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Nouvelles des Sénateurs

Les derniers morceaux du casse-tête

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Le gardien Robin Lehner a prouvé que les Sénateurs avaient visé juste, après une saison exceptionnelle chez les Greyhounds de Sault Ste. Marie, dans la Ligue de l'Ontario. Il est maintenant considéré comme le meilleur espoir chez les gardiens de l'organisation (Photo courtoisie des Greyhounds de Sault Ste. Marie).
Il s’agissait d’un exercice qui se voulait tout sauf une gifle au visage.


Mais cela a permis de constater l’esprit compétitif de Robin Lehner, et très rapidement, au point d’inciter les Sénateurs  d’Ottawa à faire confiance au jeune gardien suédois pour leur avenir.

« Je ne vous ai pas vu remporter beaucoup de matchs », lançait le dépisteur en chef des Sénateurs Pierre Dorion pour tester le psychisme du jeune cerbère il y a un an pendant un entretien dans le cadre de l’assemblée annuelle des éclaireurs de la Ligue nationale de hockey à Toronto.

« Vous n’étiez certainement pas aux bons matchs », a répliqué Lehner, 18 ans, avec le désir ardent perceptible dans ses yeux. « J’ai gagné de nombreux matchs. »

Environ un mois plus tard au Centre Bell à Montréal, les Sénateurs faisaient de Lehner leur choix de deuxième ronde (46e au total) au repêchage amateur de la LNH en 2009. Il est maintenant considéré comme le meilleur espoir chez les gardiens de but de l’organisation.

Même si Lehner a attiré l’attention du personnel d’éclaireurs des Sénateurs bien avant l’assemblée annuelle, Dorion a vu en lui exactement ce qu’il recherchait pendant ce bref échange. Il s’agit d’un gardien qui déteste être du côté des perdants.

« La façon qu’il (Lehner) a répondu et la passion qu’il a démontrée m’ont prouvé qu’il est un jeune qui a beaucoup de caractère » a déclaré Dorion, maintenant le directeur du personnel des joueurs des Sénateurs. « Je ne dirais pas que j’ai fait exprès, mais avec les gardiens de but, il faut en savoir plus sur la force de caractère. Dans le cas de Robin, il est évident qu’il a beaucoup de caractère et que sa force de caractère démontre un bon potentiel. »

L’étape de l’entrevue est considérée comme l’un des aspects les plus importants de l’assemblée des dépisteurs. Plus de 100 des meilleurs espoirs participeront à l’édition 2010 de l’événement, du 24 au 29 mai au Westin Bristol Place, près de l’aéroport Pearson de Toronto. Pour eux, il s’agit de la dernière chance de faire bonne figure devant le personnel des équipes de la LNH, avant le repêchage annuel des 26 et 27 juin au Staples Center de Los Angeles.

Avec leur liste finale en main, les Sénateurs entendent garder l’œil sur les joueurs qu’ils estiment avoir une chance de pouvoir les réclamer. Dorion dirige les entrevues individuelles, alors que le directeur du développement des joueurs Randy Lee et l’entraîneur en conditionnement physique Chris Schwarz se chargent des tests de conditionnement.

Dorion devrait s’entretenir avec environ 50 jeunes espoirs, afin d’en savoir plus sur leur passé autant sur le plan hockey que personnel. Il s’agit de séances visant à mieux faire connaissance.

« Ils sont surtout dirigés par leurs agents, a-t-il dit. Ainsi, nous tentons de ne pas recourir à des questions spécifiques. Il y a toujours les questions standards, comme qui est votre joueur de hockey préféré ou votre équipe préférée. Pour certains jeunes que nous estimons plus importants, nous tenterons seulement d’avoir une conversation pour mieux connaître l’individu, plutôt que de poser simplement des questions. »

Ils sont surtout dirigés par leurs agents. Ainsi, nous tentons de ne pas recourir à des questions spécifiques. Il y a toujours les questions standards, comme qui est votre joueur de hockey préféré ou votre équipe préférée. Pour certains jeunes que nous estimons plus importants, nous tenterons seulement d’avoir une conversation pour mieux connaître l’individu, plutôt que de poser simplement des questions. - Pierre Dorion
La plus grande inquiétude est de découvrir de potentiels squelettes dans le placard, si l’on peut dire, qui pourraient avoir un impact sur le développement d’un joueur. Effectivement, c’est ce qui pourrait affecter le statut d’un espoir pour le repêchage lors de l’assemblée.

« Il pourrait y avoir des drapeaux rouges ici et là », a déclaré le directeur général adjoint des Sénateurs, Tim Murray. « Je ne pense pas que cela peut faire augmenter la valeur de quelqu’un. Alors, vous allez là-bas, vous vous entretenez avec des gars, vous regardez les séances d'entraînement, les essais, et tout va aller comme prévu.

« Ces gars-là sont bien encadrés par leurs agents, donc il ne s’agit pas des aspects positifs. Vous recherchez probablement le plus important point négatif et alors vous devez en discuter et vous entretenir avec lui à nouveau. Soit que vous le laissez tomber ou non. »

Dorion a ajouté : « Si vous entendez des choses à l’effet qu’un jeune enfreint un couvre-feu ou qu’il éprouve des problèmes à l’extérieur de la patinoire, il faut envisager poursuivre dans cet angle un peu plus. Toutefois, la plupart du temps, avec les hockeyeurs, la plupart d’entre eux savent ce qu’ils ont besoin pour devenir de bonnes personnes. Nous n’entrevoyons pas ce genre de problème. »

À la fin de l’assemblée, de dire Dorion, les Sénateurs ont habituellement un portrait « très clair » de la situation.

« Nous allons inviter quelques jeunes ici à Ottawa (avant le repêchage), simplement parce qu’il s’agit d’un gros investissement, a-t-il dit. Nous verrons par la suite. »


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