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Nouvelles des Sénateurs

Les Sénateurs veulent se donner à fond contre les Rangers

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Daniel Alfredsson s’est fait poser la question plus d'une fois et il n'a jamais hésité à répondre.


« Au camp, tout le monde me disait "es-tu certain de vouloir rester ici et de commencer une reconstruction?", » a raconté le capitaine des Sénateurs d'Ottawa en repensant aux débuts timides de ce qui alla se transformer en une saison plus qu’agréable pour le vétéran de 16 campagnes dans la Ligue nationale de hockey. « Avec un nouveau personnel d'entraîneurs qui arrivait en poste, nous ne savions pas à quoi s'attendre de nous-mêmes.

« Mais nous savions que nous allions travailler fort pour essayer d'être aussi forts que possible. »

Même avec une séquence difficile de 1-5-0 pour débuter la campagne, alors que les Sénateurs ont été dominés 30-15 au chapitre des buts et alloués sept buts à deux reprises, Alfredsson a tout de même vu des indices de jours meilleurs pour sa formation, et peut-être plus tôt que quiconque aurait pu penser dans la LNH.

« Même si nous avons commencé la saison en nous enfonçant dans un grand trou lors des six premiers matchs, nous avions quand même des signes nous indiquant que nous pouvions marquer des buts et pratiquement revenir de l’arrière (pour remporter des matchs), a-t-il dit. Il a probablement fallu ces affrontements afin de comprendre le style que nous voulions préconiser et les aspects que nous avions besoin d'améliorer le plus. L’aspect le plus important était que nous étions une équipe axée sur le coup de patin.

« Nous avons été en mesure de générer de l’attaque même si nous n'avions peut-être pas des joueurs de premier plan à l’avant desquels on s’attend d’avoir sur une équipe qui a marqué autant de buts que nous (249, la quatrième meilleure fiche parmi les 16 équipes qualifiées pour les éliminatoires). Nous avons été en mesure de créer des chances avec notre coup de patin et notre échec avant, et de surmonter ces lacunes en attaque. »

Le résultat est qu’Alfredsson a connu un sérieux regain de vie. Non seulement il obtient une chance inespérée de participer aux séries éliminatoires au crépuscule de son illustre carrière, le capitaine des Sénateurs n’a jamais été en aussi bonne santé ces dernières années. Des problèmes reliés à un nerf de son dos et qui a grandement affecté sa jambe droite ont eu raison de la saison 2010-2011 du Suédois, le limitant à seulement 54 matchs, son plus faible nombre en carrière. Une chirurgie aura été finalement nécessaire, mais Alfredsson n'avait aucune idée de quelle façon il alla répondre à l’intervention, ni à quel point la guérison se déroulerait à quelques mois d’une autre saison.

Il a commencé à obtenir des réponses rapidement. Le nouvel entraîneur-chef Paul MacLean a soumis les Sénateurs à un camp d'entraînement intense, avec l’accent sur le patinage. Lorsqu’Alfredsson a constaté qu’il a été en mesure de suivre sans ennuis, il a réalisé que son jeu revenait dans la bonne direction.

« Ça a été formidable », a déclaré Alfredsson au sujet de sa saison 2011-2012, au cours de laquelle il a marqué 27 buts, son meilleur total à ce chapitre depuis 2007-2008, soit la dernière fois qu’il a atteint le plateau des 40 buts. « En réalisant de quelle façon je me sentais l'année dernière et peut-être même l'année d'avant, je me suis rendu compte que cela m’ennuyait passablement et à quel point j’étais limité dans mes mouvements. Je suis extrêmement heureux de la façon dont la chirurgie s’est déroulée, ainsi que le rétablissement.

« La façon dont j'ai performé au camp, avec tout le patinage, je savais que j'allais être en mesure de patiner et de jouer à un niveau appréciable. Ce fut plaisant de pouvoir forcer l’adversaire à créer des revirements et me créer des occasions en échec avant, ce qui constitue une grande partie de mon jeu. »

La saison aura été concluante à plusieurs égards pour le capitaine des Sénateurs. La veille du jour de l’An, il a inscrit son 400e but en carrière de manière éclatante, en prolongation contre les Flames de Calgary, couronnant une remontée des siens alors qu’Ottawa tirait de l’arrière par 3-0. Au cours du Week-end du Match des étoiles à Ottawa, duquel il agissait en tant que capitaine de l'une des deux équipes, il a eu droit à plusieurs témoignages d’affection de la part des partisans des Sénateurs, qui se sont amusés à scander « Al-fie, Al-fie » à plein poumon.

Alfredsson est très enthousiaste au sujet de l'équipe avec qui il participera aux présentes séries éliminatoires de la Coupe Stanley, qui débutent ce soir au Madison Square Garden de New York (19 h, RDS, CBC, CKOI 104,7 FM), avec le premier affrontement de leur série quart de finale de l’Association de l'Est. L’équipe est formée d’un noyau intéressant de vétérans et de jeunes talents qui vivront la grande danse du printemps de la LNH pour la première fois.

« Nous avons un groupe qui va tout amener sur la table, a déclaré Alfredsson. Non seulement six ou sept joueurs, mais tout le monde. C'est pourquoi nous avons été en mesure de surmonter certaines de nos lacunes, peut-être, car des joueurs ont pris des initiatives à des moments différents. Tout le monde essaie chaque soir, que nous commettions des erreurs ou non, ce qui est très stimulant.

« C'est beaucoup plus facile pour les entraîneurs d’oublier les erreurs lorsqu’ils voient les joueurs tenter de compenser par leurs efforts. C’est l’identité même de notre groupe. »

Alfredsson est aussi confiant que ce groupe pourra bien composer avec la pression des séries éliminatoires.

« C'est toujours le même jeu, a-t-il dit. Il faut surtout être bien préparé, surtout pour la première période d’une série, ou la deuxième. L'intensité augmente soudainement d’environ dix fois plus (au début), mais le rythme s'installe de lui-même par la suite. Être en mesure de gérer vos émotions et vos sentiments et déployer votre énergie dans la bonne direction en cette première période est extrêmement important, afin de prendre les bonnes décisions, sans être trop hésitant, ni trop anxieux.

« Mais nous avons un très bon groupe à ce chapitre. Certains de nos joueurs ont participé aux séries éliminatoires de la Ligue américaine l'an dernier et ils sont allés jusqu'au bout. La seule différence (ici), c'est qu'il y a une plus grande couverture médiatique et de plus grandes attentes, mais outre cela, c'est toujours le même jeu. Lorsqu’on dispute un match des séries éliminatoires, peu importe où l’on est, on apprend de cette expérience. Les seules différences sont les foules, le bruit et les attentes. Et je pense que nous serons en mesure de gérer tout cela. »


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