Skip to main content
Site officiel des Sénateurs D'Ottawa

Nouvelles des Sénateurs

L'infériorité numérique, un aspect fondamental

par Chris Lund / Ottawa Senators



Les choses ne seront pas faciles pour les Sénateurs d’Ottawa, mais s’ils désirent que les gens continuent de parler d’eux, ils devront être exceptionnels en infériorité numérique.

En 17 matchs cette saison, les Sénateurs s’avèrent être l’une des unités les plus efficaces dans la LNH en désavantage numérique. Ils ont été confrontés à 65 situations à court d’un homme et ils n’ont pas accordé de but à l’adversaire lors de 59 de ces occasions, ce qui signifie un taux d’efficacité de 90,8 pour cent, au deuxième rang dans la LNH à ce chapitre derrière les Bruins de Boston (94,1).

Les succès des Sénateurs en désavantage numérique expliquent en grande partie pourquoi la formation a été en mesure de s’en tirer avec un pointage relativement bas. Ottawa occupe le 25e rang dans la LNH au chapitre de la moyenne de buts marqués, à 2,29 buts par match. À l’inverse, les Sénateurs ont été l’équipe la plus pingre du circuit, n’allouant que 1,82 buts par match en moyenne.

Il est évident que l’une des principales raisons qui expliquent cette disparité entre les buts pour et les buts contre est le rendement spectaculaire des gardiens de but. Craig Anderson est probablement (sans aucun doute) le meilleur gardien de la LNH jusqu’ici cette saison. De même, après un départ chancelant, Ben Bishop a rebondi de belle façon, n’accordant que deux buts à ses deux derniers départs.

Le vieil adage au hockey dit qu’un gardien de but doit être votre meilleur joueur en désavantage numérique et les Sénateurs ont profité de ce genre de rendement jusqu’ici cette saison.

Après la victoire d’hier soir contre les Islanders, l’entraîneur-chef Paul MacLean s'est empressé de féliciter le travail de ses joueurs utilisés en infériorité. Une évidence. Ils ont tenu les Islanders à 0-en-4 avec l'avantage d'un homme et frustré des joueurs comme John Tavares et Matt Moulson. Le travail d'Erik Condra, Zack Smith et d'autres a neutralisé les hommes de confiance des insulaires, tandis que l'unité défensive dans son ensemble s’est occupée de faire efficacement de l’espace autour d’Anderson.

Ce fut une belle performance digne de mention.

Que cette efficacité soit durable ou non est un autre problème en soi. Au cours des cinq dernières saisons, les Sénateurs n'ont jamais présenté un taux d’efficacité inférieur à 81 pour cent en infériorité numérique, ce qui est très favorable contre les autres équipes de la LNH. Même si nous abaissions le taux de cette année vers le pire que la formation ait connu durant cette période, l’équipe n’a pas accordé plus de six buts cette saison et glisse du premier au sixième rang dans la LNH au chapitre des buts contre.

Encore tout à fait respectable.

Les situations en désavantage numérique n’auront jamais été aussi précieuses. Avec une saison écourtée et les équipes qui connaissent constamment des séquences en dents de scie, marquer avec l'avantage d'un homme n’aura jamais été aussi important. Environ 27 pour cent de buts marqués dans la LNH cette saison ont été inscrits sur le jeu de puissance.

Alors que les Sénateurs auront évidemment besoin de continuer à attaquer de façon importante le filet adverse afin d’espérer marquer des buts et, en fin de compte, obtenir des victoires, le principal aspect qu’il faudra surveiller sur la façon dont se soldera la saison 2013 est la capacité de l’équipe à évoluer en infériorité numérique.

Selon la loi de Murphy, il est possible qu’Anderson et Bishop puissent connaître parfois de moins bonnes performances. Le match d’hier soir illustre bien que les buts seront difficiles à acheter. Le jeu de puissance finira par prendre forme et donner un coup de pouce à l’attaque des Sénateurs. Les partisans peuvent se consoler avec le jeu de qualité que l’équipe a déployée depuis le début de la saison.

La constance dans toutes les facettes du jeu est de la plus haute importance. Mais, aussi longtemps que l'équipe puisse continuer à trouver un moyen de s’en sortir en infériorité numérique huit ou neuf fois sur 10, ils continueront à être de la course.

En voir plus