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Nouvelles des Sénateurs

Le défi de Juneau au Nunavik

par Rob Brodie / Ottawa Senators
Pour bâtir une maison, il faut commencer par une fondation solide.


Qui sait, au cours des prochaines années, on pourra dire que quelques éléments importants du programme de hockey mineur des Nordiks du Nunavik seront issus de l’édition 2008 de la Coupe Capitale Bell.

C’est une aventure pour le moins remarquable pour la jeune formation atome majeur B du Grand Nord québécois et pour Joé Juneau, un ancien attaquant des Sénateurs d’Ottawa, qui est à la tête d’un projet qui est cher aux jeunes de cette région qui sont confrontés à une dure réalité.

Tout est relativement nouveau pour cette équipe, qui a effectué un périple de 18 heures depuis Kuujjuaq, pour se rendre à Ottawa pour le tournoi de la Coupe Capitale Bell. Les jeunes joueurs ont pu découvrir les joies de l’immense patinoire de la Place Banque Scotia. Pour la majorité d’entre eux, c’était la première fois qu’ils chaussaient les patins pour un match de hockey organisé.

« Ce premier match avait une signification très particulière pour eux car ce fut leur tout premier match, pour la plupart de ces jeunes », a déclaré Juneau, qui a joué pendant 13 saisons dans la Ligue nationale de hockey, incluant un séjour avec les Sénateurs en 1999-2000. « Donc le résultat final, qui était de 10-0, ne fut pas surprenant.

« Mais je pense qu’il était important pour eux de disputer au moins un match (à la Place Banque Scotia). Même s’ils ne jouaient pas dans la bonne catégorie (âge), ces jeunes disposaient d’une occasion de pouvoir jouer une partie ici. Je crois que cela en valait la chandelle. »

Les Nordiks ont perdu leurs trois matchs à la Coupe Capitale Bell, par un total combiné de 29-2. Évidemment, il y a beaucoup de travail à faire, mais Juneau s’est engagé dans ce projet à long terme. Cette passion est née au printemps de 2005, alors que lui et sa conjointe, Elsa, ont effectué un périple au Nunavik – une région du Grand Nord québécois, au nord du 55e parallèle.

« Je suis tombé sous le charme de cette région, a déclaré Juneau. J’ai rencontré des gens qui m’ont fait découvrir ce territoire et je me suis attaché à la culture.

« J’avais du temps à consacrer et je m’ennuyais du hockey. Je ne m’ennuyais pas nécessairement de la LNH, mais le sport me manquait. J’ai cru que cela serait une excellente occasion pour faire quelque chose pour ces jeunes enfants. »

Le défi est de taille, mais Juneau s’est engagé à fond dans cette initiative. En septembre, lui, Elsa et leurs deux jeunes filles ont quitté Québec pour s’installer à Kuujjuaq, un village de 2 200 âmes. Maintenant, il peut se consacrer entièrement dans les programmes communautaires et de loisir pour l’administration régionale Kativik.

« Pour être honnête, c’est un très gros défi, de dire Juneau. C’est un projet qui nécessite plusieurs années d’efforts. Mais j’ai seulement 40 ans et j’ai beaucoup de temps devant moi. Je ne vis pas à 100 milles à l’heure, donc je peux prendre mon temps. Jusqu’à présent, en moins de deux ans, les résultats sont impressionnants. »

Les tournois, comme celui de la Coupe Capitale Bell, sont des éléments importants pour le développement de ce genre de programme, qui rejoint environ 800 jeunes dans les 14 communautés du Nunavik (huit d’entre-elles sont représentées au sein de l’équipe des Nordiks ici).

« Ce genre d’initiative procure des buts et des objectifs à atteindre pour ces jeunes, d’exprimer Juneau. Chaque année, environ 15 enfants pourront participer à un tournoi au sein d’une équipe atome. Plus tard, ce sera peut-être celui-ci. Ce sont des choses qui restent à déterminer.

« Il y aussi le tournoi peewee de Québec, duquel 15 jeunes y participeront. Idem pour le bantam. Il y aura environ 50 jeunes qui participeront à un tournoi d’envergure pour représenter le Nunavik. »

Le plus important, selon Juneau, c’est que le programme parvient à améliorer la qualité de vie des enfants dans une région où la criminalité, l’abus de stupéfiants et le décrochage scolaire y sont monnaie courante.

« Le principal objectif du programme de hockey est de prévenir la criminalité, le décrochage et de promouvoir la saine alimentation, d’expliquer Juneau. Le hockey, c’est bien plus qu’une structure normale de hockey mineur ou une école de hockey. Le hockey, c’est un outil pour aider les enfants à l’école et pour enseigner les bonnes choses de la vie. »


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