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Nouvelles des Sénateurs

Le loyal soldat va savourer un jalon historique

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Le vétéran défenseur Chris Phillips atteindra le plateau des 1 000 matchs ce soir à la Place Banque Scotia et il deviendra le deuxième joueur seulement dans l’histoire moderne des Sénateurs à les avoir tous disputés dans l’uniforme de l’équipe. Le capitaine Daniel Alfredsson fut le premier à réussir l’exploit, en avril 2010 (Photo par Dave Sandford/Getty Images).
Il y a beaucoup de mots et biens des façons de décrire ce que Chris Phillips a apporté à la seule franchise de la Ligue nationale de hockey qu’il a connue.


Stable, fiable, homme de fer, joueur d’équipe, leader… tous ces qualificatifs s’appliquent avec justesse au vétéran défenseur et son importance au sein des Sénateurs d'Ottawa depuis que ces derniers ont sélectionné l’athlète de Calgary au tout premier rang du Repêchage de la LNH en 1996.

Mais lorsqu’on demande à Phillips — âgé de 33 ans et qui disputera son 1 000e match dans la LNH ce soir, alors que les Sénateurs recevront les Predators de Nashville à la Place Banque Scotia (19 h 30, Sportsnet East, CKOI 104,7 FM) — ce qui l’a amené à ce statut, il insiste sur un mot-clé.

La loyauté. Et Phillips indique que cette qualité s’applique des deux côtés de la médaille.

« C'est un terme bien choisi et qui s’applique des deux côtés », a déclaré Phillips, qui deviendra seulement le 46e joueur de l’histoire de la LNH à atteindre le cap des 1 000 matchs avec une seule équipe. « Je m’imagine bien mal de me voir dans un autre uniforme. J’aimerais bien penser que l'équipe ressente la même chose. Ils ont fait preuve de loyauté envers moi et ils ont voulu que je fasse partie intégrante de cette équipe. Et ce fut une belle relation pendant toute ma carrière. »

Mais il y a eu des moments de doute. Tôt dans sa carrière, lorsque Phillips n'était pas encore tout à fait le joueur établi à la ligne bleue des Sénateurs qu'il est aujourd'hui, le défenseur de 6’3’’ et 221 livres a souvent entendu son nom dans les rumeurs de transactions. À un moment donné, il était persuadé que cette éventualité allait se concrétiser, qu’il dit à sa femme Erin, originaire d'Ottawa, de se préparer à déménager.

Phillips est toujours reconnaissant envers la franchise alors qu’il n'a jamais eu à quitter sa ville d’adoption, un endroit où lui et Erin sont devenus des acteurs importants de la communauté pour leur implication dans des œuvres de bienfaisance,  notamment avec les Éclaireurs et le 24 h de ski de Tremblant.

« La responsabilité revient aux deux parties en quelque sorte », a déclaré Phillips au sujet de ses 14 saisons passées dans l’uniforme des Sénateurs. « J'ai vu mon nom dans les médias à plusieurs reprises, surtout au début de ma carrière, dans les rumeurs de transaction. Il y avait des moments où j'ai pensé que cela aurait pu être vraiment possible.

« Je suis très heureux d’être ici, en sachant que l’équipe croit en moi et qu’elle a manifesté le désir que je demeure ici. »

Le plus grand test de loyauté envers Phillips de la part de franchise est peut-être survenu il y a un an, alors que les Sénateurs connaissaient des difficultés et que la direction a pris la décision déchirante de se départir de plusieurs vétérans et tourner la page vers une nouvelle ère. Alors que son contrat était sur le point de se terminer, Phillips a eu l'occasion de réclamer lui-même une transaction, mais il a plutôt choisi d’entériner une nouvelle entente de trois ans et donner un coup de main à la reconstruction.

« J'avais quelques options, a-t-il dit. Mais j'ai cru qu'il valait mieux pour moi et ma famille de rester ici. »

L’entraîneur-chef des Sénateurs, Paul MacLean, affirme que ce genre de mentalité en dit long sur le caractère que Phillips apporte à la patinoire et au sein l'équipe sur une base quotidienne.

« C'est un exploit formidable de disputer 1 000 matchs, mais le faire au sein d’une seule organisation est un gage de persévérance non seulement en tant que joueur, mais aussi en tant que personnes, a déclaré MacLean. Il (Phillips) est bien respecté par la communauté et l’organisation. C'est aussi un témoignage pour les éclaireurs de l'organisation qui ont su reconnaître les bonnes personnes et de les récompenser en les retenant dans le giron pendant toutes ces années. »

Maintenant, Phillips est en voie de devenir seulement le deuxième joueur de l’histoire moderne des Sénateurs à prendre part à 1 000 matchs dans l’uniforme d’Ottawa. L’athlète qui a réussi l’exploit en premier dit qu’il ne faut pas sous-estimer tout ce que Phillips a apporté à l’équipe au fil des ans.

