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Nouvelles des Sénateurs

MacLean : « Ma route ne fut pas une autoroute à quatre voies »

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Paul MacLean, l'entraîneur-chef des Sénateurs, effectuera un retour au bercail en quelque sorte vendredi soir, alors qu'Ottawa entamera sa saison 2011-2012 contre les Red Wings à Detroit, où il a auparavant agi à titre d'adjoint au cours des six dernières saisons (Photo par André Ringuette/Freestyle Photography/OSHC).
Son arrivée officielle dans la confrérie des entraîneurs de la Ligue nationale de hockey aura lieu dans un peu plus de 24 heures.


Paul MacLean attendait ce moment depuis des années. Et comme le dirait l’entraîneur des Sénateurs d’Ottawa, ce n’est pas exactement le genre de parcours qu’un jeune garçon d’Antigonish, en Nouvelle-Écosse, avait envisagé au cours de sa jeunesse.

« Ma route ne fut pas une autoroute à quatre voies, » a déclaré MacLean, âgé de 53 ans, en pensant à quel point il est venu de loin, d'abord comme un joueur de la LNH hautement productif et maintenant comme entraîneur qui mènera le bal pour la première fois dans le meilleur circuit du hockey. « Ce fut une petite route de campagne sans pavage. Il y avait quelques gars ici et là, mais ce n'était pas un chemin tracé. »

Finalement, cependant, avec de l'encouragement à la maison, MacLean décida de se diriger vers l'ouest et de tenter sa chance avec les Olympiques de Hull de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Ce fut un tremplin vers une carrière de hockeyeur qui aura cumulé avec un dossier de 324 buts et 673 points – la majeure partie lors d’un séjour de sept ans avec les anciens Jets de Winnipeg.

Maintenant, il semble que son monde revient au point de départ d’une certaine façon. MacLean est de retour à Ottawa et les Jets sont revenus dans la LNH. Leurs chemins vont se croiser dans deux semaines et le moment sera approprié. Et pour le Néo-écossais à la moustache bien fournie, il s’agira d’une preuve que l’on peut parvenir à réaliser son rêve.

« Comme beaucoup de jeunes hommes qui grandissent au Canada, j'ai toujours rêvé de jouer dans la Ligue nationale de hockey », a confié MacLean en se rappelant ses premiers balbutiements au hockey. « Lorsqu’on joue au hockey dans le sous-sol, dans la rue ou sur un étang, on se prend toujours pour Maurice Richard, Bobby Orr ou Phil Esposito. Lorsqu’on est un gamin, on se prend toujours pour quelqu'un d'autre.

« Je pense donc que j'ai toujours eu ce rêve ou le désir de le vouloir, mais je n'avais aucune idée de comment m'y prendre pour y parvenir autrement qu'en jouant. Un gentilhomme, Irving McGibbon, a été entraîneur au hockey junior B et m'a ouvert les yeux sur le jeu et les détails du sport. Il a été le premier à me signifier réellement la possibilité pour moi d’évoluer éventuellement au-delà de la Ligue de hockey junior de l'Est de la Nouvelle-Écosse. J'ai eu quelques occasions et j'ai été capable d’en tirer profit. »

Lorsque sa carrière de hockeyeur actif fut terminée, MacLean s’est dirigé vers le métier d’entraîneur, empruntant encore une fois un chemin long et sinueux, roulant sa bosse dans les rangs mineurs pendant huit saisons avant de faire son chemin vers dans la LNH - d'abord comme adjoint avec les Ducks d'Anaheim pour deux saisons, puis six autres campagnes avec les Red Wings de Detroit. Aux deux endroits, il a bénéficié d'une association avec Mike Babcock, le pilote des Red Wings qui est considéré comme l'un des meilleurs dans son domaine dans la LNH.

L'influence de Babcock est encore très prépondérante dans les manières du patron derrière le banc des Sénateurs.

« Mike est très bien préparé, a déclaré MacLean. Il rend ses joueurs plus forts en leur parlant et en trouvant des solutions pour les aider ou trouver de quelle façon le personnel d'entraîneurs peut les aider. La communication avec vos joueurs est une chose vraiment importante aujourd'hui. Il n'est pas nécessaire qu’elle soit sur une base quotidienne, avec chaque joueur, mais je pense qu'il est important que les joueurs sachent où ils s’en vont et quelles sont les attentes envers eux. Ensuite, c'est beaucoup plus facile de leur demander des choses qu’ils savent. »

Et dans un autre heureux hasard, MacLean affrontera son mentor vendredi soir, lorsque les Sénateurs et les Red Wings entameront leur saison respective au Joe Louis Arena de Détroit (19 h 30, RDS, Sportsnet East, CKOI 104,7, Team 1200). Le scénario ne pouvait pas être plus approprié.

« C'est mon premier match comme entraîneur-chef dans la LNH, donc le lieu n’a pas vraiment d’importance, a déclaré MacLean. Ce moment aurait été aussi particulier dans 29 autres endroits. Le fait que c'est contre les Red Wings, au début, je me disais wow, cela ne pouvait pas être ailleurs. Mais je suis à l'aise au Joe Louis Arena. Je connais beaucoup de gens là-bas et j’ai hâte d’être là-bas.

« Nous devons les affronter à un moment donné, mais cela se produira lors du le premier match. »

Bloc-notes

Les Sénateurs ont pratiqué au John Labatt Centre de London, en Ontario, mercredi avant de monter à bord de l’autobus en direction de Detroit pour poursuivre les préparatifs en vue du premier match de la saison. Ils poursuivront leur périple de deux matchs à l’étranger samedi à Toronto contre les Maple Leafs (19 h, RDS, CBC, CKOI 104,7, Team 1200)... Le centre Peter Regin (épaule) a montré qu’il y avait une certaine amélioration à l’entraînement, mais il a pratiqué sans contact et son statut pour le match de vendredi reste indécis. « Nous sommes toujours optimistes à son sujet pour vendredi, a déclaré MacLean. Il s’est impliqué un peu plus, ce qui est un bon signe. Nous allons évaluer le tout demain (jeudi). »


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