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Nouvelles des Sénateurs

Phillips a raflé l'or deux fois

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Chris Phillips sourit lorsqu’il raconte son histoire à nouveau, un récit d’occasions manquées.


Les minutes s’écoulaient en finale du Championnat mondial junior 1996 de l’IIHF à Boston, alors qu’Équipe Canada détenait une confortable avance de 4-1 sur la Suède et une quatrième médaille d’or à l’horizon.

Tout ce qui comptait était la sirène annonçant la fin du match et la célébration qui allait s’en suivre. Cela inquiétait toutefois Phillips, qui n’avait pas vu de temps de glace en finale et il ne croyait pas que cela aurait changé à la dernière minute.

« À ma première année (au mondial junior), je n’avais pas joué beaucoup », a déclaré le défenseur des Sénateurs d’Ottawa. « Pendant quelques matchs, je n’avais même pas effectué une seule présence. Ensuite, ce fut la finale et nous étions en avance (par trois buts) et il restait environ une minute à faire. Là, l’entraîneur nous avait dit : “Avant de sauter sur la patinoire et de lancer vos casques, vos gants et vos bâtons un peu partout, laissez vos affaires sur le banc.” Cela facilitait la tâche pour tout le monde.

« Je lui ai remis mes affaires sur-le-champ et je me préparais à sauter sur la patinoire. Mais, alors qu’il ne restait que 30 ou 40 secondes à faire au match, l’entraîneur (Blair Mackasey, l’adjoint à l’entraîneur-chef Marcel Comeau) a scandé mon nom pour aller sur la patinoire, mais j’avais enlevé mes pièces d’équipement. Donc, j’ai raté une occasion pour une présence, mais ce n’est pas grave. »

Phillips a dû se contenter de rire de ce moment, tout comme il le fait encore 13 ans plus tard.

« Ce fut une grande expérience pour moi et une présence de 30 secondes n’aillait pas faire une différence sur ce que je ressentais à propos de la tournure des événements au tournoi, dit-il. J’étais ravi d’y avoir participé et d’avoir fait partie d’une équipe championne.

« Le fait d’avoir pris part au camp (de sélection) de décembre et d’avoir été choisi au sein de l’équipe fut déjà excitant. Je ne m’y attendais pas. Remporter une médaille d’or avec Équipe Canada, ce fut très plaisant. »

Le sentiment fut fort différent un an plus tard à Genève, en Suisse. Phillips, qui fut sélectionné par les Sénateurs à titre de tout premier choix du repêchage de la LNH en 1996, était le leader à la ligne bleue pour Équipe Canada au CMJ de 1997. Le Canada avait blanchi les États-Unis 2-0 pour remporter une cinquième médaille d’or d’affilée.

« J’ai joué beaucoup plus et mon rôle était beaucoup plus important », a déclaré Phillips en se remémorant son expérience de 1997. « Ce fut plus facile pour moi de célébrer cette victoire. »

Ces deux médailles d’or au mondial junior demeurent des souvenirs impérissables pour Phillips, qui comprend pleinement l’importance de ce tournoi aux yeux des Canadiens et aux jeunes joueurs de hockey qui rêvent de représenter leur pays sur la scène internationale.

« Lorsque vous êtes dans cette période d’âge (l’adolescence), c’est le tournoi dont tout le monde rêve de participer, a dit Phillips.
« Il y a beaucoup de reconnaissance et ce tournoi est très regardé au Canada. Il y a tellement de frénésie pendant Noël et le temps des Fêtes. C’est toute une sensation de vêtir le chandail avec le drapeau de votre pays et de gagner un championnat. »

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