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Nouvelles des Sénateurs

Les champions de la Coupe Calder ont eu un gros impact à Ottawa

par Rob Brodie / Ottawa Senators

Déjà un an?

Y’a-t-il vraiment 12 mois qui se sont écoulés depuis cette soirée torride au Texas, où les Senators de Binghamton sont devenus les champions de la Ligue américaine de hockey pour la première fois?

La réponse est effectivement oui.

Les braves gens qui ont soutenu les B-Sens à travers vents et marées n’oublieront sûrement pas la soirée du 7 juin 2011 de sitôt. Lorsque leurs héros bien-aimés ont vaincu les Aeros de Houston par la marque de 3-2 au Toyota Center, cela a mis fin à près de trois décennies de frustration pour la principale filiale des Sénateurs d'Ottawa et ses partisans.

Pour une ville de 47 000 habitants du sud de l’État de New York, qui a été durement touchée par le ralentissement économique et qui ara été ravagée par des inondations quelques semaines plus tard, cela fut un moment de pure euphorie. Des milliers de personnes ont envahi les rues du centre-ville de Binghamton pour prendre part au défilé saluant leurs premiers champions en 29 ans de participation dans la LAH. La joie se faisait sentir bruyamment à l’extérieur du Broome County Veterans Memorial Arena.

« Je pense que c’est lorsque nous sommes revenus et qu’il y avait ce défilé au centre-ville de Binghamton », a déclaré l’attaquant Erik Condra lorsqu'on lui a demandé de décrire son meilleur souvenir de cette course de championnat. « Ce fut vraiment l’un des points forts. »

Remarquez que rien de tout cela ne serait arrivé si les B-Sens n’avaient pas survécu à une pénible série de première ronde contre les Monarchs de Manchester. Au cours de cette série, cinq des sept matchs se sont soldé en prolongation et Binghamton a remporté quatre d'entre eux, devenant la deuxième équipe de l'histoire de la LAH réussir cet exploit. Les B-Sens sont également devenus la première équipe de la ligue à remporter les matchs 5, 6 et 7 d'une série en prolongation, alors que la troupe de l'entraîneur-chef Kurt Kleinendorst a fait preuve d’une résilience remarquable face à l'élimination.

« Je me souviendrai toujours de cette première série que nous avons disputée contre Manchester », s’est rappelé l’attaquant Colin Greening. « Je n'ai jamais vécu autant d’émotions. Ayant vécu tellement de choses sur le plan collectif alors que nous avons dû batailler pour revenir de l’arrière et remporter quatre matchs en prolongation, cette série nous a permis de nous préparer pour le reste du parcours. C’était une expérience extraordinaire. »

Pour l'organisation des Sénateurs, cela a donné un signal voulant que le terrain du club-école devînt de nouveau fertile après une traversée du désert qui aura duré plusieurs années. Non seulement pour les nombreux espoirs qui étaient de la formation, mais aussi pour la volonté collective d’un groupe déterminé à effectuer le travail jusqu’au bout.

« Lorsque nous sommes arrivés là-bas, on ne reconnaissait pas le manque de profondeur », a déclaré le directeur général adjoint des Sénateurs, Tim Murray, qui supervise les opérations de hockey à Binghamton. « Parfois, les partisans des équipes de cette ligue pensent que l’on peut reconstruire rapidement, mais ce n’est pas le cas. Il faut développer une relève. Ce principe est nécessaire dans la Ligue nationale de hockey et aussi dans la Ligue américaine. Il aura fallu un peu de temps, mais je pense que nous savions que nous pouvions y parvenir. »

Le projet, aux yeux des Sénateurs, consistait également à transmettre cette mentalité gagnante dans la LNH.

« Nous devions créer une certaine culture de gagnants là-bas, afin qu’elle se transporte dans la LNH », avait prédit Murray sans hésiter dans les jours qui ont suivi le triomphe des B-Sens. « J’espère que les partisans ne croyaient pas que cela n’était que le fruit du hasard, mais plutôt que nous avons bien fait les choses de cette façon et nous pourrons continuer de le faire ainsi. »

Lorsque les Sénateurs ont entamé ce qui a été identifié comme la première étape d’une phase de reconstruction, les « Bingo Boys », comme on les appelait, faisaient partie intégrante du plan. En fin de compte, ils sont devenus des atouts inestimables, avec pas moins de 10 membres de cette équipe championne de Binghamton qui ont évolué à Ottawa en 2011-2012. En fin de saison, Greening, Condra, les attaquants Zack Smith, Jim O'Brien, Bobby Butler et Kaspars Daugavins sont devenus des réguliers avec le grand club, tout comme le défenseur Jared Cowen, dont son arrivée en fin de saison a aidé à solidifier une brigade défensive décimée par les blessures à Binghamton.

Maintes et maintes fois en cours de route, plusieurs joueurs de ce groupe parlaient de ce printemps glorieux à Binghamton et à quel point cette expérience leur a aidé dans leur progression. Et les Sénateurs, qui avaient besoin de ces joueurs-clés des B-Sens pour faire partie intégrante de leur équipe, n'auraient pas pu faire tout le chemin vers le septième match contre les Rangers de New York sans leurs apports.

« Cela a fait la différence dans notre équipe », a déclaré le directeur général des Sénateurs, Bryan Murray, au sujet de l’influence de Binghamton. « Lorsque nous avons parlé des attentes au début de l'année, plusieurs de ces joueurs-là l’ont vécu. Ils sont passés par là, ils connaissent la pression, ils ont composé avec cette dernière et ils ont rebondi dans des situations difficiles alors qu’ils auraient pu rater les séries éliminatoires ou subir l’élimination dès la première ronde. Et ils ont trouvé un moyen de faire autrement.

« Je pense vraiment que cela a eu une grande influence au sein de notre équipe. »

Et ce n’est pas terminé. On prévoit que Mark Borowiecki et Patrick Wiercioch, deux autres membres de la brigade défensive des B-Sens qui ont gagné le championnat, parviendront à jouer un rôle important à Ottawa. Deux autres joueurs susceptibles de faire partie des plans d’avenir de l’équipe sont le gardien de but Robin Lehner, le joueur par excellence des séries éliminatoires dans la Ligue américaine il y a un an, ainsi que l’attaquant Mike Hoffman.

À un certain moment, ils vont tous se souvenir de cette soirée de juin à Houston et dire que ce fut un moment déterminant.

« Si l’on veut gagner la Coupe Stanley, on sait qu’il faudra forger sa propre expérience, a déclaré Tim Murray. Dix secondes à faire avec les devants par un but, vont-ils se remémorer de cette soirée? Je pense que oui. La victoire permet de cultiver une mentalité de gagnant et cela (la conquête de la Coupe Calder) devrait aider l'organisation. »

Il y a déjà une preuve concrète, et même plus.

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