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Nouvelles des Sénateurs

Les débuts de MacLean avec les Sénateurs reconnus par la LNH

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Paul MacLean est le deuxième entraîneur-chef seulement de l'histoire des Sénateurs à être en nomination pour le trophée Jack Adams, remis annuellement à l'entraîneur par excellence dans la LNH. Jacques Martin fut le récipiendaire de ce trophée en 1999 (Getty Images).

Paul MacLean admet qu’il sera plus difficile de répéter l’exploit.

À sa première saison derrière le banc de la formation d’Ottawa, le natif d’Antigonish (N.-É.) a pris les rênes des Sénateurs pour la campagne 2011-2012 avec des attentes bien modestes pour les amener à un but de surprendre les Rangers de New York — l’équipe qui a terminé en tête de l’Association de l’Est — au premier tour des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

Pour tout cela et plus, MacLean, 54 ans, a été choisi aujourd'hui parmi les trois finalistes pour le trophée Jack Adams, remis annuellement à l'entraîneur de l'année dans la Ligue nationale de hockey. Les deux autres pilotes en lice pour le trophée, tel que choisis par les diffuseurs de la LNH, sont Ken Hitchcock, des Blues de St. Louis, et John Tortorella, des Rangers.

MacLean, qui a été un adjoint de longue date aux côtés de Mike Babcock chez les Red Wings de Detroit et les Ducks d'Anaheim, est le deuxième entraîneur-chef des Sénateurs à être en nomination pour le trophée Adams. Il suit les traces de Jacques Martin, qui a été finaliste à deux reprises et qui a remporté l’honneur en 1999, soit le seul entraîneur à Ottawa qui a mérité cette distinction auparavant.

Les Sénateurs, qui ont raté les séries éliminatoires il y a un an, ont entamé la saison sans cacher qu’ils étaient dans les balbutiements d'un processus de reconstruction. Plusieurs experts avaient prédis avant le début de la campagne que l'équipe terminerait dans les bas-fonds du classement dans l'Est, alors que pratiquement personne ne croyait en leurs chances de participer aux séries éliminatoires. Et lorsqu’Ottawa a connu un lent début de saison avec une fiche ordinaire de 1-5-0 et a été surclassé 30-15 au chapitre des buts marqués, ils ont réitéré leurs dires.

Mais MacLean, un joueur exceptionnel avec les Jets de Winnipeg dans les années 1980, et ses adjoints Dave Cameron et Mark Reeds ont travaillé sans relâche sur leur plan de « bâtir une fondation » pour le succès futur et ils l’ont mené à terme beaucoup plus tôt que prévu. Les habiletés de MacLean en tant que communicateur ont eu un effet positif auprès de ses joueurs, qui ont adopté le plan sans broncher. Il a également incité les leaders de la formation à s’impliquer dans le processus de certaines décisions.

« Il a déjà été un joueur », a déclaré le centre Jason Spezza. « Il connait les hauts et les bas que cela implique et il sait à quel moment nous pouvons devenir frustrés, et qu’il peut l’être lui aussi. Cela peut avoir l'air idiot, mais nous avons été sur la même longueur d’onde toute l’année et je pense que cet aspect nous a souri. »

L’attaquant Nick Foligno a ajouté : « On ressent davantage les choses en tant qu’équipe et on se sent plus impliqué sur la façon dont nous jouons, car nous sommes ceux qui sont sur la patinoire. Nous avons une impression un peu différente du jeu que lui, donc il comprend cette notion, car il a joué lui-même. Les choses se sont bien déroulées de cette façon. »

Fidèle à ce sentiment, MacLean s’accorde peu de crédit pour le fait que les Sénateurs aient terminé en huitième place dans l'Est, ou pour la nomination pour le trophée Adams conséquemment.

Autant pour MacLean que les Sénateurs, la surprise de cette saison aura pour effet de se transformer rapidement en des attentes plus élevées la saison prochaine. Et l'homme qui va diriger la barque est très conscient de cette tournure des événements.

« Je suis très fier du fait que je suis arrivé à obtenir un poste d’entraîneur-chef dans la Ligue nationale de hockey, de diriger les Sénateurs d'Ottawa et d’avoir eu cette chance », a déclaré MacLean au cours du week-end. « Je suppose que je me donne la crédibilité et me dire que je peux faire cela. Maintenant, la partie la plus difficile est de le faire à nouveau. Je me souviens quand j'ai marqué 30 buts pour la première fois et j'ai été tellement motivé. Et l'un des vétérans, Floyd Thomson, m'a dit par la suite : "tu dois maintenant le faire à nouveau.' Et je ressens la même chose aujourd'hui.

« Ce fut très motivant, mais épeurant à la fois, parce que je sais à quel point c’est difficile à faire. Mais j’ai hâte de reprendre le collier et je suis très enthousiaste pour septembre, avec le camp d'entraînement. »

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