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Nouvelles des Sénateurs

Neil : « Je ne me vois pas jouer ailleurs »

par Rob Brodie / Ottawa Senators

Par un après-midi de juin il y a presque une décennie, cela semblait très loin des préoccupations de Chris Neil.

Même si le Marine Midland Arena de Buffalo — endroit où a eu lieu le repêchage de la LNH en 1998 — a changé de nom à quelques reprises depuis, l'équipe qui a donné la chance à Neil de vivre son rêve de jouer dans la Ligue nationale de hockey demeure la même.

L’attaquant de 33 ans ne peut imaginer les choses autrement.

« C’est l’équipe qui m’a repêché. C'est avec elle que je veux être », a déclaré un Neil heureux plus tôt aujourd'hui à ottawasenators.com après avoir entériné une prolongation de contrat de trois ans qui lui permettra de rester à Ottawa jusqu’à la saison 2015-2016.

« Je suis heureux d’avoir été en mesure de régler ce dossier. Nous avons entamé les pourparlers il y a un certain temps. Les deux parties sont satisfaites et je suis très content. J’aime la direction que l’équipe a adoptée et je veux en faire partie. »

Lorsqu’on retourne au 27 juin 1998, lorsque les Sénateurs ont sélectionné Neil en sixième ronde (161e au total) dans l’amphithéâtre connu aujourd'hui connu sous le nom de First Niagara Centre, Neil était loin de penser qu’il disputerait 14 saisons, lui qui a roulé sa bosse dans les ligues mineures pendant trois saisons avant de finalement aboutir chez les Sénateurs pour de bon en 2001-2002.

« On ne pense pas à ce genre de chose », a déclaré Neil, maintenant un vétéran de 10 ans. « Lorsqu’on arrive dans la ligue et que l’on constate les statistiques sur la durée moyenne d’un joueur dans le circuit... le fait d’avoir été en mesure de durer si longtemps et de contribuer, de vivre quelques séquences mémorables avec certains joueurs incroyables, ce fut un rêve devenu réalité pour moi. »

Au fil des ans, il est devenu un atout précieux et un leader au sein de l’équipe — l'un des quatre joueurs que le directeur général des Sénateurs, Bryan Murray, a choisis pour construire autour lorsqu’il a commencé un processus de reconstruction la saison dernière. Il s’agit d’une responsabilité que le natif de Flesherton, en Ontario, ne prend pas à la légère et, comme quiconque le connaît vous dira, il ne l'aurait pas fait d’une façon différente.

« Quand je suis arrivé dans la ligue, des joueurs comme Wade Redden et Curtis Leschyshyn m'ont pris sous leur aile et ils m'ont fait entrer dans le moule en tant que joueur, a déclaré Neil. J’essaie de faire la même chose en vieillissant. J'ai appris d'eux et maintenant j'essaie d'enseigner les choses qu’ils m’ont apprises aux jeunes. La présence de vétérans dans le vestiaire aide de façon certaine.

« La façon dont je me présente et que je me dévoue pour l'équipe... je mets mes statistiques personnelles de côté et j’essaie de faire ce qui est mieux pour l'équipe. Il (Murray) voulait des joueurs de la sorte et c'était un honneur pour moi d’obtenir sa confiance. »

Neil a connu deux de ses saisons les plus productives en 2005-2006 (16-17-33) et en 2006-2007 (12-16-28) avec Murray derrière le banc, alors que les Sénateurs avaient atteint la finale de la Coupe Stanley pour la première fois de leur histoire moderne lors de la deuxième campagne. Un vrai sens de la loyauté s’est clairement développé entre Neil et Murray, et la même chose se produit aussi avec l’actuel entraîneur-chef Paul MacLean, alors que Neil a inscrit 13 buts et 28 mentions d’aide en 2011-2012 et marqué un but gagnant en prolongation au deuxième match éliminatoire contre les Rangers de New York au cours duquel il fut l’un des joueurs les plus efficaces chez les Sénateurs.

« Avec Bryan en tant qu’entraîneur et DG, il a été incroyable dans cette organisation, a déclaré Neil. Il a fait un excellent travail et il a été certainement l’un de mes entraîneurs préférés. Il m'a donné l'occasion de jouer et il sait comment soutirer le meilleur d’un joueur. Paul MacLean agit de la même façon. Mac obtient le meilleur parti de ses joueurs et c’est super.

« Lorsque vous avez un bon personnel d'entraîneurs et de direction, cela facilite la prise de décision de rester ici. »

Avec 731 matchs derrière la cravate et désormais lié avec l'équipe pour au moins quatre autres saisons, Neil est clairement en voie de devenir le troisième joueur seulement — après le capitaine Daniel Alfredsson et le défenseur Chris Phillips — à avoir disputé 1 000 matchs en carrière dans l’uniforme des Sénateurs. Cette longévité et cette loyauté font la fierté de Neil.

« Être capable de faire partie d'une seule organisation pendant toute sa carrière, c’est quelque chose, a déclaré Neil. Il y a une notion de fidélité autant de la part du joueur que de l’équipe. Les Sénateurs ont été incroyables pour moi. Ils m'ont donné l'occasion de jouer (dans la LNH) et j'essaie de jouer aussi intensément que je le peux et faire de mon mieux pour aider l'équipe à gagner. C'est ce qu'ils apprécient chez moi et j'ai hâte de continuer dans la même veine.

« Disputer 1 000 matchs avec une équipe serait incroyable. C’est assez remarquable de voir qu’ils (Alfredsson et Phillips) ont atteint ce plateau. Ces deux joueurs m’ont beaucoup aidé dans mon perfectionnement. Lorsqu’on regarde Alfie s’entraîner tous les jours, on constate qu’il peut être encore meilleur chaque jour et il nous pousse à faire de même. Ils sont deux modèles faciles à suivre. »

Au fil des ans, Neil a également tissé des liens dans la communauté de sa ville d’adoption. Lui et sa femme, Caitlin, sont les présidents d'honneur de la Maison de Roger et ils élèvent trois enfants en bas âge — Hailey, 5 ans; Cole, 2 ans et Finn, huit mois — dans ce qu'ils croient être le milieu idéal. Voilà une autre raison importante qui convainc Neil de ne pas vouloir jouer ailleurs.

« C'est mon chez-moi après le hockey, a-t-il dit. Les partisans ont été incroyables ici. Ils ont eu beaucoup de chance de nous voir offrir un bon produit sur la glace (pour eux) au cours des dernières années, mais même lors des années où nous n'avons pas participé aux séries éliminatoires, ils étaient derrière nous et nous ont encouragé à nous surpasser, ce qui en dit long.

« Partout où l’on va, les gens nous disent souvent à quel point nous sommes importants dans la communauté et des trucs comme ça. Il est important pour moi de prendre part à l'entraide communautaire et m’engager auprès de la Maison de Roger. Nous sommes heureux de voir nos enfants grandir dans une belle ville, également. Je ne peux pas m'imaginer jouer ailleurs. »

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