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Nouvelles des Sénateurs

Pour Regin, tout est une question de temps

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Le centre des Sénateurs Peter Regin affirme qu'il a dû s'adapter au fuseau horaire en s'amenant en Amérique du Nord depuis son pays natal, le Danemark (Photo par André Ringuette/NHLI via Getty Images).
Pour Peter Regin, le facteur temps est toujours capital.


Et pas seulement quand il s'agit de fabriquer des jeux lorsque le sport se déroule à un rythme plus rapide que partout ailleurs dans le monde.

Effectivement, l’athlète de 24 ans natif de Herning, au Danemark, ressent qu’il doit toujours prendre en considération l’heure de son port d’attache, pour ainsi dire, quand il s'agit de maintenir un lien avec sa patrie européenne. Cela demeure la plus grande adaptation à la vie en Amérique du Nord pour l’attaquant des Sénateurs d'Ottawa, qui en est à sa deuxième année.

« Le changement de fuseau horaire fut le plus important », a dit Regin de sa traversée de l’Atlantique, qui a commencé par une saison dans la Ligue américaine de hockey avec les Senators de Binghamton en 2008-2009. « J'ai vécu loin de la maison pendant trois ans en Suède, donc je me suis habitué à être loin de chez moi.

« Mais avec le décalage horaire (en Amérique du Nord), on ne peut pas appeler ses amis à tout moment. Ce fut une différence et cela me dérange encore parfois. On doit planifier lorsqu’on veut appeler ses amis et sa famille. »

Cette différence de fuseau horaire s'applique aussi à ses parents, Regin Jensen et Lene, qui sont maintenant habitués à regarder leur fils disputer des matchs dans la Ligue nationale de hockey au petit matin sur Internet.

« Ils sont très heureux pour moi et très heureux de me voir ici », a dit Regin avec un sourire. « Mais je suis convaincu qu'ils aimaient mieux (lorsqu’il s’agit de l’heure de la journée) lorsque je j’évoluais dans mon pays, car ils n’avaient pas à veiller si tard dans la nuit. »

Mais si Regin parvient à continuer sa percée, Ottawa et les Sénateurs feront partie de sa vie pour encore longtemps. Bien que ses options étaient limitées en ce qui concerne un mouvement potentiel à titre de joueur autonome avec restriction au printemps, Regin savait exactement où il voulait être après avoir offert sans doute l’une des meilleures performances de sa formation en séries éliminatoires contre les Penguins de Pittsburgh.

« J'aime être ici, j'aime l'équipe et l'organisation, a dit Regin. Et j'aime la ville, aussi, donc je tenais à être ici, bien sûr, et je voulais revenir.

« Lorsqu’on accède à la LNH, c'est un rêve qui se réalise, donc peu importe le genre de ville, on est heureux d'être ici. Mais Ottawa est une ville très agréable et j'adore être ici. »

À certains égards, la ville rappelle à Regin son patelin. Il qualifie la capitale nationale comme étant « sans doute la ville la plus européenne de toutes les villes de la LNH. Je ne sais pas si c'est la culture à moitié française, mais c'est comme un petit patelin plutôt qu’une grande ville. Les gens sont gentils et le rythme n’est ni trop lent, ni trop rapide non plus. »

La meilleure illustration de ce mode de vie est Westboro, le quartier ouest d'Ottawa où Regin habite actuellement. C'est un endroit où il peut vaquer à ses affaires à l’extérieur de la patinoire en passant à peu près inaperçu, que ce soit sortir pour prendre un café ou une promenade le long de la rivière des Outaouais.

« Je pense que je suis assez chanceux », a déclaré Regin, le choix de troisième ronde (87e au total) des Sénateurs lors du repêchage de la LNH en 2004. « Quand je sors avec Erik (Karlsson) ou (Jason) Spezza ou qui que ce soit, ils se font tous reconnaître, mais les gens ne me reconnaissent jamais, ce qui est assez agréable, en fait. »

Bien que les hivers légendaires d'Ottawa n'aient pas été aussi rigoureux depuis qu'il est ici, Regin pense qu'il peut faire face au pire. Surtout après avoir déjà passé trois saisons avec Timra IK, une équipe de la Ligue élite suédoise basée à Sundsvall, à environ quatre heures au nord de Stockholm.

« Il y a un peu plus de neige ici, mais je crois que ce n’est pas si mal, dit Regin. « Lorsque j'ai joué en Suède, il faisait très froid et l'obscurité durait toute la journée pendant les hivers. Là-bas en hiver, c’était bien pire qu'ici. »


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