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Nouvelles des Sénateurs

Les espoirs testés à l’assemblée

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Il ne s’agit peut-être pas tout à fait d’un examen final.


Toutefois, aux yeux et dans l’esprit de quelque 100 espoirs qui participeront à l’assemblée annuelle des dépisteurs de la LNH à Toronto, l’étape des examens de conditionnement physique est véritablement la dernière chance d’impressionner le personnel des équipes du circuit avant le repêchage amateur annuel.

Pendant six jours au Westin Bristol Place, les Sénateurs d’Ottawa porteront une attention particulière aux joueurs susceptibles d’être disponible à leurs rangs de sélection — incluant le 16e choix au total — au repêchage de 2010 de la LNH, qui aura lieu les 25 et 26 juin au Staples Centre de Los Angeles.

Le directeur du personnel des joueurs Pierre Dorion tiendra des entrevues individuelles avec environ 50 espoirs ciblés par les Sénateurs en vue des assises. Ensuite, Randy Lee, le directeur du développement des joueurs et de l’administration hockey, entre en scène pour les tests de conditionnement physique avec l’entraîneur en conditionnement physique Chris Schwarz.

« Nous parlons aux dépisteurs — Pierre Dorion et son équipe — et ils nous dressent une liste des joueurs dans le collimateur qui pourraient être disponible lorsque notre tour arrivera, a dit Lee. Nous examinons ces joueurs et tentons d’obtenir une évaluation complète de leur cheminement (en ce qui a trait à leur perfectionnement).

« À partir de là, nous sommes en mesure de faire des projections quant à leur avenir, à savoir s’ils sont suffisamment matures ou qu’ils sont encore trop verts. Il faut surtout parvenir à déterminer s’il y a des signes inquiétants ou des blessures. »

Dans un tel cas, le thérapeute sportif en chef Gerry Townend ou l’un des médecins de l’équipe, Don Chow ou Mark Aubry, sont appelés à conduire d’autres examens. Tel fut le cas l’an dernier lorsque Jared Cowen, le défenseur de 6’ 5’’ des Chiefs de Spokane de la Ligue de l’Ouest dont la saison fut compromise en raison d’une intervention chirurgicale à un genou. Après avoir reçu un avis favorable des médecins, les Sénateurs ont fait de Cowen le neuvième choix au total lors du repêchage de 2009.

Un an plus tôt, les dépisteurs des Sénateurs manifestaient des inquiétudes différentes au sujet d’Erik Karlsson, un défenseur suédois très talentueux qui faisait 5 pieds 11 pouces et 157 livres. Mais les tests et l’entrevue réalisés à l’assemblée des dépisteurs ont rassuré le directeur général Bryan Murray au point où il a échangé son rang de sélection afin de s’assurer de pouvoir mettre le grappin sur Karlsson, aujourd’hui une vedette montante à la ligne bleue pour Ottawa.

« Nous l’avons examiné (Karlsson) et amené pour un programme d’entraînement spécialisé, a dit Lee. Nous avons discuté avec lui pendant l’entrevue. Nous voulions nous assurer que, même s’il était un petit joueur, qu’il n’y avait pas d’autres inquiétudes à son sujet à savoir s’il peut évoluer ou non au niveau de la LNH.

« Dans le cas d’Erik, il y avait énormément de volonté pour apprendre. Le gabarit fut le principal obstacle. Il y a des joueurs qui sont encore des garçons alors que d’autres sont devenus des hommes. Certains sont des hommes depuis trois ou quatre ans tandis que d’autres connaissent une croissance tardive. À nos yeux, ces derniers, comparativement à un gars mature, ont plus d’avantages. »

La tâche la plus difficile pendant l’assemblée est de ne pas dévoiler votre jeu, pour ainsi dire, car vous examinez un certain nombre d’espoirs. Sur un plancher rempli de membres de différentes équipes de la LNH, ce n’est pas une tâche facile, alors que le monde est souvent plus petit que l’on pense.

« On n’a qu’à penser aux nombreuses personnes avec qui on a déjà travaillé, souligne Lee. Il y a Jarmo Kekalainen, Peter Chiarelli, Ray Shero, Trevor Timmins, Frank Jay, qui ont déjà travaillé pour nous. En principe, ils connaissent mes habitudes, car j’ai déjà œuvré avec eux.

« Donc, c’est comme une partie de poker. Il faut être prudent afin de ne pas dévoiler les joueurs que vous ciblez. Parfois, vous bluffez et suivez un individu quelconque. Vous devez faire preuve de prudence lorsque vous parlez de quelqu’un. Souvent, nous pouvons surprendre des conversations. C’est un exercice très compétitif. »

Lorsque les tests sont terminés, de dire Lee, il ne s’agit pas seulement d’étaler et de comparer des chiffres. Il y a d’autres variables qui entrent en ligne de compte.

« Avec d’autres tests, il faut aussi déterminer à quand remonte le dernier match d’un joueur, a-t-il dit. S’il vient de terminer sa participation à la coupe Memorial, il est en meilleure forme et il peut être meilleur qu’un joueur qui n’a pas participé aux séries éliminatoires ou qui n’a pas joué depuis deux mois.

« Il faut déceler ce genre de chose. On ne peut pas comparer deux pommes lorsque ce n’est pas le cas. »


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