« Il en a fait beaucoup depuis qu'il a été repêché », a déclaré le capitaine Daniel Alfredsson, qui a atteint le plateau des 1 000 matchs en avril 2010. « Je me souviens encore de son premier camp. Il est arrivé à l’âge de 18 ans et il a vraiment bien joué. Il a poursuivi son ascension depuis et, comme tout le monde, il a connu des hauts et des bas, mais il a fait preuve de stabilité pour nous en défensive au fil des années.

« Il (Phillips) est un gars fantastique à côtoyer dans le vestiaire et il est ce genre de joueur qui semble toujours s’améliorer lorsque les matchs deviennent de plus en plus importants. »

Effectivement, Phillips a la réputation d'un athlète qui élève son jeu dans les séries éliminatoires lorsque les enjeux sont plus importants. Son plus grand moment dans l’uniforme des Sénateurs sera toujours le but qu’il a marqué en prolongation en 2003 contre les Devils du New Jersey, pour forcer la tenue d’un septième match dans la série finale de l’Association de l’Est.

Alors que les Sénateurs ont une étrange capacité à coller des victoires lorsque Phillips marque des buts, sa statistique la plus impressionnante réside dans sa persévérance à la façon de Cal Ripken, en se présentant au travail presque tous les jours. Phillips a joué tous les 82 matchs de son équipe dans quatre des six dernières saisons, et il a raté à peine trois matchs depuis le début de la campagne 2006-2007.

« J’ignore quel est le secret », a déclaré Phillips lorsqu'on l'interroge sur sa séquence d’homme de fer. « Je pense que c’est surtout la chance. Subir de nombreuses blessures est synonyme de malchance. »

Dans la plus pure tradition d’équipe, Phillips affirme qu’il n’aura pas de meilleure façon de célébrer ce jalon que de terminer la soirée avec une victoire pour briser la vilaine séquence de sept revers consécutifs des Sénateurs.

« Ce sera une soirée particulière, mais ce sera certainement beaucoup mieux si l’on parvient à obtenir une victoire, a-t-il dit. Pas seulement pour la victoire, mais aussi pour commencer à être un peu plus positif et de se sentir mieux. »

Un hommage spécial d’avant-match pour le 1 000e match de Phillips est prévu samedi, avant l’affrontement opposant les Sénateurs aux Oilers d’Edmonton (14 h, RDS2, CBC, CKOI 104,7 FM) dans le cadre de la Journée du hockey au Canada.

En bref


Comme par hasard, le 1 000e match de Phillips coïncide avec le retour de Mike Fisher pour la première fois depuis qu'il a été échangé aux Predators, il y a un an. « C'est plutôt cool qu'il soit en mesure d'être ici, a déclaré Phillips. J’ai disputé bien des matchs avec lui et ce sera une soirée particulière pour lui aussi. Il a passé plusieurs années ici et il en a fait beaucoup pour cette communauté. » Alfredsson estime que Fisher, un favori de la foule et une icône au sein de la communauté au cours de son séjour à Ottawa, mérite amplement un accueil chaleureux qu'il devrait obtenir ce soir de la part des gens à la Place Banque Scotia. « Il va avoir droit à une grande réception, je crois, pour tout ce qu'il a fait pour l'équipe, a déclaré Alfredsson. Il a toujours donné son maximum, toujours joué de son mieux dans les séries éliminatoires et il faisait sentir tout le monde à l’aise, y compris tout le monde dans la communauté. » Pour la première fois depuis le 30 décembre, quelqu'un d'autre que Craig Anderson sera le partant devant le filet des Sénateurs. « J'ai presque joué tout le match lors du dernier affrontement, donc je suis heureux de revenir devant la cage », a déclaré Alex Auld, qui a joué 55 minutes en relève à Anderson dans la défaite de 3-1 mardi face aux Blues de St. Louis. « Je n'ai pas eu que trop d'occasions cette année, donc j’ai très hâte de reprendre le collier. » L'attaquant Bobby Butler et le défenseur Brian Lee, qui a été mis à l'écart du jeu le 12 janvier en raison d’une blessure au bas du corps, reviennent dans l’alignement ce soir, alors que Zenon Konopka et Matt Carkner seront laissés de côté.



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