relancer des contre-attaques.

En ce qui concerne Anderson lui-même, il a été très calme et détendu dans les buts durant toute la saison. Ses excellentes prestations sont dues à un excellent positionnement et sa capacité à lire le jeu. Il va sans dire qu'il aura besoin de l'aide de sa défense au cours d'une série éliminatoire, mais si cette dernière continue à limiter la deuxième et la troisième chance autour du filet, il sera difficile de déjouer Anderson.

En deux participations en carrière en séries éliminatoires, les deux fois au sein d’équipes négligées avec l’Avalanche en 2010 et les Sénateurs en 2012, Anderson a présenté un pourcentage d’arrêts de 0,933 en 14 matchs. Si les Sénateurs peuvent lui fournir un certain soutien, il devrait être en mesure de leur donner le rendement nécessaire pour gagner des matchs.

4. Comment se comporteront les jeunes sous la pression?

L’une des principales raisons qui expliquent que les Sénateurs sont en séries est la performance de leurs jeunes joueurs. En raison des nombreux joueurs blessés, 13 recrues ont évolué au sein de l’équipe. Mika Zibanejad, Jakob Silfverberg, Patrick Wiercioch et Eric Gryba sont arrivés et ont fait du bon travail. Toutefois, bien jouer en saison régulière est une chose, mais le faire sous la pression des séries éliminatoires en est une autre. Ottawa doit éviter que leurs jeunes joueurs soient stressés en séries éliminatoires.

Chaque fois que vous vous retrouvez avec un groupe de jeunes joueurs, il y a toujours une inquiétude sur la façon dont ils vont réagir sous les projecteurs. Les Sénateurs compteront environ une demi-douzaine de joueurs qui disputeront leur premier match éliminatoire dans la LNH jeudi soir et nous aurons une meilleure idée après la première mise en jeu.

Néanmoins, les Sénateurs ont quand même déniché des joueurs qui ont remporté des matchs importants à tous les niveaux. Les joueurs mentionnés dans le texte de préambule ci-dessus sont tous d'excellents exemples. Zibanejad a marqué le désormais célèbre but gagnant en prolongation pour la Suède au championnat mondial junior, Jakob Silfverberg fut le joueur par excellence des séries éliminatoires dans la Ligue élite de Suède (et il a pris part aux séries éliminatoires avec les Sénateurs l'an dernier), tandis que Wiercioch et Gryba ont tous deux remporté la Coupe Calder avec les petits Sénateurs.

Bien que ces expériences ne sont pas tout à fait équivalentes à l'intensité amplifiée des séries éliminatoires de la LNH, elles révélatrices d’une culture de la victoire que la franchise tente de créer au sein de sa relève. Il est utile d'avoir des joueurs qui ont gagné dans des calibres inférieurs. L'ampleur des victoires n’est peut-être pas la même, objectivement parlant, mais le sentiment de trouver un moyen de faire le travail demeure en vous.

Ces moments ont aidé ces jeunes joueurs pendant la course pour décrocher une place en séries éliminatoires cette saison et cela les aidera également lorsque les séries se mettront en branle, même s’il s’agit pour eux d’une expérience d’apprentissage.

5. Est-ce que les Sénateurs peuvent contrôler l’allure du match?

Ottawa ne veut pas se retrouver dans une situation rocambolesque. MacLean préconise un style de jeu axé sur la patience qui peut rendre ses adversaires fous. Plus de la moitié des matchs des Sénateurs se sont décidés par un seul but. MacLean serait probablement heureux de voir des matchs disputés le long des rampes et en zone neutre, plutôt que de voir son équipe échanger des chances de marquer avec l’adversaire. Cela signifie un bon contrôle de la rondelle et de limiter les revirements.

Il s’agit véritablement de l’enjeu de la série ici. Ces deux équipes connaissent du succès lorsque le jeu est rapide et elles génèrent beaucoup de situations en attaque vers le gardien adverse. Afin d’espérer imposer son rythme, exceller en possession de la rondelle sera nécessaire.

Les Sénateurs ne veulent évidemment pas se retrouver dans une course en dépit de leur désir de jouer avec de la rapidité. Le fait de passer constamment d’un bout à l’autre de la patinoire provoque des carences dans le système de jeu et des erreurs. En tant qu’équipe qui a connu beaucoup de succès en raison de sa capacité à s'en tenir son système de jeu, les Sénateurs veulent jouer aussi vite que possible sans perdre la forme.

Certains vont revenir en arrière et regarder les matchs entre les Sens et le Tricolore plus tôt cette saison et remarquer que le CH a dominé l’aspect de la possession de la rondelle. C’est tout à fait exact. Toutefois, les Sénateurs avec les Milan Michalek, Erik Karlsson et Jared Cowen dans la formation changent les données. Voici trois des meilleurs joueurs en possession de la rondelle pour Ottawa, ce qui devrait équilibrer les choses.

On ne peut nier que les Sénateurs, malgré des résultats mitigés à leur dernière semaine de la saison, ont été une équipe à la limite dominante lorsqu’elle est en possession de la rondelle. Même s'ils n'ont pas toujours obtenu les résultats escomptés pour le prouver, lorsque vous obtenez deux fois plus de tirs au but que l’adversaire, c’est révélateur.


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